Jean Léchelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Léchelle.
Jean Léchelle
Naissance 2 avril 1760
Puyréaux (Charente)
Décès 11 novembre 1793 (à 33 ans)
Nantes (Loire-Atlantique)
Origine Français
Allégeance Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Grade Général de division
Années de service 17911793
Conflits Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Commandement Armée des côtes de Brest
Armée de l'Ouest
Faits d'armes Bataille de Cholet
Virée de Galerne
Bataille d'Entrammes

Jean Léchelle, né le 2 avril 1760 à Puyréaux (Charente) et mort le 11 novembre 1793 à Nantes (Loire-Atlantique), est un général de la Révolution française qui a participé à la Guerre de Vendée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est maître d'armes à Saintes lorsque la Révolution française éclate. S'étant enrôlé dans les gardes nationales de la Charente-Inférieure, il sert en 1791 comme lieutenant-colonel au 1er bataillon de volontaires de la Charente.

Bien que dépourvu d'éducation, il est promu général de brigade le 17 août 1793[1]. Protégé par Bouchotte, ministre de la guerre, il est élevé le 30 septembre 1793 au grade de général de division et il prend le commandement en chef de l'Armée de l'Ouest, regroupant l'Armée des côtes de La Rochelle, l'Armée de Mayence et les forces de Loire-Inférieure de l'Armée des côtes de Brest. Ses troupes, qui incluent les généraux « mayençais » Kléber et Marceau, obtiennent des succès à Mortagne-sur-Sèvre et à la bataille de Cholet le 17 octobre ; se conformant aux instructions du comité de salut public et aux décrets de la Convention, il dévaste complètement les contrées traversées. Passé au nord de la Loire au cours de la Virée de Galerne, il est battu à la bataille d'Entrammes, près de Laval le 26 octobre, où il perd plus de quatre mille hommes : insulté par ses propres soldats, il est mis en accusation par les représentants en mission dans l'Ouest. Merlin de Thionville le fait arrêter et conduire à Nantes ; incarcéré, il meurt au bout de quelques jours, pour une raison mal éclaircie (chagrin ou suicide par poison).

Regards contemporains[modifier | modifier le code]

« Le Comité de salut public annonça Léchelle comme réunissant l'audace et les talents nécessaires pour terminer cette trop longue et trop cruelle guerre ; mais voici sans exagération le témoignage que lui doivent ceux qui l'ont connu et apprécié. Il était le plus lâche des soldats, le plus mauvais des officiers et le plus ignorant des chefs qu'on eût jamais vus. Il ne connaissait pas la carte, savait à peine écrire son nom et ne s'était pas une seule fois approché à la portée du canon des rebelles ; en un mot, rien ne pouvait être comparé à sa poltronnerie et à son ineptie, que son arrogance, sa brutalité et son entêtement[2]. »

— Jean-Baptiste Kléber[3]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Suppression de la phrase : commandant en chef de l'Armée des côtes de Brest durant la période s'étendant du 6 octobre au 27 octobre 1793 qui ne colle pas chronologiquement avec la suite ni avec la page concernée
  2. Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica,‎ 1994, p.81.
  3. Selon Pierre Gréau, Kléber lui-même n'était pas exempt de tous reproches : Pour avoir tardé à exécuter les ordres de Léchelle, il porte une part de responsabilité dans la défaite d'Entrammes.