Jean François Cornu de La Poype
| Jean François Cornu de La Poype | |
| Naissance | 31 mai 1758 Lyon (Rhône) |
|---|---|
| Décès | 27 janvier 1851 (à 92 ans) Les Brosses (Rhône) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Grade | Général de division :8 avril 1793 |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes Siège de Toulon |
| Distinctions | Chevalier de Saint-Louis |
| Hommages | Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile:24 ème colonne"LAPOYPE" |
| Autres fonctions | Commandant d'Agen Membre de la Chambre des députés |
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Jean François Cornu de La Poype, né le 31 mai 1758 et mort le 27 janvier 1851 est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.
Sommaire |
Ancien Régime [modifier]
Il s’engage très tôt dans l’armée, et reçoit le grade de maréchal de camp le 1 septembre 1792.
Guerres de la Révolution [modifier]
Il est nommé général de division le 8 avril 1793. Partisan des idées nouvelles, il épouse la fille du célèbre conventionnel Fréron.
Il se distingue au siège de Toulon. Il contribue puissamment à la reprise de la place ; il dirige ensuite l'attaque du fort Faron, puis est chargé par le Comité de salut public de contenir Marseille et le Midi de la France sous le régime de la Terreur.
Le général La Poype ne s'associe pas à la réaction thermidorienne, dont son beau-frère fut un des plus ardents provocateurs. Il reste sans emploi sous le Directoire et sert en Italie après le 18 brumaire.
Consulat et guerres napoléoniennes [modifier]
Envoyé à Saint-Domingue en 1802, il y déploie autant de capacité que de courage, signe un traité avec Dessalines et s'embarque pour la France en 1803, mais il tombe aux mains des Anglais, qui l’emprisonnent à Portsmouth. Il est échangé, mais reste sans emploi jusqu'en 1813.
Il est nommé à cette époque au commandement de Wittemberg sur l'Elbe. Il se distingue dans sa lutte, avec une poignée d'hommes d'élite, contre des forces décuples à l'extérieur et contre l'esprit de révolte des habitants, poussé au plus haut point. Il avait pris ses mesures pour faire sauter la ville plutôt que de céder. Il sort de Wittemberg les armes à la main et après la cessation des hostilités. En 1814, il obtient la croix de Saint-Louis et le commandement d'Agen.
Cent-Jours [modifier]
En 1815, Napoléon Ier le nomme commandant de la place de Lille. Il y fait respecter le pouvoir impérial, malgré l'exaspération des habitants, qui s'étaient fortement prononcés en faveur des Bourbons. Pour répondre aux menaces des exaltés, il fait placer à la porte de l'Intendance, où il logeait, deux pièces de canon chargées à mitraille ; mais c'était le quartier général qu'il voulait protéger, et non sa propre personne ; et pour le prouver, on le vit se promener sans la moindre escorte et les mains sur le dos par les rues de Lille.
Restauration [modifier]
À la seconde Restauration, il est mis à la retraite. Nommé membre de la Chambre des députés en 1822, il vote constamment avec l'extrême gauche. En 1824, il est condamné à plusieurs mois de prison pour une brochure politique.
Source [modifier]
« Jean François Cornu de La Poype », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]