Jean Tousseul

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Jean Tousseul, de son vrai nom Olivier Degée, est un écrivain belge d'expression française né à Landenne le 7 décembre 1890 et mort à Seilles le 9 février 1944.

Il a été choisi comme un des Cents Wallons du siècle, par l'Institut Jules Destrée, en 1995.

L'Athénée Royal d'Andenne porte son nom.

Il est inhumé à Landenne.

On a souvent classé Jean Tousseul dans la catégorie des écrivains "régionalistes", à l'instar d'un Hubert Krains, d'un Hubert Stiernet, d'un Edmond Glesener ou d'un Arsène Soreil (Les conteurs de Wallonie, deux tomes, Bruxelles : Éditions Labor, 1985 et 1989. Coll. Espace/Nord). Et c'est vrai que le romancier a su dépeindre la région mosane, ses paysages, ses atmosphères, sa lumière et son petit peuple avec un talent et une tendresse tout particuliers. ... Il se tient à l’écart de l’agitation littéraire, ne fréquente pas les salons et les cénacles et refuse toute collaboration aux autorités issues de la victoire allemande de 1940. Son œuvre est traduite en de multiples langues,il obtient la plus haute récompense littéraire de l’époque en Belgique, le Prix Triennal de Littérature décerné par l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises. Néanmoins, lui qui avait entretenu avec son maître et confrère Hubert Krains, originaire des Waleffes, en Hesbaye, que nous reconnaissons pour un de nos meilleurs romanciers régionalistes, des liens étroits, ou encore également une proximité avec Georges Eekhoud, n’obtient pas à l’Académie le fauteuil de son aîné, qui est attribué à Charles Plisnier. Sommé de patienter, le caractère ombrageux et libre de Tousseul l’amène à retirer toute candidature ultérieure. Nommé conservateur-adjoint du Musée de Mariemont en 1941, la guerre l’affecte cependant en profondeur. Il revient mourir de tuberculose à Seilles, dans la maison du moulin. Il a souhaité être enterré dans le petit cimetière de Landenne, où reposent aussi ses grands-parents. Extrait de réflexions d'Éric Brogniet, une conférence sur l'identité.

Son œuvre majeure[modifier | modifier le code]

La saga de Jean Clarembaux en 5 volumes.

  • Le Village gris
  • Le Retour
  • L'Éclaircie
  • La Rafale
  • Le Testament

Si de nombreux éléments autobiographiques et un décor natal familier soutiennent le récit, l’écrivain fait néanmoins œuvre originale en transposant ces éléments, en les élevant à l’universel. Réflexions d'Éric Brogniet.

Wallonie mosane[modifier | modifier le code]

  • Humbles visages
  • Almanach
  • Tablettes
  • Feuillets rustiques
  • Vieilles images
  • Méditations sur la Guerre
  • Images et Souvenirs
  • Silhouettes et Croquis

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Au bord de l’eau
  • La Mouette
  • Les oiseaux de passage
  • Le masque de tulle (Prix du roman, 1936)
  • La Croix sur la Bure
  • La Roche de la Mère Dieu
  • Lutins
  • La fée Claudine ou les délices de Mariemont, Librairie Debray, 1962

Liens externes[modifier | modifier le code]