Jean-Victor Frond

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Jean-Victor Frond

Alias
Victor Frond
Naissance 1er novembre 1821
Monfaucon
Décès 1881 (à 60 ans)
Varreddes
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau du Brésil Brésil
Profession
Distinctions

Jean-Victor Frond dit Victor Frond, né à Montfaucon (Lot) le 1er novembre 1821[1] et mort à Varreddes en 1881, est un photographe et éditeur français qui a vécu une partie de sa vie en exil au Brésil.

Engagement républicain[modifier | modifier le code]

Victor Frond est né le 1er novembre 1821 dans une famille de petits propriétaires du Lot à MontFaucon. En 1851, il est sous-lieutenant à la Caserne de la 4e Compagnie du Bataillon des Sapeurs Pompiers de Paris[2],[3]. Il écrit en 1851 De l'insuffisance des secours contre l'incendie, et des moyens d'organiser ce service public dans toute la France.

Lors du coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, il est arrêté et emprisonné en Algérie. Il s'échappe [2] et rejoint l'Angleterre. Il met ses qualités d'organisateur au service des républicains en exil et lie des liens avec d'autres proscrits comme Charles Ribeyrolles et Victor Hugo[2],[4].

Exil et photographie[modifier | modifier le code]

À Lisbonne, il devient photographe et, avec des lettres de recommandation de Victor Hugo, il se rend à Rio de Janeiro au Brésil où il ouvre en 1857 un studio de photographie. L'empereur Pierre II du Brésil lui apporte son soutien.

De 1858 à 1860, il réalise avec Charles Ribeyrolles Le Brésil pittoresque ou Brasil pitoresco. Cet ouvrage, illustré de photographies de Victor Frond, est rédigé en français et en portugais.

Retour en France[modifier | modifier le code]

Après l'amnistie du 16 août 1859, il revient en France. Comme éditeur à la Maison Lemercier, il est chargé de deux collections de 1863 à 1869 : Le Panthéon des illustrations françaises au dix-neuvième siècle et les Actes et histoire du concile œcuménique de Rome.

Sous la Troisième République, le 21 décembre 1870, il est réintégré dans l'armée avec le grade de capitaine au 124e régiment d'infanterie de ligne. Il reçoit la Légion d'honneur le 7 janvier 1871[2],[1].

En 1881, il décède à Varreddes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Œuvres[modifier | modifier le code]

  • De l'insuffisance des secours contre l'incendie, et des moyens d'organiser ce service public dans toute la France., 1851, in-8, édité par La France.
  • Le Brésil pittoresque ou Brasil pitoresco - histoire, description, colonisation, accompagné d'un album de photos, panoramas, paysages et costumes avec Charles Ribeyrolles pour les textes - Paris, Imprimerie Lemercier - 1861.
  • Actes et histoire du concile œcuménique de Rome publiés sous la direction de Victor Frond, 1864, édité par Lemercier [4].
  • Panthéon des illustrations françaises au XIXe siècle, 1855, in-4, édité par Abel Pilon.
  • Histoire de la marine française - au XIXe siècle : portraits, biographies, autographes publié sous la direction de Victor Frond.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Victor Frond dans la liste des personnes décorées de la Légion d’honneur sur le site patrimoine de France [1].
  2. a, b, c et d Victor Frond et le projet photographique du Brésil Pittoresque - Lygia Segala - Actes du colloque "Voyageurs et images du Brésil" (MSH Paris, décembre 2003) [PDF][2].
  3. Mourir a Douera - Fernand Rude - Le Mouvement social, No. 161 (Oct. - Dec., 1992), à partir du journal de Victor Conrad, transporté en Algérie.
  4. Lettre adressée à Victor Frond dans le chapitre XI Annexe de l'ouvrage des Bagnes d'Afrique sur le site de l'Association 1851 pour la mémoire des Résistances républicaines [3]