Jean-Victor Poncelet

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Jean-Victor Poncelet

Description de l'image  Jean-Victor Poncelet.jpg.
Naissance 1er juillet 1788
Metz (France)
Décès 22 décembre 1867
Paris (France)
Nationalité française
Champs Mathématiques
Institutions Académie des sciences, École d'application de l'artillerie et du génie, École polytechnique, Université de Paris
Renommé pour Grand théorème de Poncelet, théorème de Poncelet-Steiner,
Distinctions Grand-Officier de la Légion d'honneur en 1853, nom sur la Liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel

Signature

Signature de Jean-Victor Poncelet
L'école Fabert (Metz), où Poncelet fut interne.

Jean-Victor Poncelet (1788 - 1867) est un mathématicien, ingénieur et général français. Général commandant l'École polytechnique de 1848 à 1850, il inventa un modèle de turbine et un système de pont-levis à contre-poids variable, qui porte son nom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Victor Poncelet naquit le 1er juillet 1788, à Metz[1], une place forte des Trois-Évêchés. Après ses humanités au Lycée Fabert de Metz, il choisit naturellement la carrière des armes. Après avoir réussi le concours d'entrée à l’École polytechnique (promotion X 1807), il en sortit le 11 février 1812.

Il rejoignit la Grande Armée de Napoléon en juin 1812 comme lieutenant du génie pendant la campagne de Russie, à Vitebsk. Assurant la protection de l'armée du Maréchal Ney, il fut fait prisonnier à la Bataille de Krasnoï, le 18 novembre (son colonel avait été tué et il eut un cheval tué sous lui), et fut conduit à Saratov, sur la Volga, soit près de 1 500 kilomètres qu'il parcourut à pied en quatre mois (de novembre à février), en plein hiver russe. Privé de tout livre, il reprit les fondements des mathématiques. C'est alors qu'il mit en forme les principes fondamentaux de la géométrie projective qui avaient été approchés jadis par Pappus (IVe siècle), puis Girard Desargues et Pascal. Le retour en France prit lui aussi quatre mois.

De retour en France, en 1814, il fit paraître en 1822 son Traité des propriétés projectives des figures qui allait lancer pendant tout le XIXe siècle les mathématiques sur la voie de la géométrie pure. Élève de Gaspard Monge, il rénova la géométrie projective (1822) (théorème de Poncelet sur les coniques, dualité par pôles et polaires réciproques, faisceau harmonique, points cycliques).

Il aurait introduit[2] dans les écoles de France, à partir de 1814, l'usage du boulier dans un but éducatif, suite à son retour de Russie où il avait découvert le Stchoty utilisé par les russes.

Il s'intéresse aussi à la mécanique et présente en 1824 son invention de la « roue hydraulique à aubes courbes », qui sera distinguée par le prix Montyon de l'Académie des sciences l'année suivante. C'est une des raisons pour lesquelles il est chargé, en 1825, sur la suggestion d'Arago, des cours de mécanique à l'École d'Artillerie et du Génie de Metz. Admis à l'Académie des sciences de Paris en 1834 (en remplacement de Hachette), il fut chargé de créer à la Faculté des sciences le cours de mécanique appliquée. Il fut nommé général en 1848 et commanda l'École polytechnique. Poncelet est devenu membre étranger de la Royal Society le 5 mai 1842.

Le 15 mai 1848, il prit la tête des élèves de l'École polytechnique en arme et en uniforme pour se mettre à la disposition du gouvernement et, en juin, il commença les réformes que réclamait l'enseignement de cette école. Le 10 décembre 1850, le général Poncelet est fait commandeur de la légion d'honneur. Enfin, pour couronner sa carrière militaire, le général de brigade du génie Jean-Victor Poncelet est élevé à la dignité de Grand officier de la légion d'honneur, le 9 juillet 1853[1].

Jean-Victor Poncelet décéda à Paris, dans le 6e arrondissement, le 23 décembre 1867[1]. Il est l'auteur[3] de plusieurs publications scientifiques.

Travaux publiés[modifier | modifier le code]

  • Traité des propriétés projectives des figures, Bachelier, Paris, 1822 (en ligne).
  • Cours de mécanique appliqué aux machines, 1826
  • Introduction a la mécanique industrielle, 1829
  • Théorie des effets mécaniques de la turbine Fourneyron, Bachelier, Paris, 1838.
  • Mémoire sur la stabilité des revêtements et de leurs fondations, Bachelier, Paris, 1840.
  • Note sur les expériences de M. Pecqueur, relatives à l'écoulement de l'air dans les tubes, et sur d'autres expériences avec orifices en minces parois, Bachelier, Paris, 1845.
  • Applications d’analyse et de géométrie, 1862-1864.

Hommages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b et c Dossier de légionnaire (cote LH/2195/37) sur Base Leonore.
  2. http://www.sabix.org/bulletin/b19/gouzevitch.html
  3. Notice d'autorité sur catalogue.bnf.fr

Notice biographique[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]