Jean Le Bitoux

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Jean Le Bitoux

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L’écrivain Yves Navarre et Jean Le Bitoux en avril 1981.
Nom de naissance Jean Le Bitoux
Naissance 16 août 1948
Bordeaux
Décès 21 avril 2010 (à 61 ans)
Paris
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Professeur d’éducation musicale, journaliste
Autres activités Militant de la cause LGBT

Jean Le Bitoux, né le 16 août 1948 à Bordeaux et mort le 21 avril 2010[1] à Paris[2], est un journaliste et historien de la déportation homosexuelle français.

Il est une figure du militantisme homosexuel français. Cofondateur du journal Le Gai Pied en 1979, il n’a cessé de lutter pour la reconnaissance et les droits des homosexuels en France.

Sommaire

[modifier] Biographie

24 avril 2005, Journée nationale
du souvenir de la déportation à Paris.
La police empêche Jean Le Bitoux de participer à la cérémonie.

C’est à Nice, que Jean Le Bitoux, fils d’amiral, devient professeur d’éducation musicale et fait ses premières armes de militant homosexuel.

À Paris, il devient journaliste au quotidien Libération. Il est candidat aux élections législatives de 1978.

Il crée en 1979 Le Gai Pied avec quelques amis[3]. Jean Le Bitoux est mis en minorité en 1983 pour des raisons éditoriales et économiques. Lorsqu’il démissionne avec la quasi-totalité des journalistes, le journal continue vers une orientation plus commerciale. Il disparaît en 1992, après 541 numéros.

En tant qu’intellectuel et activiste, Jean Le Bitoux s’investit également dans la lutte contre le sida, en participant à AIDES dès 1985[4],[5]. Très attaché à l’histoire et à ses oublis, il milite activement pour la reconnaissance de la déportation homosexuelle par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Directeur de recherches en 1992 du Centre d’archives et de documentations homosexuelles de Paris (CADHP), créé avec le soutien de la mairie de Paris, il est licencié pour faute de résultats[6].

Il initie et préside le Mémorial de la Déportation Homosexuelle à sa fondation et révèle le calvaire de l’Alsacien Pierre Seel, déporté pour homosexualité au camp de Schirmeck, avec qui il publie Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel en 1994. Sur le même thème, il écrit en 2002 Les oubliés de la Mémoire.

[modifier] Œuvres

  • Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel, avec Pierre Seel. Calman-Lévy, 1994. (ISBN 978-2702122778)
  • Les Oubliés de la mémoire, Hachette Littératures, 2002. (ISBN 978212356252)
  • Citoyen de seconde zone, avec Hervé Chevaux et Bruno Proth. Hachette, 2003.
  • Entretiens sur la question gay, H&O, 2005.

[modifier] Bibliographie

  • Jean Le Bitoux passeur de mémoire, 1948-2010, recueil de textes dirigé par Hussein Bourgi, Mémoire active 2010. (ISBN 9782908185474)
  • Le Gai Tapant, DVD, documentaire de 54 min, par Voto & Goa, Épicentre Films 2011. [1]

[modifier] Notes et références

  1. Jean Le Bitoux, fondateur de “Gai Pied”, est mort
  2. Jean Le Bitoux, Anne Chemin Disparitions Le Monde 28 avril 2010
  3. Le guêpier des années Gai Pied, Jean Le Bitoux, colloque public à l’Université euroméditerranéenne des Homosexualités, Marseille, 24 juillet 2002.
  4. Décès de Jean Le Bitoux, témoignage de Vincent Coquelin militant de AIDES, site internet AIDES 23 avril 2010
  5. Daniel Defert revient sur les combats du fondateur de «Gai Pied» : Jean Le Bitoux, militant de la mémoire gay, Interview Recueillie par Éric Favereau, Libération 30 avril 2010
  6. http://www.leparisien.fr/paris/ou-est-passe-le-centre-d-archives-homosexuelles-06-04-2006-2006880995.php
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