Jean Casimir du Palatinat

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Portrait de Jean Casimir, vers 1590.

Jean Casimir du Palatinat (en allemand : Johann Kasimir), né le 7 mars 1543 à Simmern et mort le 16 janvier 1592, est le troisième fils de l’Électeur palatin du Rhin Frédéric III du Palatinat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils benjamin, il règne uniquement sur Neustadt-an-der-Haardt. Il épouse en 1568 Élisabeth de Saxe, fille de l'électeur Auguste de Saxe. Ils eurent trois filles : Marie (1576–1577), Élisabeth (1578–1580), et Dorothée (1581–1631), qui devait épouser par la suite Jean-Georges Ier d'Anhalt-Dessau.

En 1575, il mène une armée de 16 000 mercenaires aux princes protestants français et aux autres Malcontents[1], dont François d’Alençon, lors de la cinquième guerre de religion, contre la promesse d’une pension et des Trois-Évêchés en viager. Battu dès son entrée en France par le duc de Guise à Dormans, il parvient néanmoins à faire sa jonction avec les insurgés dans le Charolais en mars 1576, en prenant et pillant au passage Fontaine-Française, Cîteaux, Nuits-Saint-Georges[2].

Le roi de France négocie immédiatement, et il obtient à l’édit de Beaulieu pension, commandement de troupes, le duché d’Étampes, le paiement de ses troupes, une rançon de six millions de livres, mais doit renoncer aux Évêchés. Au retour, il lâche ses troupes, qui pillent à nouveau la Bourgogne. Il emporte en otage le surintendant des finances Pomponne de Bellièvre[3]. Mais rien ne lui est payé, et il renonce à son titre de duc d'Étampes en 1577.

En 1576, il fonde l'université réformée de Neustadt avec les professeurs chassés de l’université de Heidelberg par son frère, le prince-électeur luthérien Louis VI du Palatinat.

Louis VI meurt en 1583, et il occupe la régence de son neveu Frédéric IV, juste né, jusqu’à sa mort. En 1589, Jean-Casimir fait arrêter sa femme, qu'il accuse de l'avoir trompé[4] et même d'avoir comploté pour l'assassiner.

Paschal de L'Estocart, musicien français, lui dédie un recueil[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 312
  2. Miquel, op. cit. p 313
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 316
  4. D'après August von Kluckhohn, Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 6, Leipzig, Duncker & Humblot,‎ 1877, « Elisabeth (Pfalzgräfin bei Rhein) », p. 7 et suiv.
  5. Vincent Besson Les Sacræ Cantiones de Paschal de l’Estocart 1582, étude et transcription. Mémoire de maîtrise Centre d'Études Supérieures de la Renaissance, Université de Tours. Disponible en ligne [1], consulté le 28 février 2007

Source[modifier | modifier le code]

  • Corpus étampois. Jean Casimir, comte palatin, duc d’Étampes [2]