Jean-Xavier Bureau de Pusy
| Jean-Xavier Bureau de Pusy | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de l'Assemblée constituante | |
| 24 mai 1791 – 6 juin 1791 | |
| Prédécesseur | Joseph-Henri de Jessé |
| Successeur | Jean-Louis Emmery |
| Président de l'Assemblée constituante | |
| 11 septembre 1790 – 25 septembre 1790 | |
| Prédécesseur | Jacques-François de Menou |
| Successeur | François-Henri de Virieu |
| Président de l'Assemblée constituante | |
| 2 février 1790 – 16 février 1790 | |
| Prédécesseur | Guy-Jean-Baptiste Target |
| Successeur | Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord |
| Député du bailliage du bailliage d'Amont aux États généraux de 1789 | |
| 11 avril 1789 – 30 septembre 1791 | |
| Biographie | |
| Date de naissance | 7 janvier 1750 |
| Lieu de naissance | Port-sur-Saône |
| Date de décès | 2 février 1806 |
| Lieu de décès | Gênes |
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Jean-Xavier Bureau de Pusy, né le 7 avril 1750 à Port-sur-Saône et mort le 2 février 1806 à Gênes en Italie, est un ingénieur militaire et un homme politique français, qui exerça son activité pendant la période de la Révolution.
Sa demeure haute-saônoise était le château de Pusy, situé à 5 kilomètres de Vesoul.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Il est le fils de Jean-Baptiste Bureau de Pusy et de Port-sur-Saône, conseiller correcteur de la Chambre des comptes de Franche-Comté, et petit-fils de Pierre François Choullat.
Entré, le 1er janvier 1771, à l'École du génie en qualité de lieutenant en second, il est ingénieur militaire au Fort de Joux en 1786, puis capitaine au corps royal du génie en 1789.
Il fut élu, le 11 avril 1789, député de la noblesse aux États généraux par le bataille d'Amont. Il se fit remarquer parmi les partisans les plus modérés des réformes promises ou espérées, tout en soutenant le pouvoir royal qui lui paraissait la plus sûre garantie de l'ordre et de la liberté. Membre de la plupart des comités, militaire, diplomatique, colonial, des finances, etc., il coopéra très activement à la nouvelle division territoriale de la France, combattit l'aliénation des biens du clergé et montra les dangers des restrictions imposées à l'autorité du roi sur l'armée.
Il fut, par trois fois, nommé président de l'Assemblée constituante, du 2 au 24 février 1790, du 11 au 25 septembre 1790 et du 24 mai au 6 juin 1791. Le 4 février 1790, il avait, en cette qualité, à répondre à un discours du roi ; il fallait ménager à la fois la majesté du trône et les susceptibilités de la représentation nationale ; Bureaux de Puzy sut, à force de tact et avec un sentiment parfait des convenances, satisfaire à la fois et la cour et l'Assemblée.
Après la session, il reprit son service de capitaine du génie, et continua à défendre les principes constitutionnels. Mandé, à ce sujet à la barre de l'Assemblée législative, il se justifia avec autant de sincérité que de dignité ; la 1er janvier 1792, Louis XVI lui donna la croix de Saint-Louis. Mais les événements se précipitaient ; l'Assemblée avait prononcé la déchéance du roi, et on exigeait de l'armée de nouveaux serments : Bureaux de Puzy résolut d'émigré en Amérique, et partit avec Lafayette, Latour-Maubourg et Lameth. À peine hors de France, il fut arrêté avec sa femme et ses compagnons par les troupes autrichiennes, et jeté dans les cachots d'Olmütz, où il resta cinq ans.
En 1797, Bonaparte, vainqueur des Autrichiens, exigea, aux négociations d'Udine, et sur l'ordre exprès du Directoire, la délivrance des prisonniers d'Olmütz ; le 29 septembre, cinq ans et un mois après leur arrestation, Bureaux de Puzy, sa femme et les autres furent délivrés et conduits à Hambourg. De là, Bureaux de Puzy passa aux États-Unis, où il reçut un accueil chaleureux comme compagnon d'infortune de Lafayette. On lui offrit de vaste, concessions de terrain sur les rives de la Delaware, mais il n'avait pas renoncé à revenir en France, et, lorsque le gouvernement consulaire eut, après le coup d'État du 18 Brumaire, rayé de la liste des émigrés les membres de l'Assemblée constituante qui avaient reconnu la souveraineté du peuple, il s'empressa de l'entrer, et reprit ses biens invendus.
Le 11 brumaire au X, le premier consul l'appela à la préfecture de l'Allier, puis, le 11 thermidor de la même année, à celle du Rhône ; il y fit preuve d'un esprit très conciliant, et s'y montra administrateur habile.
Commandeur de la Légion d'honneur, du 25 prairial an XII, il fut nommé préfet de Gênes le 15 messidor an XIII ; il eut à réprimer une émeute des Parmesans, et put, sans verser une goutte de sang, pacifier les campagnes génoises, en haranguant lui-même les mécontents. Son succès fut complet, mais il l'apporta de cette expédition les germes de la maladie qui l'emporta quelques mois après.
Gendre de Pierre Poivre, il est le père de Maurice-Poivre Bureaux de Pusy et le beau-père du général Corneille-Auguste Charpentier de Cossigny (fils de Joseph-François Charpentier de Cossigny de Palma).
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
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| Précédé par | Jean-Xavier Bureau de Pusy | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Guy-Jean-Baptiste Target |
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Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord | ||
| Jacques-François de Menou |
|
François-Henri de Virieu | ||
| Joseph-Henri de Jessé |
|
Jean-Louis Emmery |
- Député français de la noblesse en 1789-1791
- Ingénieur militaire français
- Militaire français du XVIIIe siècle
- Naissance dans la province de Franche-Comté
- Naissance en Haute-Saône
- Naissance en 1750
- Décès en 1806
- Préfet du Consulat ou du Premier Empire
- Préfet de l'Allier
- Préfet du Rhône
- Noble français
- Émigré sous la Révolution française
- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Président de l'Assemblée nationale française