Jean Paléologue

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Jean Paléologue (?-1274) est un général byzantin, frère de l'Empereur Michel VIII Paléologue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa première apparition en tant que général intervient en 1258, date à laquelle Michel VIII vient prendre le titre de régent de Jean IV Lascaris au détriment de Georges Muzalon. Jean devenant à la suite de cette prise de pouvoir sébastocrator. En 1258, les territoires européens de l'empire de Nicée sont menacés par une coalition composée du despote d'Épire Michel II Doukas, du prince d'Achaïe Guillaume II de Villehardouin et du roi de Sicile Manfred Ier.

Jean part alors en direction de Thessalonique pour se préparer à stopper toute attaque menée par cette coalition. Il tente sans succès d'envoyer une ambassade chez chacun de ses adversaires en espérant les faire renoncer à leur projet[1]. Jean Paléologue dirige alors une armée qui vainc l'armée du despote d'Epire près de Vodéna (Maintenant Édessa en Grèce) ce qui lui permet de s'emparer d'Ochrida et de Berat[2].

Les trois alliés se rassemblent alors mais sont vaincus à la fin du mois de juillet 1259 lors de la bataille de Pélagonia. L'armée byzantine étant de nouveau dirigée par Jean Paléologue. Celui-ci profite de sa victoire pour s'enfoncer plus profondément en Thessalie[3] tandis que son général Alexis Strategopoulos prend possession d'Arta, la capitale du despotat d'Épire. Cependant, dès 1260, Michel II Doukas réussit à annuler la plupart de ses pertes consécutives à la défaite de Pélagonia. Face au retour du danger épirote, Jean Paléologue est envoyé à Thessalonique, défendre les territoires de l'empire de Nicée[4].

En 1264, Jean dirige une armée en Grèce du nord contre les Epirotes. Bien que ses troupes soient principalement des mercenaires, Jean contraint Michel II à traiter avec les Byzantins. Ces derniers récupèrent la souveraineté de Ioannina[5] et Michel II reconnaît la souveraineté de l'empereur Michel VIII[6]. En outre, Nicéphore, le fils de Michel II doit se marier avec Anne Paléologue, une nièce de Michel VIII[7].

Après ses succès en Grèce, Jean est envoyé en Asie Mineure pour s'opposer à la pénétration turque en Carie vers 1264. Possédant des territoires dans la région, il réussit à consolider les défenses byzantines dans la vallée du Méandre aux alentours de la ville de Tralles. En particulier, il fait en sorte que les soldats reçoivent régulièrement leur solde[8]. Face à cette résistance, les Turcs signent un accord avec les Byzantins qui met en place une paix précaire. Cette dernière s'écroulant après le départ de Jean. Celui-ci mène sa dernière campagne en Grèce. Avec son armée, il doit rétablir l'autorité de l'empire byzantin sur la Grèce méridionale, l'Epire et sur les îles de la mer Égée. Cependant, il est lourdement battu par Jean Ier Doukas, chef de la Thessalie, soutenu par les Francs d'Athènes à Néopatras[9]. Affaibli par la défaite, il se retire de l'armée en 1274 avant de mourir quelques mois plus tard[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Donald M. Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance, éditions Texto, p.52
  2. Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, éditions Albin Michel, p.319
  3. Donald M. Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance, éditions Texto, p.53
  4. Donald M. Nicol, Despotate of Epiros, I, p.186-190
  5. Donald M. Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance, éditions Texto, p.67
  6. Ostrogorsky,Histoire de l'Etat byzantin, éditions Payot, p.577
  7. Donald M. Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance, éditions Texto, p.67
  8. a et b Donald M. Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance, éditions Texto, p.106
  9. John J. Norwich, Byzantium: The Decline and Fall, (New York: Alfred A. Knopf, 1996) p. 238

Sources[modifier | modifier le code]

  • Donald M. Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance (1261-1453), éditions Texto, trad. Hugues Defrance (2008), (ISBN 9782847345278)
  • Georgije Ostrogorsky, Histoire de l'État byzantin, éditions Payot, 1996, (ISBN 9782228902069)
  • Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, éditions Albin Michel, (ISBN 2226171029)