Jean Grégoire Barthélemy Rouger de Laplane

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Jean Grégoire Barthélemy Rouger de Laplane
Naissance 13 octobre 1766
Mourvilles-Hautes (Haute-Garonne)
Décès 16 juin 1837 (à 71 ans)
Mourvilles-Hautes (Haute-Garonne)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17821832
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 22e colonne"LAPLANE"

Jean Grégoire Barthélemy Rouger de Laplane, né le 13 octobre 1766 à Mourvilles-Hautes (Haute-Garonne), mort le 16 juin 1837 dans cette ville, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Il entre en service le 3 mai 1782, dans la compagnie des gendarmes du roi, et il quitte l’armée en 1787, lors de la suppression de cette compagnie.

Il reprend du service le 21 septembre 1791, comme lieutenant au 20e régiment d’infanterie de ligne, et il est nommé capitaine le 30 août 1795 au 129e régiment d’infanterie, avant de passer le 15 mars 1796, à la 32e demi-brigade d’infanterie de ligne. Il fait les campagnes de 1792 à l’an V à l’armée d’Italie, l’an VI à l’armée d’Helvétie, et de l’an VII à l’an IX à l’armée d’Orient.

Aussitôt après le débarquement, les troupes sont mises en marche pour le Caire. Arrivées au village d'Embabeh, défendu par 37 bouches à feu, 2 chebecs de la flottille du Nil et par 4 000 Mamelouks, elles doivent se faire un passage les armes à la main, et le combat fut très-vif. Il se fait remarquer le 10 mai 1799, lors du siège de Saint-Jean-d'Acre, où après avoir anéanti 7 postes turcs, sous les bombes ennemis qui lui tues 85 des 100 hommes qu’il commande, il s’empare de la tour de Saint-Jean-d’Acre, étant lui-même blessé. A titre de récompense, le général Bonaparte lui décerne un sabre d’honneur à titre provisoire, qui deviendra définitif le 28 février 1802. Il est promu chef de bataillon le 7 août 1799, et il est blessé le 21 mars 1801, à la bataille d’Alexandrie, d’un coup de feu qui lui traverse l’avant-bras droit.

De retour en France, il est nommé chef de brigade le 30 décembre 1802, à la 107e demi-brigade d’infanterie de ligne, puis il passe colonel le 24 septembre 1803, au 6e régiment d’infanterie légère. De l’an XII à l’an XIII, il sert à l’armée des côtes de l’Océan, et il est fait chevalier de la légion d’honneur le 24 décembre 1803, et commandeur de l’ordre le 14 juin 1804.

Il est affecté à la Grande Armée pendant les ans XIV à 1807. Le 14 octobre 1806, lors de la Bataille d'Iéna, il repousse à la tête de son régiment 5 charges de la division des grenadiers de la garde prussienne.

Il est promu général de brigade le 11 juillet 1807, et il est attaché au 2e corps d’observation de la Gironde le 3 novembre suivant. Le 4 novembre 1807, il est employé à Bayonne, et il passe les Pyrénées à la tête de la 1re brigade du le 2e division d’infanterie du 1er corps de l’armée d’Espagne le 18 décembre 1807. Après la prise de Cordoue en juin 1808, il en devient le commandant supérieur, et le 22 juillet 1808, lors de la défaite de Bailén le général Dupont de l'Étang le charge de signer la convention avec le général Castaños, mais il refuse, répondant avec fierté « Je ne signe jamais de capitulation en rase campagne ». Le 28 juillet 1809, il fait des prodiges de valeur à la Bataille de Talavera de la Reina, qu’il décide en faveur de l’armée française. Dans la nuit du 12 au 13 avril 1810, les Anglais ont effectué une descente près de Santa-Catarina, il marche à leur rencontre à la tête d'un régiment, en tue un grand nombre, et forçe ceux qui restent à se réfugier sur leurs vaisseaux. Il est créé baron de l’Empire le 13 août 1810.

En 1812, Napoléon le rappel à la Grande Armée, et il lui donne le commandement de Mecklembourg le 17 avril 1812. Le 18 juillet suivant il est chargé de la défense de Glogau, et il rend cette place le 17 avril 1814, sur les ordres du nouveau gouvernement. Pendant son séjour à Globau, il est nommé général de division le 17 juin 1813.

De retour en France, lors de la première restauration, il prend le commandement de la subdivision du Tarn-et-Garonne le 5 août 1814.

Lors des Cent-Jours, napoléon lui confit le commandement de la 4e division des Gardes nationales du corps d’observation du Jura le 12 juin 1815, et il est mis à la retraite le 15 août 1815, au retour de Louis XVIII.

Les événements de 1830 le trouvent dans cette position. Le 7 février 1831, il est placé dans le cadre de réserve, et il est réadmis à la retraite le 1er mai 1832. Il est fait grand officier de la Légion d’honneur le 8 mai 1835.

Il meurt le 16 juin 1837, à Mourvilles-Hautes.

Dotation[modifier | modifier le code]

  • Le 17 mars 1808 et le 1er janvier 1812, donataire d’une rente de 14 000 francs en Westphalie et en Illyrie.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du baron et blasonnement
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Armes du baron Jean Grégoire Barthélemy Rouger de Laplane et de l'Empire, décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 13 août 1810, commandant de la Légion d'honneur

Coupé, au premier parti adextré d'or à la tour de sable, chargé d'un croissant d'argent et surmonté de trois étoiles en fasce d'azur ; à sénestre des barons tirés de l'armée ; au deuxième d'azur au palmier d'argent terrassé du même, chargé d'un chevron d'or, brochant sur le fût accompagné de deux lions contre rampants les têtes adossées du même - Livrées : les couleurs de l'écu.

Source[modifier | modifier le code]