Jean Enjalran

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Jean Enjalran est né le 10 octobre 1639 à Rodez dans le département de l'Aveyron en France. Il est décédé en 18 février 1718 à Rodez. Ce jésuite a d'abord effectué ses études religieuses à Toulouse à partir de 1656. À la fin de son noviciat, il commence à enseigner dans le sud de la France puis étudie la théologie avant d'être ordonné prêtre.

Il arrive en Nouvelle-France en 1676 où il débarque à Québec en juillet. Il prend alors connaissance de la situation de la colonie et publie un rapport sur la situation en Nouvelle-France. Pendant cette première année à Québec, il apprend les langues algonquiennes. En 1677, il débute sa vie de missionnaire en se rendant dans la région des Grands Lacs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, formation religieuse et arrivée en Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

Jean Enjalran est né le 10 octobre 1639 à Rodez dans la région de l'Aveyron en France[1]. Il débute sa formation religieuse en 1656 au noviciat de Toulouse. Ses études terminées, il exerce des tâches d'enseignant dans le sud de la France, plus particulièrement à Cahors, Pamiers et Aurillac. Il poursuit ensuite sa formation par des études de théologie à Toulouse et Tournon. Après avoir été ordonné prêtre au sein de l'ordre des jésuites, il continue à enseigner la philosophie à Toulouse entre 1673 et 1675 avant d'y être nommé préfet des études[1].

Il s'embarque pour la Nouvelle-France en 1676 et arrive à Québec le 22 juillet de la même année. Durant sa première année en Amérique du Nord, il publie un rapport sur la situation de la Nouvelle-France et étudie les langues algonquiennes à la mission de Sillery.

Missions dans les Pays d'en Haut[modifier | modifier le code]

En 1677, il effectue sa première expérience de missionnaire en se rendant dans les missions outaouaises des Grands Lacs où il réside principalement à la mission Saint-Ignace[1]. Il se perfectionne alors dans les langues amérindiennes et devient un « expert » dans la langue outaouaise[1]. Sa connaissance de la langue lui permet alors d'obtenir une « grande influence » auprès des Amérindiens d'origine outaouaise et huronne qui se sont installés à Saint-Ignace[1]. En 1681, il succède au père Henri Nouvel comme supérieur des missions outaouaises des Pays d'en Haut, tâche dans laquelle il est secondé par le père Pierre Bailloquet ; il réside alors principalement à la mission Saint-Ignace[1],[2].

Carte du Michigan en Nouvelle-France par Guillaume Delisle en 1718.
Carte du Michigan en Nouvelle-France par Guillaume Delisle en 1718.

C'est pendant la période où il est supérieur à Saint-Ignace, en 1683, que les dirigeants de la colonie décident de construire le fort Buade à la pointe nord du détroit de Mackinac pour protéger la mission[1]. La direction du fort est confiée à Olivier Morel de La Durantaye. Le père Enjalran soutient alors les activités militaires de la Durantaye en convainquant les Hurons et les Outaouais de Saint-Ignace de se joindre à une expédition contre les Iroquois effectuée en 1684[1]. Il en sera de même en 1687, lorsque le gouverneur de Brisay lance une nouvelle attaque contre les Iroquois, le père Enjalran réussissant de nouveau à convaincre les Amérindiens de Saint-Ignace de se joindre au Français. Il participe d'ailleurs à l'expédition en tant qu'aumônier et y subit de légères blessures lors des combats[1].

En 1688, il retourne en France et son nom ne figure plus sur les listes des jésuites des missions de Nouvelle-France. Cependant, il est certainement revenu en Amérique par la suite, quoique la date de ce retour est inconnue, car il est impliqué dans la controverse entre les jésuites et Antoine de Lamothe-Cadillac au sujet du transfert du fort Buade vers le nouvel établissement du fort Pontchartrain du Détroit et l'objectif de Cadillac d'attirer les Amérindiens de Saint-Ignace vers ce nouveau lieu[1].

Participation à la grande paix de Montréal et retour en France[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le toponyme québécois du canton Enjalran en Jamesie rappelle la mémoire du père Enjalran[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Joseph P. Donnelly, « Biographie de Jean Enjalran », sur Dictionnaire biographique du Canada,‎ 2000 (consulté le 22 octobre 2011)
  2. (en) Antoine Rezek, « Diocese of Marquette », sur Catholic Encyclopedia,‎ 1910 (consulté le 4 septembre 2011)
  3. Gouvernement du Québec, « Enjalran », sur Commission de la toponymie du Québec (consulté le 22 octobre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]