Jean Levaillant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Levaillant au siège de Rome (1849), par Auguste Raffet.

Jean Levaillant (né le 9 octobre 1794[1] à Chaillot (Paris), mort en 1871), général de brigade, fils du voyageur et savant naturaliste François Levaillant, frère du général Charles Levaillant, était aussi le cousin germain de Caroline Aupick, mère de Charles Baudelaire.

États de service[modifier | modifier le code]

Le général Levaillant entra de bonne heure dans la carrière militaire ; dès le 10 février 1811 il fut sergent dans le bataillon d'instruction de la garde de Fontainebleau, ceci jusqu'au 18 juin 1812. le lendemain il était sergent-major au 58e de Ligne. Ce régiment ayant été incorporé à la Grande Armée, Jean Levaillant fit la campagne de 1813, en qualité de sous-lieutenant, grade qu'il avait obtenu le 7 février. Il se distingua en plusieurs occasions et fut nommé lieutenant le 9 juillet de cette même année; les événements qui suivirent arrêtèrent quelque temps la fortune du jeune officier. Fait prisonnier à Dresde, après la violation de la capitulation, il ne rentra en France que le 7 juin 1814, obtint le grade de lieutenant adjudant-major, à la Légion départementale de l'Indre, le 27 juin 1818 et dès le 2 août suivant, reçut les épaulettes de capitaine. Il fit, en cette qualité, les campagnes d'Espagne, de 1823 à 1828.

Le 7 décembre 1833, il fut nommé chef de bataillon au 18e de Ligne, et lieutenant-colonel au 1er Régiment le 15 mars 1838.

Envoyé à l'armée d'Afrique à cette époque, il y fit, avec distinction, les campagnes de 1838, 1839, 1840 et 1841, fut nommé colonel du 36e de Ligne le 10 mars 1841. Il revint se distinguer en Afrique de 1844 à 1848 et fut promu au grade de général de brigade le 12 juin 1848. En cette même année, il fit partie de l'expédition de Rome et commanda une brigade de ce corps d'armée, à cette occasion le peintre Raffet fit son portrait ainsi que celui du pape Pie IX.

  • En 1852 il présida une commission d'officiers italiens qui rédigèrent le règlement du service interne de l'infanterie pontificale publié sous le titre Regolemento sul servizio interno per le truppe pontificice di fanteria, Rome, 1854.

Décorations[modifier | modifier le code]

Le général Levaillant a reçu les décorations suivantes :

Naturaliste[modifier | modifier le code]

Sous l’influence de son père il s’intéresse aux sciences du vivant. Il participe à l'activité de la Mission d'exploration scientifique de l'Algérie pour laquelle il récolte un grand nombre d'insectes dans l'ouest de la région d'Oran[3].

On lui doit la description du Bruant du Sahara en 1850.

Divers[modifier | modifier le code]

Il meurt en 1871 et est inhumé dans le cimetière de La Noue dans la Marne.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Les dates de naissance des enfants de François Levaillant et de Pierrette Foyot à cette période ne sont pas assurées, pour les besoins de leur carrière militaire, ils ont fourni des dates vraisemblables, mais parfois contradictoires.
  2. Le brevet de nomination, rédigé en russe et qui fut signé à Varsovie par le prince Volkonski, est traduit de la sorte
  3. cf. Barbara Mearns et Richard Mearns (1988). Biographies for Birdwatchers: The Lives of Those Commemorated in Western Palearctic Bird Names, Academic Press (Londres) : 490 p. (ISBN 0.12.487422.3[à vérifier : isbn invalide])

Sources[modifier | modifier le code]

« Jean Levaillant », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]