Jean Ier de Brandebourg

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Jean Ier de Brandebourg
L'Allée des victoires à Berlin s'orne de la double statue en pied des margraves-frères Jean Ier et Othon III. Les personnages secondaires sont le prieur Siméon de Cölln (à gauche), et Marsile de Berlin (à droite). Sculpture de Max Baumbach (1900)
L'Allée des victoires à Berlin s'orne de la double statue en pied des margraves-frères Jean Ier et Othon III. Les personnages secondaires sont le prieur Siméon de Cölln (à gauche), et Marsile de Berlin (à droite). Sculpture de Max Baumbach (1900)
Fonctions
Margrave de Brandebourg
avec son frère Othon III
12201266
Prédécesseur Albert II de Brandebourg
Successeur Othon III de Brandebourg
Biographie
Dynastie Maison d'Ascanie
Date de naissance vers 1213
Date de décès 4 avril 1266
Père Albert II de Brandebourg
Mère Mathilde Wettin
Conjoint (1) Sophie de Danemark
(2) Jutta de Saxe

Jean Ier (né vers 1213, mort le 4 avril 1266) fils aîné d'Albert II de Brandebourg et de Mathilde Wettin, il régna de façon collégiale en tant que margrave avec son frère Othon III le Pieux (1215-1267), sur la Marche de Brandebourg de 1220 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le règne des deux margraves de la Maison d'Ascanie est marqué par la colonisation germanique des marches de l'Est, qui rattacha au Saint Empire les derniers territoires des plateaux de Teltow et de Barnim, les confins d'Uckermark, le fief de Stargard, le pays de Lebus et les premiers districts de la Nouvelle-Marche de Brandebourg sur la rive droite de l'Oder. Ils parvinrent à asseoir durablement le poids politique et le rayonnement du Brandebourg dans le Saint Empire, ce qui permit au frère de Jean, Othon III, de briguer la couronne impériale en 1256. C'est ainsi qu'ils fondèrent plusieurs bourgs, se consacrant particulièrement au développement des deux villes jumelles de Cölln et Berlin sur la Spree. Ils firent de la forteresse d'Ascanie, édifiée sur la colline voisine de Spandau, leur résidence favorite.

Ils décidèrent d'un commun accord de partager la Marche de Brandebourg entre leurs deux lignées, la lignée johannique et la lignée othonienne, et en 1258 fondèrent le monastère cistercien de Chorin sous le nom de Mariensee puisque l'Abbaye de Lehnin, tombeau ancestral des princes de la maison d'Ascanie, allait échoir désormais à la lignée othonienne. À l'extinction de cette dernière lignée, en 1317, les deux fiefs furent réunifiés sous la couronne du petit-fils de Jean Ier, Valdemar (1280-1319).

Jean Ier retint prisonnier le roi danois Éric V de 1261 à 1264. Ce dernier épousa sa fille Agnès en 1273.

Le pape Clément IV songeait à confier à Jean de Brandebourg la direction de la croisade en préparation, quand celui-ci mourut le 4 avril 1266[1].

À la mort de son frère Othon III, qui assuma seul le gouvernement du Brandebourg en 1266-1267, le fils aîné de Jean, à savoir Othon mit dem Pfeil (« à la Lance », « au Javelot ») devint margrave sous le nom de Othon IV.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Jean Ier épousa en premières noces la princesse Sophie de Danemark (1217–1247), fille du roi Valdemar II de Danemark et de Bérengère de Portugal, en 1230, dont :

Après la mort de Sophie de Danemark, Jean Ier se remarie en 1255 avec Jutta (Brigitte) († 1266), fille du duc Albert Ier de Saxe et d'Agnès d'Autriche, dont :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Richard, La croisade de 1270, premier « passage général » ? », dans Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 133e année, no 2, 1989, p. 515 note 25.