Jean Peyrelevade

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Jean Peyrelevade

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Jean Peyrelevade au meeting de François Bayrou du 18 avril 2007 au Palais omnisports de Paris-Bercy.

Naissance (74 ans)
Marseille
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
Profession Banquier-conseil
Activité principale Gérant d'entreprise
Autres activités
Formation

Jean Peyrelevade, né le à Marseille, est un haut fonctionnaire, et dirigeant d'entreprise français.

Etudes[modifier | modifier le code]

Jean Peyrelevade est diplômé de l’École Polytechnique, de l’Institut d'études politiques (IEP) et ingénieur en chef de l'aviation civile[1].

Convictions et carrière politique[modifier | modifier le code]

Jean Peyrelevade s'est toujours présenté comme un homme de centre-gauche.

Nommé en 1981 directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy et conseiller économique du Premier ministre, il gère les nationalisations, tout en professant son scepticisme sur leur intérêt. Il participe activement au « tournant de la rigueur » de 1982-1983.

Longtemps professeur d’économie à l’École polytechnique (de 1986 à 1994)[2], il a écrit des ouvrages sur l’évolution du capitalisme contemporain, dont Le capitalisme total publié via le think tank La République des idées en 2005[3]. Dénonçant dans cet ouvrage une forme exacerbée du capitalisme, il propose d'interdire les stock-options comme part de la rémunération des dirigeants pour éviter les conflits d'intérêts et d'offrir des dividendes plus avantageux aux actionnaires anciens afin de limiter les aller-retour spéculatifs[4].

Jean Peyrelevade soutient François Bayrou lors de l'élection présidentielle française de 2007, et rejoint son équipe de campagne, en particulier pour s'occuper du programme économique[5]. En 2008, aux élections municipales, il mène la liste du MoDem dans le XVIe arrondissement de Paris[6], qui recueille 8,64 % des voix au premier tour, se plaçant en quatrième position derrière les listes de Claude Goasguen (UMP), 51,71 %, Jean-Yves Mano (PS), 17,08 % et David Alphand (Divers droite), 13,22 %[7]. Seul élu sur sa liste, il est conseiller d'arrondissement. Le , il est nommé vice-président du MoDem aux questions économiques[8]. Il démissionne du conseil du XVIe arrondissement le et de toutes fonctions au sein du MoDem à la même époque. Il n'a plus aujourd'hui aucune attache partisane mais participe aux travaux du think tank « Inventer à Gauche », présidé par Michel Destot, député-maire PS de Grenoble.

Dans une tribune au journal Le Figaro[9], il préconise une séparation entre banque de dépôt et banque d'investissement afin de réguler le système financier afin d'éviter une nouvelle crise financière. Selon lui, la banque est un vrai service public, qui doit être géré comme tel.

Le , il déclare soutenir la candidature de François Hollande à la primaire présidentielle socialiste de 2011[réf. nécessaire]. Lors des universités d'été du MoDem le et lors d'interviews radiodiffusées, Jean Peyrelevade déclare qu'il votera pour Manuel Valls au premier tour et – probablement – pour François Hollande au second tour[10] des primaires socialistes. Jean Peyrelevade reconnaît en effet à Manuel Valls la qualité d'être politiquement incorrect lorsque ce dernier parle des « 35 heures » comme d’une erreur majeure sur laquelle il faut revenir[11]. Le , il déclare « le discours de Bayrou est plus cohérent, plus clair[12][réf. insuffisante]. » Il est membre du comité stratégique de campagne de François Bayrou et affirme à ce titre qu'il faut une période de modération salariale pour relancer la compétitivité française[13].

Carrière en entreprise[modifier | modifier le code]

Jean Peyrelevade a commencé sa carrière en 1963 au ministère des Transports, secrétariat général à l'aviation civile, où il a travaillé pendant dix ans sur les grands programmes de construction aéronautique civile. Il a notamment participé au premier groupe de travail qui a défini le cahier des charges du premier Airbus. Quittant la fonction publique, il entre au début des années 1970 au Crédit lyonnais où il travaille sur le financement des échanges internationaux (négoce et biens d'équipement). À ce titre, il crée le service des Financements aéronautiques, qui finance toutes les exportations d'Airbus, sans exception, entre 1974 et 1981. Jean Peyrelevade négocie et signe lui-même à Séoul, avec Denis Viard d'Airbus Industrie, le premier contrat à l'exportation d'Airbus (six A300, achetés en leasing fiscal par Korean Airlines)[14].

Jean Peyrelevade est nommé puis confirmé à la tête de grandes entreprises contrôlées par l'État  : président de Suez de 1983 à 1986, de la Banque Stern de 1986 à 1988, de l'UAP de 1988 à 1993, et du Crédit lyonnais de 1993 à 2003.

Il avait par ailleurs, en 1985, été chargé de négocier les accords d'implantation d'Eurodisney au nom des autorités françaises.

À partir de 2004, il rejoint le secteur privé et coopère avec la banque d'affaires européenne Leonardo & Co. Il est aussi administrateur de plusieurs sociétés françaises ou européennes de premier plan : Bouygues[15], BG Bonnard & Gardel Holding SA[16], Saur. Il est aussi membre du conseil de surveillance de KLM[15].

Il est membre du club Le Siècle.

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 19 janvier 2006, Jean Peyrelevade signe un « plaidé coupable » avec la justice américaine dans le cadre de l'affaire Executive Life. Il accepte une peine de 500 000 dollars d'amende, cinq ans de mise à l'épreuve et trois ans d'interdiction d'entrée sur le territoire américain pour, selon la justice américaine, avoir fourni à la FED de fausses déclarations et avoir menti dans cette affaire. Cependant, il bénéficie d'une procédure rare (Alford plea (en)) qui lui permet, tout en acceptant la condamnation, de se déclarer innocent des charges qui pèsent contre lui[17],[18].

Formation[modifier | modifier le code]

Ouvrages principaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie Jean Peyrelevade, Archives Nationales
  2. [1]
  3. Sabine Delanglade et Eric Conan, Le capitalisme est-il menacé?, L'Express, 20 octobre 2005
  4. Edouard Pflimlin, Les mutations du capitalisme depuis la fin des années soixante-dix expliquent-t-elles les dérives actuelles ?, Le Monde, 13 septembre 2007
  5. Claire Guélaud, A chacun sa rigueur : le débat Cahuzac (PS)-Peyrelevade (MoDem), Le Monde, 23 mars 2012
  6. Jean Peyrelevade, la surprise du MoDem, Le Parisien, 25 février 2008
  7. « Résultats des élections municipales du 9 mars », sur Le Figaro,‎ 9 mars 2008
  8. François Bayrou complète l'équipe de la présidence du Mouvement démocrate : nomination de six vice-présidents, Mouvement démocrate, 13 juin 2008 (voir archive)
  9. Le Figaro, 14 novembre 2009
  10. « Jean Peyrelevade votera Valls à la primaire socialiste », sur Le Parisien,‎ 17 septembre 2011
  11. « La réforme des 35 heures », le blog de Jean Peyrelevade hébergé sur le site du quotidien Le Monde,‎ 15 juin 2011 (voir archive)
  12. « J'ai changé d'avis », Nous Bayrou,‎ 5 janvier 2012
  13. Jean Peyrelevade : "Il faut une période de modération salariale", Le Point, 17 janvier 2012
  14. Extrait du "Korea Airlines Lease Agreement" document
  15. a et b Fiche Jean Peyrelevade - Site du groupe Bouygues (voir archive)
  16. Conseil d'administration - BG Bonnard & Gardel Holding SA
  17. http://www.lemonde.fr/economie/article/2006/01/20/executive-life-jean-peyrelevade-a-plaide-coupable_732685_3234.html
  18. Jean Peyrelevade a plaidé coupable - Le Nouvel Observateur, 20 janvier 2006

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]