Jean Gabilou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

John Gabilou, de son vrai nom Gabriel Lewis Laughlin, dit John Gabilou, né à Papeete le 28 février 1944 est un chanteur français, originaire de Tahiti. Il a représenté la France au 26e Concours Eurovision de la chanson 1981.

Carrière[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de dix enfants, il grandit à Papeete jusqu’à l’âge de 13 ans avant de s’installer à Faa’a en compagnie de sa famille.

En 1963, Robert Raoul, un ami, lui demande de chanter une mélodie à l’hôtel Matavai. Il interprète alors deux valses et la chanson de gospel When the Saints Go Marching In en version rock. Le soir même, il obtient son premier contrat à 60 CFP de l’heure et décide de vraiment se lancer dans la chanson. C’est alors le début d’une longue carrière.

Il se produit pendant deux ans avec les frères Vernaudon. Ensuite, il chante dans un club nommé le Pitate avec les deux frères Hars pendant deux ans. Un guitariste nommé Petiot vient alors le solliciter pour qu’il intègre le groupe nommé les « Barefoot Boys » qu’il rejoint à l’âge de 23 ans. On lui propose de ensuite chanter au Bar Léa. Il y chante de 1966 à 1968 puis se sépare des « Barefoot Boys ».

Il crée son orchestre nommé les « Banjo Boys », un groupe formé avec ses amis Kitty Salmon, Jacky Bougues, Marius Charles et Michel Garcia.

La chanson « Petite île sacrée » sort en 1968 et le disque se vend à 54 000 exemplaires. En 1969, il effectue son premier voyage en Nouvelle-Calédonie.

En 1971, il chante à l’hôtel Tahara’a et se fait remarquer par Paulette Vienot.

L’année suivante, elle l’envoie aux États-Unis pour rencontrer des managers. La même année, il part en Angleterre et à Paris. Il signe un contrat à Paris avec Eddy Barclay pour le titre Moi les filles, je les aime. Cette chanson ne rencontera pas le succès escompté.

En 1979, il part aux États-Unis.

En 1981, il est contacté pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson, encouragé par Jean-Paul Cara. Le 1er mars 1981, lors de la deuxième demi-finale de la sélection française aux Buttes Chaumont à Paris, il se qualifie pour la finale du 8 mars, avec Frida Boccara (gagnante pour la France du concours Eurovision de la chanson 1969), et Jeff Barnel. Le 8 mars 1981, lors de la finale au studio des Buttes Chaumont présentée par Fabienne Egal, il re-interprète Humanahum, une chanson écrite par Joe Gracy et composée par Jean-Paul Cara, les auteurs-compositeurs de la chanson L'Oiseau et l'Enfant, gagnante du Concours Eurovision de la chanson 1977 remporté par Marie Myriam pour la France. Suite au choix d'un panel du public appelé par téléphone, Gabilou est sélectionné pour représenter la France au concours Eurovision, devant 5 concurrents.

Lors de la semaine des répétitions alors que John Gabilou est à Dublin, son épouse meurt à Tahiti. Il participera malgré tout au concours. Le 4 avril 1981, sur la scène de l'Eurovision, il interprète donc la chanson Humanahum malgré une grippe. Il décroche la troisième place sur 20 pays au classement final, avec 125 points (un des scores les plus élevés pour la France).

En 1983, il fête ses vingt ans de carrière à Papeete, puis, en 1985, se marie avec Moeata. Il parcourt toute la zone Pacifique avec elle et se produit au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande.

En 1993, il revient sur scène avec Hei No Tamatoa.

En 1995, une terrible rupture intervient dans sa vie de chanteur. À la suite d'une manipulation par un ostéopathe, Gabilou perd momentanément sa voix.

Heureusement, tout finira par s'arranger et, dès l’année suivante, il sort l’album « Rohipehe ».

En 2000, autre tournant arrive dans sa vie d’artiste : il décide de produire lui-même ses chansons en collaboration avec le chanteur Andy Tupaia. Son ami John Marotea Mariassouce l’aide à produire un album dans lequel il enregistre la chanson « Fakateretere » qui fait un tabac. L’album se vend à 20 000 exemplaires.

Gabilou continue à se produire sur scène. En 2001 et 2002, il a été invité à Rarotonga, aux îles Cook, pour chanter devant 3500 personnes.

En 2003, il se produit aux Oscars de la musique polynésienne.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Fafaru
  • 2004 : Keanu
  • 2003 : Poerava
  • 2001 : Fakateretere
  • 1999 : Barefoot, en souvenir de Joe Garbutt
  • 1997 : Rohipehe
  • 1996 : Na’oe Vairea
  • 1994 : Mama Ella
  • 1992 : La Dépêche + Hei No Tamatoa
  • 1990 : Nohoarii
  • 1989 : Hianau