Jean Gautherin

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Jean Gautherin

Naissance 19 décembre 1840
Ouroux-en-Morvan
Décès 21 juillet 1890 (à 49 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Sculpture, peinture
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres Charles Gumery, Auguste Dumont et Paul Dubois
Récompenses Chevalier de la Légion d'honneur

Œuvres réputées

Monument à Diderot
Le Paradis perdu

Jean Gautherin est un sculpteur et peintre français né au hameau de Savault, dans la commune d'Ouroux-en-Morvan (Nièvre) le 19 décembre 1840 et mort à Paris le 21 juillet 1890.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au cœur du Morvan dans une famille paysanne, Jean Gautherin commence à sculpter avec son couteau des morceaux de bois dans sa jeunesse[1].

Sa mère, nourrice morvandelle sur place à Paris, travaille pour un directeur de l'hôpital de la Salpêtrière. À l'occasion d'un voyage à Paris, le père de Jean Gautherin donne une des œuvres de son fils au patron de sa femme. Impressionné, celui-ci lui offre son voyage à la capitale[1].

Illettré, Gautherin arrive à Paris et commence par faire ses humanités puis, après quelques années, travaille dans le faubourg Saint-Antoine[1].

Le 20 octobre 1864 il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Charles Gumery et d'Auguste Dumont. Il débute au Salon de 1865.

En 1879, il participe au concours pour l'édification d'une statue de la République destinée à la place de la République à Paris. Son projet est sélectionné pour le premier tour, mais ce sont les frères Charles et Léopold Morice qui gagnent le concours[2]. Il habite à cette époque au 84 rue d'Assas à Paris.

Il est membre du Comité des « Quatre-vingt-dix[Quoi ?] » et est élu membre du Comité de sculpture[Où ?].

Certaines de ses torchères[3] ont été fondues par le Val d'Osne et ornent des édifices ou des jardins publics à Rio de Janeiro. Les fonderies de Tusey et Barbedienne ont également édité ses œuvres.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878.

Jean Gautherin meurt le 21 juillet 1890 à son domicile parisien, passage Stanislas. Ses obsèques religieuses eurent lieu dans sa paroisse Notre-Dame-des-Champs le 23 juillet 1890 et il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris[4].

Il est décrit[Par qui ?] comme un sculpteur talentueux, artiste consciencieux et modeste.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres exposées au Salon des artistes français[modifier | modifier le code]

Jean Gautherin obtient des médailles aux Salons de 1868, 1870 et 1873

  • 1876 : Saint-Sébastien (marbre), hors-concours
  • 1879 : Jeune fille à la Coquille, Clotilde de Surville (marbre)
  • 1880 : La République, Portrait de Mr Pierre Véron
  • 1889 : Portrait de l'impératrice de Russie

Expositions[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Pingeot, Antoinette Le Normand-Romain, Catalogue sommaire illustré des sculptures, Musée d'Orsay, Paris, 1986.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Aliette Robbé, « Jean Gautherin (1840-1890) », in Vents du Morvan, n°4.
  2. Étude de l'histoire de l'aménagement de la place de la République par Géraldine Texier-Rideau, sur le site fontesdart.org
  3. Fontes d'art en France et dans le monde : un réseau international
  4. Le Gaulois, du 23 juillet 1890, dans : Vents du Morvan, courrier des lecteurs par Marie Gil.
  5. Notice du musée d'Orsay
  6. Notice sur la base Palissy

Liens externes[modifier | modifier le code]

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