Jean Psichari

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Gravure sur bois de Jean Psychari dans le magazine Ποικίλη Στοά (Galerie variée) en 1888

Jean Psichari (en grec : Γιάννης Ψυχάρης, Yánnis Psycháris, parfois (Ιωάννης Ψυχάρης, Ioánnis Psycháris) (Odessa 1854 - Paris 1929), est un écrivain, érudit et universitaire franco-grec, ardent défenseur de la langue démotique grecque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille était originaire de Chios. Il naquit à Odessa, alors en Russie. Après un court séjour à Constantinople durant son enfance, il s'installa définitivement en France à l'âge de quatorze ans. Il figure notamment parmi les meilleurs élèves du lycée Thiers de Marseille[1] avant de poursuivre ses études à l'École des langues orientales.

En 1882, il épousa la fille d'Ernest Renan, Noémi (1862-1943), qui lui donna plusieurs enfants, dont Ernest Psichari, Henriette Psichari (future Mme Gabriel Revault d'Allonnes), Michel Psichari (1887-1917) et Corrie Psichari (future Mme Robert Siohan). Après leur séparation, Noémi Psichari les éleva avec sa mère Cornelia Scheffer-Renan dans la demeure familiale de sa grand-tante Mme Cornélie Scheffer-Marjolin : l'actuel Hôtel Scheffer-Renan, rue Chaptal, qui est aujourd'hui le Musée de la Vie romantique au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, à Paris. Le ménage Psichari divorça en 1913, et Noémi Renan choisit désormais de se faire appeler « Mme Renan ».

Leur fils Michel Psichari, qui mourut le 19 janvier 1917 dans les combats du Mont Cornillet, avait épousé, très jeune, au printemps 1908, Suzanne, la fille d'Anatole France. Elle-même mourut en 1918, en laissant un fils orphelin.

Jean Psichari fut longtemps directeur d'études à l'École pratique des hautes études à partir de 1885, puis professeur à l'École des langues orientales de 1903 à 1928, succédant à Émile Legrand.

En 1886, il avait effectué un voyage en Grèce qui lui avait inspiré Mon Voyage, plaidoyer en faveur de la langue démotique. Il devint alors le maître à penser des démoticistes dans la question linguistique grecque.

Il est enterré à Chios.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Psychari Jean, Mon voyage [« Το ταξίδι μου »], Athènes, S. K. Vlastos,‎ 1888

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Grecs de Marseille dans la deuxième moitié du XIXe siècle : une perspective nationale et transnationale