Jean Ybarnégaray

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Jean Ybarnégaray
Jean Ybarnégaray 1932.jpg
Jean Ybarnégaray en 1932

Parlementaire français
Date de naissance 16 octobre 1883
Date de décès 25 avril 1956
Mandat Député 1914-1942
Début du mandat 1914
Circonscription Basses-Pyrénées
Groupe parlementaire ERD (1914-1924)
URD (1924-1932)
FR (1932-1936)
IR (1936-1938)
PSF (1938-1942)
IIIème République

Michel Albert Jean Joseph Ybarnégaray, né le 16 octobre 1883 à Uhart-Cize (Basses-Pyrénées) et mort le 25 avril 1956 à Paris, est un homme politique français.

[modifier] Biographie

Avocat de profession, ll est le président-fondateur de la Fédération française et internationale de pelote basque en 1929.

Mobilisé en août 1914, il est blessé au Chemin des Dames, combat à Verdun, et finit la guerre comme capitaine d’état-major et chevalier de la Légion d'honneur.

Maire d’Uhart-Cize, il est député de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) d’avril 1914 à mai 1942. Il s’affilie successivement aux groupes parlementaires Entente républicaine démocratique, Union républicaine démocratique, Fédération républicaine, et Indépendants républicains. Proche des Jeunesses patriotes (JP), il est ensuite un des cadres du PSF (Parti social français) du colonel de La Rocque.

Il est nommé ministre d’État (10 mai au 16 juin 1940) du gouvernement Paul Reynaud. Il continue sa carrière après l’armistice et devient ministre des Anciens combattants et de la Famille française (17 juin au 11 juillet 1940) dans le gouvernement du maréchal Pétain, le dernier de la Troisième République. Le 10 juillet, il avait voté en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal. Du 12 juillet au 6 septembre, dans la première équipe de l'« État français », il reste ministre (de la Jeunesse et de la Famille) avant que Pétain ne se débarrasse de l'ancien parlementaire qu'il est de la Troisième République.

Ayant aidé des gens à passer les Pyrénées en 1943, il est arrêté et déporté à Plansee (Tyrol)[1].

Malgré cela, sa qualité de membre d'un gouvernement du régime de Vichy lui vaut à la Libération d'être déféré devant la Haute Cour de justice. Le 18 mars 1946, Jean Ybarnégaray est mis en état d'indignité nationale et condamné à la dégradation nationale. Toutefois sa peine est suspendue pour « fait de résistance ».

[modifier] Notes et références

  1. Robert O. Paxton, La France de Vichy, Paris, Éditions du Seuil, p. 212n.

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