Jean Antoine Verdier

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Jean Antoine Verdier
Image illustrative de l'article Jean Antoine Verdier

Naissance 2 mai 1767
Toulouse (Haute-Garonne)
Décès 30 mai 1839 (à 72 ans)
Mâcon (Saône-et-Loire)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17851830
Distinctions comte de l'Empire
grand-croix de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
commandeur de la Couronne de Fer
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 25e colonne

Jean Antoine Verdier, né à Toulouse le 2 mai 1767, mort le 30 mai 1839 à Mâcon, Saône-et-Loire, était un général de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entra au régiment de La Fère le 18 février 1785. Aide-de-camp d’Augereau, en 1792, à l’armée des Pyrénées orientales, il prit l’épée à la main, avec un bataillon de tirailleurs, un camp retranché défendu par 4 000 Espagnols et 80 bouches à feu. Ce fait d’armes décida la reddition de Figuières et valut au capitaine Verdier le grade d’adjudant-général.

Devenu adjudant-major-lieutenant au 2e bataillon de volontaires de la Haute-Garonne en janvier 1792 il passe chef de brigade en 1795, on le vit, l’année suivante en Italie, à la tête de trois bataillons de grenadiers, emporter la redoute de Mont Melodano, dans la bataille de Castiglione. Il fut blessé et mis hors de combat à Arcole et se trouva à tous les combats qui furent livrés jusqu’à la paix de Léoben.

En Égypte, il commandait une brigade de la division Kléber aux Pyramides, et fut un de ceux qui montèrent à l’assaut de Saint-Jean-d'Acre ; il y fut blessé d’un coup de baïonnette. Le 1er novembre 1799, le général Verdier attaqua avec 1 000 hommes seulement 8 000 janissaires débarqués près de Damiette, en tua 2 000, fit 800 prisonniers et enleva 32 drapeaux et 10 pièces de canon. Kléber lui remit un sabre d’honneur et le nomma général de division.

Rappelé en France avant l’évacuation de l’Égypte, le général Verdier se signala constamment en Italie et en Autriche, de 1801 à 1806. Le 10 juin 1807, il enleva une redoute à la bataille d'Heilsberg et fit prisonnier un corps nombreux d’ennemis. Les bulletins signalèrent la bravoure de sa division à Friedland. En Espagne, il prit part au combat de Logroño et fit le premier siège de Saragosse qu’il dut évacuer après la capitulation de Baylen. Plus tard il s’empara de Girone et de plusieurs positions réputées inexpugnables.

Dans la campagne de Russie, le comte Verdier se distingua de nouveau et fut grièvement blessé à Polotsk.

En 1813 et 1814 il commanda le corps d’armée franco-italien sous les ordres d’Eugène de Beauharnais. Au combat d'Aca, atteint d’une balle qui lui traversa la cuisse, il resta stoïquement à son poste, au milieu de la mitraille, soutenu par son aide-de-camp. Le 8 février 1814, à la bataille du Mincio, le comte Verdier, avec la division Fressinet, forte de 5 000 hommes environ, résista toute la journée aux efforts de 18 000 Autrichiens, et finit par les forcer à repasser la rivière.

Mont Medolano, bataille de Castiglione, plaque commémorative

La Restauration le mit en non-activité en lui envoyant la croix de Saint-Louis.

Le 17 janvier 1815, il fut décoré de la grand-croix de la Légion d'honneur. Il était déjà commandeur de la Couronne de Fer.

Pendant les Cent-Jours, il fut nommé Pair et commandant de la 8e division militaire (Marseille). Après la bataille de Waterloo, il parvint à conserver à la France Toulon intact et sans pillage.

L’ordonnance du 1er août 1817 le mit à la retraite, et après 1830 il fut replacé sur le cadre de réserve, mais il rentra bientôt dans la retraite.

L’Empereur lui avait donné le titre de comte le 19 mars 1808.

Madame Verdier est citée dans les relations des campagnes françaises comme une héroïne. Elle accompagna son mari sur le champ de bataille.

Source[modifier | modifier le code]

« Jean Antoine Verdier », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]