Jean Zin
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Jean Zin, né le 22 septembre 1953 est un activiste altermondialiste français, militant de l’écologie politique et philosophe marxien.
Sommaire |
[modifier] Biographie
En 1991 un groupe de psychanalystes dissidents le sollicite, il participe à la création de ce groupe avant de l'abandonner pour se consacrer à la rédaction du Prêt-à-penser.
Devant ce qu'il considère comme l'urgence de la situation sociale et des problèmes de santé ; il démissionne de la direction d'une petite entreprise d'informatique industrielle pour se consacrer à l'action politique. Il s’inscrit aux Verts.
Il organise des réunions de critique psychanalytique juste avant les grèves de décembre 1995, sans réussir à constituer un groupe de psychanalystes. Il anime ensuite des cafés philosophiques à Figeac d'octobre 1996 à avril 1997, puis se présente aux élections législatives avec les Verts.
En 1997 il ouvre son site internet sur l’écologie révolutionnaire.
De juin 1997 à février 1998 il lance un journal local (La Feuille Verte) avant de se concentrer sur le mouvement des chômeurs (APEIS, Jussieu, Revenu d'existence). Il a notamment participé, à la Sorbonne, à « l’université critique » issue de « l'assemblée libre des chômeurs et fainéants de Jussieu ». Le 16 mai 1998, il y a eu quelques interventions musclées et des déclarations perturbatrices contre M. Bourgeois. Un intervenant a été expulsé de l'université[1]. Il poursuit aussi sa critique du travail ainsi que de la prohibition des drogues[2].
En 1999 il s’occupe chez les Verts de la politique des revenus. En 2000, il participe à la création d'une revue écologiste EcoRev' qu’il quitte en 2006.
En 2001, il rejoint le groupe de recherche inter-disciplinaire (GRIT-transversal) dirigé par Jacques Robin et Joël de Rosnay.
En 2005 il prend parti pour le « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen redoutant que « la concurrence libre et non faussée » devienne un obstacle à la nécessaire relocalisation de l’économie[réf. nécessaire]. C’est également à cette période qu'il ouvre un blog, durant toute l’année 2006, il y analyse l’actualité sociale politique et scientifique.
Janvier 2006, parution de son premier livre : L’Écologie politique à l’ère de l’information : il y précise les conditions d’une alternative politique et fait des propositions pour changer d’institutions et changer d’ère.
Le 3 juin 2006 il participe au séminaire de « Multitudes » sur le revenu garanti.
Il est à l'origine de la création de trois wiki. Un sur les coopératives municipales destiné à la construction de coopératives municipales. Les deux autres en complément sur les monnaies locales et le revenu garanti.
[modifier] Philosophie
Jean Zin se réclame marxo-hégéliens avec un accent inédit sur l'écologisation de ce marxo-hégélianisme.
Selon Jean Zin, avec la prolifération des techniques informationnelles (informatique, internet, ntic, etc.) on assiste depuis quelques décennies à une réorganisation de la production avec l’émergence du travail autonome qui s’inscrit dans des logiques coopératives et où la force de travail du travailleur est remplacée par sa capacité d’autonomie, de création, de résolution de problèmes. C’est ce qu’il appelle l’entrée dans l’ère de l’information qui correspond à l’avènement d’un nouveau mode de production (post moderne).
Jean Zin propose un nouveau système productif relocalisé (répondant aux menaces écologiques) fait de nouvelles institutions : les monnaies locales, la coopérative municipale et le revenu garanti.
À un travail qui devient discontinu il veut assurer une continuité de revenu, dans une activité de production où le travailleur est de plus en plus isolé il veut créer des nouvelles solidarités et une institution où trouver aide et assistance (coopératives municipales). Dans une optique de refondation sociale et de réduction de l’effet de serre où il convient de créer des circuits de productions les plus courts possibles, il propose de dynamiser les échanges locaux par l’utilisation de monnaies locales (à l’image de ce qui se fait dans les SEL) ainsi que de refonder la démocratie par le bas via le municipalisme libertaire (démocratie cognitive délibérative qui s’oppose à la démocratie majoritaire et représentative, à l’image de ce qui se passe du côté de Spezzano en Italie du sud).
Jean Zin soutient que brider le système productif en réduisant le temps de travail et la consommation ne sera pas suffisant. Il faut, pour lui, réorienter l'économie vers l'immatériel (économie de la gratuité et de l'information), construire une véritable alternative locale et prendre acte de notre entrée dans ce nouveau mode de production qu'est l'ère de l'information et que certains appellent la noosphère.
Selon Jean Zin, la façon de répondre à un productivisme insoutenable est de construire une production alternative tirant partie de la révolution informationnelle pour réorienter l'économie sur le développement humain, les services et les consommations immatérielles en passant d'une logique concurrentielle à une logique coopérative et d'une productivité à court terme à l'investissement dans l'avenir, c'est-à-dire en développant l'autonomie de chacun, en particulier l'autonomie financière par une garantie de revenu.
[modifier] Publications
- La complexité et son idéologie, article qui présente la complexité et l'idéologie qui a pu apparaître chez des auteurs non apparentés comme Hayek.
- L'Écologie politique à l'ère de l'information, éditions Ere, 2006.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Lien externe
[modifier] Notes et références
- ↑ La revue TIQQUN en a rendu compte
- ↑ Intervention à une réunion internationale le 29/05/99, Pourquoi les drogues ?

