Jean-Louis-Ébénézer Reynier

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Officier général francais 3 etoiles.svg Jean-Louis-Ébénézer Reynier
Le général Reynier.
Le général Reynier.

Naissance 14 janvier 1771
Lausanne (Drapeau de la Suisse Suisse)
Décès 27 février 1814 (à 44 ans)
Paris
Origine Drapeau de la Suisse Suisse
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Hommages son nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 24e colonne
Il est inhumé au Panthéon de Paris

Jean-Louis-Ébénézer Reynier, né le 14 janvier 1771 à Lausanne et mort le 27 février 1814 à Paris, est un général français de la Révolution et du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait du comte de Reynier par Yan' Dargent.

Les guerres de la Révolution et la campagne d'Égypte[modifier | modifier le code]

Il se destinait au génie civil, lorsque la Révolution française lui ouvrit la carrière des armes. Adjoint à l'état-major en 1792, adjudant-général en 1793 ; général de brigade dans la campagne de Hollande. Chef d'état-major à l'armée du Rhin, sous Moreau, Reynier partit pour l'Égypte où il resta jusqu'à la fin. Toutefois, on trouve à la page 328 du manuscrit de Joseph Laporte « Mon voyage en Égypte et en Syrie » (collection Sources, Fondation Martin Bodmer) : « … Le général Menou devenu général en chef de l'armée d'Egypte après l'assassinat de Kléber… il y eut jalousie parmi les généraux de division les plus fougueux, Reynier et Damas se prononcèrent ouvertement, de là, scission entre les chefs… et cela ne finit en apparence que lorsque le général Menou eût fait embarquer les généraux Reynier, Damas et autres. ». Retourné en France, il fut en disgrâce sous le gouvernement consulaire.

Général de l'Empire[modifier | modifier le code]

Employé de nouveau en 1805, il commanda l'armée d'Italie qui s'empara de Naples, et gouverna cette ville jusqu'en 1809. Ministre de la Marine et de la Guerre de ce royaume, il y avait reçu la croix de Grand dignitaire de l'Ordre royal des Deux-Siciles[1]. Il reprit du service dans la Grande Armée et fit les campagnes de Wagram (1809), de Russie (1812), de Saxe (1813) et de France (1814)[2]. Il mourut à Paris le 27 février 1814, âgé de 44 ans.

Famille[modifier | modifier le code]

Le général Reynier eut une fille unique, Louise (1814-1830), née de son mariage avec Marie-Lovely (31 août 1794 - Paris10 avril 1821 - Paris Ier), fille de Barthélémy François Rolland de Chambaudoin, préfet de l'Eure.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Louis-Ébénézer Reynier.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach impérial, Testu,‎ 1811 (lire en ligne)
  2. « Le général Reynier avait plus d'habitude de la guerre que le général Menou ; mais il manquait de la première qualité d'un chef. Bon pour occuper le deuxième rang, il paraissait impropre au premier. Il était d'un caractère silencieux, aimant la solitude, ne sachant pas électriser, dominer, conduire les hommes. » {Napoléon Ier à Sainte-Hélène.)

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

« Jean-Louis-Ébénézer Reynier », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]