Jean-Henri Dombrowski

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Jean Henri Dabrowski
Jan Henryk Dąbrowski
Image illustrative de l'article Jean-Henri Dombrowski

Naissance 29 août 1755
Pierzchowiec (aujourd'hui partie de Pierzchów)
Décès 6 juillet 1818 (à 62 ans)
Winna Góra (pl)
Origine Drapeau de la Pologne Pologne
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général
Années de service 1788 – 1816
Conflits guerres napoléoniennes
Hommages Cité dans l'hymne national polonais qui porte son nom Mazurek Dąbrowskiego

Jean Henri Dabrowski (en polonais Jan Henryk Dąbrowski), né le 29 août 1755 à Pierzchowiec sur Raba à l'est de Cracovie, mort le 6 juillet 1818 à Winna Góra (pl), est un général polonais qui a principalement servi dans l'armée française à l'époque de la Révolution et de l'Empire, dans le cadre des Légions polonaises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Blason des Dabrowski

Ses débuts (1788-1795)[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille noble polonaise, il fait ses premières armes de 1788 à 1791 dans l'armée de l'Électeur de Saxe. Il rejoint l'armée polonaise après la promulgation de la Constitution polonaise du 3 mai 1791 afin de prendre part à la campagne de 1792.

En 1793, après la victoire de Tadeusz Kościuszko à la Racławice (qui a permis la victoire française de Fleurus, une armée prussienne ayant été envoyée du Rhin sur la Vistule), il soulève pour lui l'ouest de la Pologne.

Il se fait remarquer dans la guerre d'indépendance de 1794. Il bat les Prussiens et leur prend la forteresse de Bydgoszcz. Il combat sous les ordres de Tadeusz Kościuszko qui lui confie le commandement de l'aile droite du camp retranché de Varsovie. Après avoir tenu tête avec autant de talent que de courage aux armées prussiennes et moscovites, il est fait prisonnier ainsi que les autres généraux polonais et conduit devant Alexandre Souvorov qui le reçoit avec distinction et lui fait obtenir des sauf-conduits pour l'Allemagne.

Dabrowski refuse le titre de lieutenant-général que Frédéric II de Prusse lui offre. Après le troisième partage de la Pologne en 1795, il part en France, pensant que servir la Révolution française serait le meilleur moyen de libérer son pays.

Les Légions polonaises (1795-1814)[modifier | modifier le code]

Il est présenté à Cologne au général Jean-Baptiste Jourdan qui obtient pour lui du Directoire la formation de la première légion polonaise (18 novembre 1795). Les cadres sont promptement remplis ; une seconde légion est organisée à Strasbourg. Ces légions se composent chacune de quatre bataillons, quatre escadrons et une compagnie d'artillerie à cheval. Nommée Légion italique, elle est intégrée à l'armée d'Italie commandée par le général Napoléon Bonaparte. Dabrowski se distingue particulièrement lors de la bataille de Novi et est nommé général en 1797.

La première légion, commandée par Dabrowski, entre à Rome le 3 mai 1798 et à Naples en 1799. Étienne Jacques Joseph Macdonald ajoute à cette légion la 8e demi-brigade légère. C'est avec cette petite division qui n'a pas 3 600 hommes que Dabrowski vient rejoindre l'aile gauche de l'armée française à la bataille de La Trébie, le 19 juin 1799. Il soutient avec un admirable sang-froid le feu de l'artillerie ennemie. Débordée par les forces russes, supérieure en nombre, puis enveloppée, la légion polonaise se forme en carré, se défend longtemps avec le courage du désespoir et est presque détruite. Dabrowski est atteint d'une balle dans la poitrine et ne doit son salut qu'à l'exemplaire de l’Histoire de la guerre de Trente Ans, par Friedrich von Schiller, qu'il portait sous son habit et qui arrête une balle.

La légion polonaise se renforce avec les hommes tirés des dépôts ; Barthélemy Catherine Joubert y réunit la 17e légère et la 55e de ligne. Avec cette division, Dabrowski donne, sous les ordres de Gouvion-Saint-Cyr et de Masséna, de nouvelles preuves de dévouement et de capacité.

Dabrowski à la tête des légions polonaises.

Après la bataille de Marengo, Napoléon Bonaparte ordonne la formation de deux nouvelles légions polonaises que Dabrowski est chargé d'organiser à Milan. Il participe au blocus de Venise en 1805, puis est affecté à l'armée de Naples. À la paix d'Amiens, il passe au service de la République cisalpine en qualité de général de division et contribue à hâter l'organisation militaire de ce pays.

En 1806, Napoléon annonçant le projet de rétablir la Pologne, Dombrowski reparait, après quinze ans, dans ces mêmes voïvodies où il avait cueilli ses premiers lauriers. En moins de deux mois 30 000 hommes sont levés et équipés par ses soins ; deux divisions sont réunies sous ses ordres et font partie du corps du maréchal Mortier. Renforcé ensuite par un corps de troupes badoises, Dabrowski est employé au siège de Dantzig jusqu'à sa reddition. Lors de la campagne de 1806, il commande la division polonaise qui combat à la bataille de Friedland, puis est intégrée à l'armée du duché de Varsovie commandée par Joseph Poniatowski. Après la paix de Tilsitt, Dabrowski reste en Pologne à la tête d'un corps d'armée nationale et établit son quartier général à Poznań.

À la reprise des hostilités en 1809, l'armée autrichienne, devenue quatre fois plus forte, force le prince Poniatowski à évacuer Varsovie. Dabrowski organise des corps volants sur les arrières de l'ennemi et lui fait beaucoup de mal. Nommé commandant de la 3e division du grand-duché de Varsovie en 1809, il repousse les Russes qui envahissent alors la Pologne.

Lors de la campagne de Russie, en 1812, il commande une des trois divisions du 5e corps polonais et reste dans la Russie blanche. Il occupe Moguilev sur le Dniepr et se montre de tous côtés, poussant ses partisans dans toutes les directions avec une admirable activité. Quand l'armée française évacue Moscou, Dabrowski est chargé de maintenir les communications entre Minsk et Vilna. Avec les débris du corps de Poniatowski, il contribue avec succès à couvrir les ponts de la Bérézina, le 26 novembre. Il se distingue en défendant, face à des Russes très supérieurs en nombre, la ville de Borissov au moment du passage de la Bérézina. Il y est grièvement blessé mais combat cependant à la bataille de Mockern et à celle de Leipzig, où il succède, à la tête du VIIIe corps, au maréchal Joseph Poniatowski, noyé dans l'Elster Blanche. Il ne rentre à Varsovie que vers la fin de décembre 1812.

Il ramène les débris de l'armée polonaise en deçà du Rhin et est nommé commandant du dépôt de l’armée polonaise formé à Sedan en 1813. Il forme une nouvelle légion polonaise sur les bords du Rhin et avec elle reparait, en automne, dans le 7e corps. Cette division se couvre de gloire dans toutes les rencontres et surtout à Leipzig.

Le nom Dabrowski est inscrit sur la 24e colonne de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Le retour en Pologne (1814-1818)[modifier | modifier le code]

Après l'abdication de Napoléon en 1814, Dabrowski retourne en Pologne et y reforme l'armée polonaise pour le tsar Alexandre Ier qui le fait sénateur palatin du nouveau royaume de Pologne. Il fait partie du comité des généraux à qui le vainqueur confie le soin de réorganiser l'armée polonaise et, en 1815, est élevé au grade de colonel général de cavalerie, nommé sénateur palatin et décoré de la première classe de l’ordre de Saint-Vladimir et de l'ordre de Sainte-Anne.

Il se retire en 1816 et passe ses dernières années à rédiger son Histoire de la légion polonaise en Italie, publiée par Chodzo à Paris, en 1829. Il meurt le 6 juillet 1818 à Winna Góra (pl), dans ses terres du grand-duché de Posen passé en 1815 sous le joug de la Prusse.

Dabrowski dans la mémoire des Polonais[modifier | modifier le code]

L'hymne national polonais, Mazurek Dąbrowskiego, lui rend hommage. Elle a été composée pour la Légion polonaise qui combattit en Italie auprès des armées révolutionnaires françaises. C'est le seul hymne national au monde à célébrer Napoléon Bonaparte.

En 1936-39, une unité de volontaires communistes polonais portant son nom a combattu lors de la guerre civile espagnole. Mais il s'agit en fait d'un hommage à son homonyme, le général communard Jaroslav Dombrowski, mort en 1871 en défendant la Commune de Paris face aux Versaillais.[réf. nécessaire]

Un tertre commémoratif a été édifié dans son village de naissance en 1997.

Les descendants du général Jean-Henri Dabrowski vivent toujours près de Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]