Jean-Xavier de Lestrade

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Jean-Xavier de Lestrade

Nom de naissance Jean-Xavier Vincent de Lestrade
Naissance 1963
Mirande, Gers
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Documentariste, réalisateur
Films notables Un coupable idéal
Séries notables 3 x Manon

Jean-Xavier Vincent de Lestrade (dit Jean-Xavier de Lestrade), né le 1er juillet 1963 à Mirande, est un cinéaste français auteur de nombreux films documentaires et d'un long métrage de fiction sorti en 2008. Il a remporté un Oscar du meilleur film documentaire en 2002 pour Un coupable idéal. Il a aussi présidé la Société civile des auteurs multimedia de 2011 à 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit et de journalisme, Jean-Xavier de Lestrade crée en 1987 avec son frère jumeau Thierry Vincent de Lestrade et avec Jean Yves Cauchard, une agence de presse : Tribulations. Il réalise, dans cette structure, des magazines d’information et des documentaires pour la télévision.

Jean-Xavier de Lestrade devient réalisateur indépendant en 1990. Il concentre alors son travail sur les thèmes qui le passionnent : la société et ses tabous. La violence sexuelle, la folie, la mort, l’exclusion, les dérapages de la mécanique judiciaire deviennent les personnages centraux de ses films. Des films qui seront souvent faits avec la complicité de son frère jumeau Thierry Vincent de Lestrade.

Il réalise ainsi, en 1993, Viols et châtiments, qui raconte la dérive de trois agresseurs sexuels. Le témoignage de ces hommes qui dévoile sans détour la violence intérieure qui les poussait au crime est si dérangeant que le film ne sera jamais diffusé[1]. Il enchaîne en 1994 et 1995 avec deux films, qui seront remarqués dans plusieurs festivals, sur les rapports de l’inceste et la justice : La Cavale des innocents[2], et L’Inceste face à la justice.

C’est à cette époque que Jean-Xavier de Lestrade rencontre Denis Poncet qui produira tous ses films suivants. Il réalise alors un film sur un sujet qui le hante : la mort. La Vie jusqu’au bout aborde de front le mystère de la fin de vie.

Un an plus tard, en 1998, Jean-Xavier de Lestrade réalise Une Australie blanche et pure consacré au premier génocide du XXe siècle, dont furent victimes les Aborigènes d’Australie. Ce film, qui a obtenu le FIPA d'or, montre comment un État démocratique a délibérément planifié la disparition de la race et de la culture aborigène.

Après Des enfants pleins d’espoir et D’un amour à l’autre, Jean-Xavier de Lestrade crée en 1999, avec Denis Poncet, la société Maha Productions.

Il réalise en 2000 un film sur le génocide rwandais : 800 000 hommes, femmes, enfants assassinés en moins de trois mois, pour la plupart à coups de pierres et de machettes. Le film, La justice des hommes (qui obtiendra le Prix Albert-Londres[3]), suit une jeune avocate qui part cinq semaines défendre ceux qui ont commis ce crime.

Il poursuit, comme un prolongement de cette réflexion sur la justice, avec Un coupable idéal[4] qui nécessita 18 mois de travail. Le film[5], qui raconte l’histoire d’un adolescent noir accusé à tort du meurtre d’une touriste en Floride, connaît un succès retentissant. Diffusé dans plus de trente pays, il reçoit un Oscar en mars 2002, est ensuite diffusé sur France 2 et France 5, avant de sortir en salle.

Jean-Xavier de Lestrade décide alors de tourner un autre film centré sur un fait divers qui devait être au départ conçu comme un long métrage de 1h50 et qui, trois ans plus tard, se transforme en une série de 8 épisodes[6]. C’est The Staircase (Soupçons[7] qui reçoit aux États-Unis, trois prix prestigieux : Le IDA Award[8], le DuPont Columbia Award[9] et le Peabody Award[10].

2009, voit la réalisation de Parcours meurtrier d’une mère ordinaire ou "la fille du silence" pour France 3. C'est un documentaire-fiction[11] où s’entremêlent interviews, archives et scènes du procès reconstituées du procès de Véronique Courjault.

Jean-Xavier de Lestrade a également réalisé un long métrage de fiction, Sur ta joue ennemie[12]. Long métrage qu’il a coécrit avec Gilles Taurand, interprété par Robinson Stévenin, Fanny Valette, Patrick Descamps et Nicolas Giraud, sorti fin 2008.

Au printemps 2011 il tourne à Tours un long métrage inspiré de l'Affaire Suzanne Viguier, affaire qui défraya la chronique et aboutit au double acquittement (Assises puis appel) de ce professeur de droit toulousain accusé d'avoir fait disparaître son épouse infidèle, dont le corps n'a pourtant jamais été retrouvé.

Comme toujours, Jean-Xavier de Lestrade s'intéresse beaucoup plus à la personnalité des individus, leurs parcours, leurs émotions, leur passé plutôt qu'à des considérations purement juridiques et cartésiennes.

Le 1er juin 2011, il est élu président de la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) pour un mandat de deux ans.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Viols et châtiments
  • 1996 : L'Inceste face à la justice
  • 1998 : Une Australie blanche et pure
  • 2000 : La Justice des hommes
  • 2003 : Un coupable idéal
  • 2004 : Soupçons (The Staircase), mini-série documentaire sur l’affaire Michael Peterson
  • 2008 : Sur ta joue ennemie (fiction)
  • 2009 : Parcours meurtrier d'une mère ordinare : l’affaire Courjault (télévision)
  • 2012 : La Disparition (télévision) - POLAR 2013 du Meilleur Film Unitaire de Télévision / Cognac 2013
  • 2012 : Soupçons : la dernière chance
  • 2014 : 3 x Manon (télévision) - FIPA d'or 2014 : meilleure fiction

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]