Jean François Cornu de La Poype

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Jean François Cornu de La Poype
Image illustrative de l'article Jean François Cornu de La Poype

Naissance 31 mai 1758
Lyon (Rhône)
Décès 27 janvier 185192 ans)
Les Brosses (Rhône)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Monarchie constitutionnelle française Monarchie constitutionnelle française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17771832
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Siège de Toulon
Distinctions baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 24e colonne"LAPOYPE"
Autres fonctions Commandant d'Agen
Membre de la Chambre des députés

Jean François Cornu de La Poype, né le 31 mai 1758 à Lyon (Rhône), mort le 27 janvier 1851 à Les Brosses (Rhône), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Il s’engage le 6 avril 1777 comme second enseigne au régiment des Gardes françaises, et le 16 juin 1792, il est parvenu au grade de chef de brigade au 104e régiment d'infanterie. Il est promu au grade de maréchal de camp le 1er septembre 1792.

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il est nommé général de division le 8 avril 1793. Partisan des idées nouvelles, il épouse la fille du célèbre conventionnel Fréron.

Il se distingue au siège de Toulon, et il contribue puissamment à la reprise de la place ; il dirige ensuite l'attaque du fort Faron, puis est chargé par le Comité de salut public de contenir Marseille et le Midi de la France sous le régime de la Terreur.

Le général La Poype ne s'associe pas à la réaction thermidorienne, dont son beau-frère fut un des plus ardents provocateurs. Le 26 novembre 1795, il reçoit l'ordre de cessé ses fonctions et il est mis à la retraite. Il est remis à l'activité le 11 décembre 1796 à l'Armée de Rhin-et-Moselle et le 16 juin 1798, il sert en Italie. Le 27 février 1799, il est affecté à l'armée du Rhin, avant de retourner à l'armée d'Italie l'année suivante.

Consulat et guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Envoyé à Saint-Domingue en 1802, il y déploie autant de capacité que de courage, signe un traité avec Dessalines et s'embarque pour la France en 1803, mais il tombe aux mains des Anglais, qui l’emprisonnent à Portsmouth. Libéré sur parole et rentré en France, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 29 janvier 1808, et il est créé baron de l'Empire le 19 janvier 1812..

Il est nommé à cette époque au commandement de Wittemberg sur l'Elbe, et il est promu officier de la Légion d'honneur le 15 juillet 1813. Il se distingue dans sa lutte, avec une poignée d'hommes d'élite, contre des forces décuples à l'extérieur et contre l'esprit de révolte des habitants, poussé au plus haut point. Mais après la bataille de leipzig, il est contraint de capituler et malgrè les conventions signées, il est emmené prisonnier en Prusse.

En 1814, il rentre en France sous la première restauration, et le roi Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis et le désigne pour assurer le commandement d'Agen.

Cent-Jours[modifier | modifier le code]

En 1815, Napoléon Ier le nomme commandant de la place de Lille. Il y fait respecter le pouvoir impérial, malgré l'exaspération des habitants, qui s'étaient fortement prononcés en faveur des Bourbons. Pour répondre aux menaces des exaltés, il fait placer à la porte de l'Intendance, où il logeait, deux pièces de canon chargées à mitraille ; mais c'était le quartier général qu'il voulait protéger, et non sa propre personne ; et pour le prouver, on le vit se promener sans la moindre escorte et les mains sur le dos par les rues de Lille.

Restauration[modifier | modifier le code]

À la seconde Restauration, il est mis à la retraite. Nommé membre de la Chambre des députés le 9 mai 1822 par l'arrondissement de Villefranche, il vote constamment avec l'extrême gauche, et il n'est pas réélu aux élections qui suivent. En 1824, il est condamné à plusieurs mois de prison pour une brochure politique.

Il est élevé au grade de Grand officier de la Légion d'honneur le 8 mars 1831.

Il est mis définitivement à la retraite comme lieutenant général le 11 juin 1832

Source[modifier | modifier le code]