Jean Corlin

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Jean Corlin, né à Coubron le 11 décembre 1917 et décédé le 27 février 2007 à Montfermeil, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Corlin est né à Coubron rue de Vaujours en hiver 1917, il grandira à Chelles où ses parents tenaient l'hôtel du Cheval Blanc.

Il servira au 9e régiment de Zouaves à Alger de 1939 à 1940. Lors de la campagne de France, dans la nuit du 11 au 12 juin 1940, il échappera à la capture, grâce à une manœuvre audacieuse, à Crépy-en-Valois (Oise). La plupart de ses camarades du 1er bataillon (I/9 RZ) seront sacrifiés sur place pour permettre à la 87eDIA (division d'infanterie d'Afrique) de passer alors que la ville était déjà occupée par les allemands[1]. Il sera démobilisé après l'Armistice du 22 juin 1940.

C'est en 1944 qu'il revient sur sa terre natale pour ne plus jamais la quitter.

Réfractaire au STO, il sera fait prisonnier de guerre, mais parviendra à s'évader du camp de Compiègne pour partir en zone libre grâce à des papiers d'identité fournis par le maire de Coubron de l'époque, Henri Christin.

De par sa famille paternelle, originaire de Saône-et-Loire, il est le cousin du peintre bourguignon Gustave Corlin, créateur de l'atelier du même nom à Paris, et peintre de renom.

Homme Politique[modifier | modifier le code]

C'est dans les années 1960, que Jean Corlin fait ses débuts en politique. Il est maire (divers droite, puis UDF) de Coubron de 1969 à 1990, conseiller général UDF du canton de Montfermeil de 1979 à 1992. Il fut également le suppléant d'Éric Raoult à l'Assemblée nationale[2].

Il est à l'origine de nombreux projets et réalisations pour la commune de Coubron. C'est sous son mandat qu'ont vu le jour de nombreux équipements communaux.

Durant ses mandats successifs, Jean Corlin, soucieux de préserver le caractère semi-rural de sa commune a très peu engagé ni encouragé la construction de logements sociaux sur le territoire.

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • la médaille des évadés
  • la croix du combattant
  • la croix de la guerre 39/45
  • Palmes Académiques
  • Chevalier de l'Ordre National du Mérite
  • Chevalier de la Légion d'Honneur remise par le Ministre Robert Pandraud

Sources[modifier | modifier le code]

  1. http://collectifrance40.free.fr/
  2. Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 3 mars 2007