Jean Cardonnel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cardonnel.
Jean Cardonnel

Jean Cardonnel, né en 1921 à Figeac (Lot), décédé le 4 juillet 2009, était un dominicain et un militant situé à l’extrême-gauche des fidèles de l’Église catholique, principal relais de la théologie de la libération en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Figeac d’un père professeur et d’une mère musicienne, Jean Cardonnel entre chez les dominicains en 1940 et est ordonné prêtre en 1947. En 1951 il est élu supérieur au couvent de Marseille, charge dont il démissionne en 1954 pour protester contre la condamnation par l'Église de l'expérience des prêtres ouvriers. En 1958 il est professeur de théologie à Rio de Janeiro. C'est là qu'il prend conscience des problèmes du Tiers-monde. L'épiscopat brésilien exige son départ.

En 1968, il fait un prêche sur le thème « Évangile et Révolution », à la Mutualité. C'est l'« affaire Cardonnel ». Le journal Le Monde titre : « Un prêtre rouge ». Il est interdit de parole et d'écriture hors des revues très spécialisées en théologie, interdiction dont il ne tient pas compte. Il participa, le 5 novembre 1969 à la salle de la Mutualité à Paris, avec 7 autres orateurs, au meeting du FLB légal (association loi 1901, dissoute ensuite), sous la banderole « De NOMINOË au F.L.B., en passant par HÔ CHI MINH et le CHE », marquant le virage à gauche de cette mouvance bretonne.

En 2001, il publie Judas l'innocent qui réhabilite ce disciple de Jésus. L’humoriste Dieudonné l'invite à partager la scène de l'Olympia pour la dernière de son spectacle Pardon Judas, le 25 juin [1].

En 2002, au retour d'un voyage à La Réunion, il retrouve ses affaires déménagées de sa cellule du couvent de Montpellier. Il porte plainte contre son ancien prieur pour violation de domicile. Il obtient gain de cause en 2007. C'est la première fois qu'un tribunal français reconnaissait que la cellule d’un prêtre est un domicile privé.

Il ira par la suite loger chez des amis puis dans une maison de repos de montpellier.

Jean Cardonnel est mort le 4 juillet 2009[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Judas l'innocent, Éditions Indigène esprit, 2001
  • Le nègre de Dieu, Éditions Domens, 2000
  • Le Négrier de l'humanité, Éditions Domens, 1998
  • La passion de l'humanité : Noces d'or avec la parole, Éditions Domens, 1997, 276 pages
  • J'accuse l'Église, Calmann-Lévy, 1996, 148 pages.
  • Esclavage ou humanité, Éditions Les deux mondes, Île de la Réunion, 1994
  • Fidèle rebelle, Albin Michel, 1994, 253 pages.
  • César et Jésus-Christ, Albin Michel, 1976, 256 pages.
  • J'ai épousé la parole, Gallimard, 1972
  • Non à l'intolérable, Éditions de l'Épi, 1969
  • Dieu est mort en Jésus Christ, Éditions Ducros, 1968.
  • Dieu prend parti, Éditions de l'Épi, 1967
  • J'irai vers mon père, Éditions de l'Épi, 1966
  • Ce Dieu dont nous vivons, Éditions de l'Épi, 1963
  • Dieu est pauvre, Éditions de l'Épi, 1962
  • Du Bon Dieu au Dieu vivant, Éditions de l'Épi, 1960

Entretiens[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2007-01-19/frere-jean-cardonnel-il-clame-l-innocence-de-judas/920/0/55342
  2. (fr)« Le père Jean Cardonnel est mort », Le Quotidien de la Réunion,‎ 6 juillet 2009 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]