Jean Dyzès

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Jean Dyzès (ou Dizès), comte d'Arène, né le à Bayonne, mort le à Paris, est un homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Bayonne, il était conseiller au parlement de Navarre avant la Révolution française. Il avait acquis en 1784 la baronnie de Samadet du marquis d'Astorg.

Dizès était avocat en 1789.

Retiré dans ses terres des Landes, d'Yzès fut convoqué comme seigneur de Samadet à la réunion des trois États de la sénéchaussée des Landes le , convoqués par Pierre François de Neurisse, conseiller du Roy, lieutenant-général de la sénéchaussée des Landes. Il ne répondit pas à l'appel.

La Révolution dont il embrassa la cause avec ardeur le fit procureur-général syndic dans les Landes (du au ).

Assemblée législative et Convention nationale[modifier | modifier le code]

Ce département le nomma le , le 3e sur 6, par 236 voix sur 273 votants, député des Landes à l'Assemblée législative. Ce fut un des personnages les plus effacés de celle assemblée[1] : il s'y fit peu remarquer, et vota silencieusement avec la majorité.

Réélu le député des Landes à la Convention, le 5e sur 6, avec 236 voix sur 320 votants. Là, « il joua une sorte de rôle » dans le procès de Louis XVI : il vota « la mort » de Louis XVI, « sans phrases[1] », contre l'appel au peuple et contre le sursis.

Membre du Comité des finances, puis délégué à la commission centrale chargée d'afficher tous les jours l'ordre des séances, il fut en outre chargé de surveiller les comptes des hôpitaux[2]. Avec Legot, il eut à dépouiller les documents trouvés chez Joseph Lebon[2].

Quand les Girondins essayèrent d'exclure Marat de la Convention, en le faisant renvoyer devant le tribunal révolutionnaire, Dizès se posa comme un des adversaires de cette motion[1]. Il n'approuva pas tous les excès de la Terreur ; mais le courage de les combattre par la parole lui manqua toujours.

Après la session de la Convention, il fut nommé simple commissaire du Directoire près de l'administration centrale des Landes.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Il serait peut-être resté longtemps encore à cet humble poste, si son ami et compatriote, Roger Ducos[1], ne l'en eût tiré, après le coup d'État du 18 brumaire, en le faisant appeler au Sénat conservateur, où il fut admis le 4 nivôse an VIII.

Rallié à la politique du premier Consul, ce dernier le nomma membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, et commandant de l'Ordre le 25 prairial suivant. Le , l'Empereur le créa comte d'Arène et de l'Empire, sans doute du nom d'une terre qu'il possédait dans les Landes[1].

Dyzès habitait, à Paris, au no 8 de la rue de Tournon[3].

Il siégea au Sénat jusqu'en 1814, époque de la dissolution de cette assemblée.

Restauration[modifier | modifier le code]

À la Restauration, Dizès se retira dans son pays natal. Malgré son attitude réservée pendant les Cent-Jours, le comte d'Arène fut compris dans l'exil prononcé contre les régicides par la loi dite « d'amnistie » du  : il dut quitter la France et fut rayé des matricules de l'Ordre, par décision royale du 2 mars de la même année.

Il fut néanmoins autorisé à rentrer en France.

Il est à présumer que les émotions politiques de l'époque extraordinaire qu'il traversa n'eurent pas de prise sur son énergique constitution, car il mourut à l'âge de 88 ans, à Paris, le (laissant une fortune considérable[2]), en son domicile de la rue Saint-Marc no 1, d'où il écrivait, en 1821, au Dr Léon Dufour ces mots typiques dans la bouche et sous la plume d'un célibataire impénitent[3] : « Quand on prononce le mot mariage, j'entends aussitôt le bruit des chaînes qu'il traine après luy ».

Titre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason Jean Dyzès (1742-1830).svg
Armes du comte d'Arène et de l'Empire

De sable aux trois pals d'or ; quartier de comte-sénateur.[5]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre,‎ 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF372738769)
  2. a, b et c « Les guillotinés de la Révolution française », DYZÈS Jean (DIZÈS), sur les.guillotines.free.fr (consulté le 16 juillet 2011)
  3. a et b « Jean d'Izès », sur roglo.eu (consulté le 16 juillet 2011)
  4. « Notice no LH/781/40 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. a et b « BB/29/974 page 43. », Titre de comte accordé à Jean Dizez. Bayonne ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]