Jean Baptiste Blanchard

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Jean Baptiste Blanchard, né le 12 octobre 1731 à Tourteron (Ardennes), mort le 24 mai 1797 à Tourteron, est pédagogue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fit ses premières études avec son oncle, provincial des Jésuites, qui le mit ensuite sous la direction de ses confrères. Ses progrès furent si rapides qu'il avait fini ses classes à l'âge de treize ans. Devenu membre de la société des Jésuites, il enseigna d'abord les humanités au collège de Nancy et dès qu'il eût atteint sa vingtième année, on le chargea de professer la rhétorique à Metz, puis à Verdun et à Pont-à-Mousson.

Comme son âge ne lui avait pas permis de prononcer les quatre vœux, il se retira de l'ordre des Jésuites en 1762 et vint rejoindre sa famille à Tourteron.

Après la dissolution, en France, de l'ordre, en 1764, il fut banni et s'enfuit en Belgique et se réfugia chez la famille Moreau de Brioul, qui lui offrit asile à Namur. Il se consacra à l'éducation des enfants de la famille[1].

Vers 1770, il eut la permission de revenir en France, dans sa famille ; puis un canonicat de la collégiale d'Avenay, dans le diocèse de Reims, vint à vaquer et on le lui conféra ; il en jouit jusqu'en 1790.

En 1777, l'académie de Châlons lui décerna un accessit sur le prix de l'année qui avait pour sujet: « Les moyens de détruire la mendicité y en rendant les mendians utiles à l'état sans les rendre malheureux ».

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Temple des Muses fabulistes, ou choix des plus belles Fables des meilleurs fabulistes français, avec des remarques historiques, géographiques, morales et critiques, Liége : Bassompière, 1766, 2 vol., in 12°
  • Le Poète des Mœurs ou les Maximes de la sagesse, avec des remarques morales et historiques, Namur : J.-F. Stapleaux, 1772, 2 vol., in-12° [2],[3].
  • Préceptes pour l'éducation des deux sexes, à l'usage des familles chrétiennes, Lyon : Bruyset, 1803, 2 vol. in-12° [4].

Notes & références[modifier | modifier le code]

  1. Il éduqua en particulier Jean Michel Raymond Gislain de Moreau de Brioul qui fut membre du conseil général du département de Sambre-et-Meuse, puis, en 1812, sous-préfet de Dinant — cf : Archives historiques et littéraire du Nord de la France, et de Midi de la Belgique, Valenciennes, 1841, t.3, p.553 [1]
  2. Réédité avec le titre : Les Maximes de l'honnête homme, ou, Réflexions morales et historiques sur les maximes de la sagesse, Liége : J.-F. Bassompierre, 1779, 3 vol. in-12°
    Réédité avec le titre : L’École des mœurs, ou, Réflexions morales et historiques sur les maximes de la sagesse, Lyon, 1782, 1784, 1786, 1790, 1801. Ces cinq éditions, sorties des presses de Bruyset, sont en 3 vol. in-12° ; puis réédité à Lyon en 1804 en 6 vol. in-12° ; puis à Avignon : libraires associés, 1805 en 3 vol.in-12°
    Puis une édition refaite et augmentée d'un grand nombre de morceaux nouveaux par M.-H. Lemaire, Paris : Leprieur, en 1818 puis en 1822, en 3 vol.in-12° & figures ; puis une édition Paris : Lebigre, 1837.
    Cet ouvrage a été traduit en espagnol par Ign. Garcia Malo, Madrid, 1786, in-8°; et en allemand, Augsbourg, 1789 in-8°
  3. L'on peut lire en ligne, dans l'édition en 6 volumes ; le volume 1 [2] ; le volume 3 [3] ; le volume 4 [4] ou [5] ; le volume 5 [6] ; le volume 6 [7].
  4. L'on peut lire en ligne : le volume 1 [8] & le volume 2 [9]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie Ardennaise ou histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.1, p.127 [10]
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