Jean Ville

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Jean Ville, aussi connu sous les noms Jean-André Ville et André Ville, né le 24 juin 1910 à Marseille, mort le 22 janvier 1989 à Blois (Loir-et-Cher)[1] est un mathématicien français, élève de Maurice René Fréchet. Il est connu pour avoir démontré en 1938 une extension du théorème du minimax de von Neumann[2], ainsi que pour ses contributions dans le domaine des statistiques et de l'économie[3]. Il est un des pionniers de la théorie des martingales[4] et a procédé à des critiques rigoureuses et pertinentes de la notion de suite aléatoire[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean André Ville est le fils de Jean Baptiste Ville (1871-1927) et de Marie Vernet (1876-1955). Son premier prénom est celui de son parrain et oncle, Jean Ville, le second, celui de son grand-père, André Vernet. André est le prénom d'usage dans la famille, mais dans sa vie professionnelle, il utilisera Jean. Bernard d'Orgeval, un camarade de promotion, écrit dans l'annuaire des anciens élèves de l’ENS 1992 « très discret sur sa vie privée, discrétion marquée par l’emploi du prénom Jean dans sa carrière scientifique et administrative, alors qu’en famille il était André. »[5]

Il est un ancien élève du lycée Thiers de Marseille et de l'École normale supérieure (Promo 1929) dont il est le cacique[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Schafer Glenn, « The education of Jean André Ville », Electronic Journal for History of Probability and Statistics, vol. 5, no 1,‎ juin 2009, p. 1-50 (lire en ligne), page 5.
  2. « Sur la théorie générale des jeux où intervient l'habileté des joueurs » dans Émile Borel et ses collaborateurs, Traité du calcul des probabilités et de ses applications, 2 (1938), p. 105-113. La parenté avec le théorème de von Neumann est par exemple soulignée par (en) Maurice Sion, « On general minimax theorems », Pacific Journal of Mathematics, vol. 8, no 1,‎ printemps 1958, p. 171-176 (lire en ligne)
  3. François Gardes et Pierre Garrouste, La contribution de Jean Ville au débat sur l’intégrabilité
  4. a et b Jean-Paul Delahaye, Information, complexité et hasard, Hermes, 1999
  5. cité dans Jean André Ville (1910-1989) mathématicien. Le savant de Mosset http://www.histoiredemosset.fr/mossetpdf/n61_ville_mai_2008.pdf
  6. (en) Schafer Glenn, « The education of Jean André Ville », Electronic Journal for History of Probability and Statistics, vol. 5, no 1,‎ juin 2009, p. 1-50 (lire en ligne), page 2.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]