Famille d'Albenas

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Armoiries des d'Albenas

La famille d’Albenas est originaire de Nîmes. Elle a été en possession de la seigneurie de Gajan, diocèse d’Uzès, à partir de 1524. La branche aînée s’est perpétuée jusqu’au XIXe siècle alors que l'une des branches cadettes s’est éteinte en 1640. Cette famille est subsistante au XXIe siècle.

Raymond d’Albenas[modifier | modifier le code]

Capitaine aux chevau-légers de Gascogne en 1349[1], servait le roi dans la guerre de Gascogne sous les ordres de Bernard de Penne[2] lorsque le gouverneur du Languedoc, Guillaume de Flavacourt, convoqua la noblesse de la sénéchaussée, avec ordre de se trouver à Toulouse pour le 1er janvier 1350. L’archevêque lui délivra une lettre de répit le 4 décembre 1349 qui fut ensuite validée sur ordonnance du roi le 18 janvier 1350, puis enregistrée par le Parlement le 3 avril[3]. D’Albenas y est qualifié de « noble & professeur-ès-lois », une qualité, selon La Chenaye-Aubert, « que prenait la noblesse qui composait les parlements, & qui jugeait les peuples. »

Dès la fin de la trève entre la France et l’Angleterre, le chevalier d’Albenas prit part au combat de Gascogne de l’an 1351 sous le commandement de Guy de Nesle[3], lequel fut fait prisonnier et les troupes françaises laminées peu de temps avant le siège de Saint-Jean-d’Angély[4].

Jean Poldo d’Albenas[modifier | modifier le code]

Né à Nîmes en 1512, décédé en 1563, était avocat au parlement de Toulouse, puis devint conseiller du roi au siège présidial de Nîmes et Beaucaire. Député de la noblesse de la sénéchaussée de Beaucaire aux États d’Orléans (1560), il contribua beaucoup à l’introduction du protestantisme à Nîmes. On a de lui une traduction française des Pronostics de Julien, archevêque de Tolède, celle de futuræ vitæ contemplatione, libri tres, suivie d’une autre, l’Histoire des Taborites (hérétiques de Bohême), écrite par Æneas Sylvius avant qu’il ne devienne pape sous le nom de Pie II[5]. On lui doit surtout son Discours historial de l’antique & illustre cité de Nismes (1557), reconnu par nos contemporains comme un ouvrage de référence[6] (en ligne: http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1356.asp?param= ).

Jean-Joseph d’Albenas[modifier | modifier le code]

Publiciste[7], né à Sommières le 19 mars 1761, décédé à Paris le 22 septembre 1824, prit part à la guerre d’indépendance des États-Unis sous les ordres de La Fayette, puis, à son retour en France devint conseiller de la préfecture du Gard (1803). Il est l’auteur de  : Essai historique et poétique de la gloire et des travaux de Napoléon Ier, depuis le 18 brumaire an VIII jusqu’à la paix de Tilsitt (1808) , Dénonciation… formelle des maisons de jeu (1814).

Louis-Eugène d’Albenas[modifier | modifier le code]

Né à Sommières en 1787, composa après le licenciement de l’armée de la Loire, les Éphémérides militaires de 1792 à 1815 (12, vol.1818-1820).

Armoiries de la famille d'Albenas[modifier | modifier le code]

de gueules au demi-vol d'agent accompagné de 3 étoiles d'or.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Dezobry, Théodore Bachelet, « Albenas », Dictionnaire général de biographie et d’histoire…, Dézobry, E. Magdeleine et Ciepartie,‎ 1857, 1e éd., p. 37-38.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierres, « Famille d’Albenas », L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, vol. 95, Paris, Benj. Duprat, Libraire de l’Institut (no 1780),‎ 15 décembre 1932, p. 914.
  2. Claude Devic, Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, vol. 7e, Toulouse, J.-B. Paya,‎ 1844, p. 174.
  3. a et b François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, « Albenas (d’) », Dictionnaire de la noblesse…, vol. 1er, chez la Vve Duchesne,‎ 1770, p. 100-103
  4. Gabriel Daniel, Histoire de France…, vol. 5e, chez les libraires associés,‎ 1755, p. 430
  5. icône Commons Louis-Gabriel Michaud, « Albenas (Jean Poldo d’) », Biographie universelle ancienne et moderne, vol. 1re, Michaud frères,‎ 1811, 1e éd. (lire en ligne), p. 393-394.
  6. Frédérique Lemerle, « Jean Poldo d’Albenas (1512- 1563), un antiquaire « studieux d’architecture » », Bulletin monumental, vol. 160,‎ 2002, p. 163-172 (lire en ligne).
  7. Pierre Larousse, « Albenas (Jean-Joseph) », Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. 1re,‎ 1866, p. 174.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]