Jean Jacques Étienne Lucas

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Jean Jacques Étienne Lucas
Le capitaine de vaisseau Lucas, par Antoine Maurin
Le capitaine de vaisseau Lucas, par Antoine Maurin

Naissance 28 avril 1764
à Marennes
Décès 29 mai 1819 (à 55 ans)
à Brest
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade Capitaine de vaisseau
Années de service 1819
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Commandement Le Redoutable
Faits d'armes Bataille de Trafalgar
Bataille de l'île d'Aix

Jean Jacques Étienne Lucas, né le 28 avril 1764 à Marennes et décédé le 29 mai 1819 est un officier de marine français des XVIIIe et XIXe siècles. Héros lors de la bataille de Trafalgar, il participa également à la guerre d'indépendance des États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carte montrant le positionnement des deux marines durant la Bataille de Trafalgar, avec la Redoutable au centre.

Premières armes[modifier | modifier le code]

Entré jeune dans la Marine royale, il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis.

La bataille de Trafalgar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Trafalgar.

C'est cependant son rôle dans la bataille de Trafalgar, qui le rend célèbre. En 1805, Lucas est capitaine de vaisseau, et commande Le Redoutable, vaisseau de 74 canons. Pendant la bataille, il lance son vaisseau, bord à bord avec le trois-ponts HMS Victory (100 canons) pour soulager le Bucentaure de l'amiral de Villeneuve. Le duel est d'emblée sanglant. Moins fort en artillerie mais utilisant de nombreux tireurs postés dans les hunes, le Redoutable cause des pertes importantes à l'équipage posté sur le pont du Victory. L'amiral Nelson lui-même est mortellement blessé par un coup de mousquet tiré depuis un des mâts du Redoutable.

Lucas donne ensuite l'ordre d'abordage à ses marins, le meilleur équipage de la flotte combinée.[réf. nécessaire] Mais la différence de taille des navires empêche les Français d'accéder au pont du navire amiral anglais. Massés sur le pont de leur navire, ils forment alors une cible magnifique pour le trois-ponts britannique Téméraire de 98 canons qui vient d'aborder le Redoutable sur son côté droit. Canons et caronades du HMS Téméraire balayent le Redoutable de leur mitraille. Selon Lucas, deux cents de ses hommes sont mis hors de combat en quelques instants.

Le combat dure quelque temps encore, mais les bordées des deux trois-ponts anglais écrasent le Redoutable qui commence à prendre eau. Avec les cinq sixièmes de son équipage hors de combat (300 morts et 222 blessés sur 645 hommes), Lucas doit cesser le combat. Son vaisseau n'est plus guère qu'une épave flottante, démâtée et aux nombreux canons démontés. À 14h30, le Redoutable abaisse son pavillon et se rend au Téméraire

Le HMS Swiftsure envoie un équipage pour récupérer Lucas et deux officiers le lendemain. Cependant, le Redoutable continuant à prendre l'eau dans une mer très forte et malgré les efforts des bateaux envoyés pour chercher les survivants, seuls 119 marins purent être sauvés avant que le vaisseau ne coule avec les blessés restés à son bord.

Après Trafalgar: l'île d'Aix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de l'île d'Aix.

À la fin de sa captivité et à son retour en France, Lucas reçut la croix d'or de la Légion d'honneur par Napoléon en reconnaissance de ses services et de son héroïsme durant la bataille.

Une seconde fois, Lucas sauve l'honneur de la marine française quelques années plus tard : il commande, en 1809, le Regulus (74), appartenant à la flotte concentrée à l'île d'Aix sous les ordres du vice-amiral Zacharie Allemand. Lors de l'attaque par des brûlots britanniques dans la nuit du 11 au 12 avril 1809, le Regulus est l'un des rares vaisseaux sur lequel le feu se déclare. Toutefois, évitant toute forme de panique, son équipage parvient à l'éteindre mais comme beaucoup d'autres, le Regulus, privé d'une partie de ses vergues et de son gréement - conformément aux ordres défensifs de l'amiral - s'échoue sur le banc des Palles où il est harcelé pendant quinze jours par les frégates, corvettes et canonnières britanniques. À la différence de nombreux autres, cependant, Lucas, malgré la position très vulnérable de son bâtiment, se bat avec acharnement, perçant notamment des trous dans la coque afin de pouvoir placer plus de pièces face à l'ennemi. Il ne reçoit aucun secours ni instruction de qui que ce soit, l'amiral étant totalement dépassé par les événements mais réussit finalement à renflouer son bâtiment et à rejoindre Rochefort où il est porté en triomphe.

Lucas meurt le 29 mai 1819 à Brest à l'âge de 55 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]