Jean-Sébastien Devoucoux

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Jean-Sébastien Devoucoux
Image illustrative de l'article Jean-Sébastien Devoucoux
Jean-Sébastien Devoucoux, représenté sur un vitrail de Saint-Sauveur des Andelys.
Biographie
Naissance 18 mars 1804
Lyon
Ordination sacerdotale 19 décembre 1829
Décès 2 mai 1870 (à 66 ans)
Évreux
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 16 mai 1858
Par Mgr de Marguerye
Évêque d'Évreux
25 février/18 mars 18582 mai 1870
Précédent Henri de Bonnechose François Grolleau Suivant
Autres fonctions
Fonction laïque
Président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure

Jean-Sébastien-Adolphe Devoucoux, ou Abbé Devoucoux, ou Monseigneur Devoucoux, né le 18 mars 1804 à Lyon et mort le 2 mai 1870 à Évreux, est un homme d'église gallicane, archéologue et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de Lazare Devoucoux, fonctionnaire des impôts et de Marie-Anne Caudrian, il fit ses études au collège royale de Lyon puis au petit séminaire d'Autun (actuel Lycée militaire d'Autun). Le 24 août 1829 il est ordonné prêtre et devient le secrétaire particulier de Monseigneur d'Héricourt (évêque d'Autun). Ce dernier féru de symbolisme et de patrimoine religieux lui donne le virus de l'Histoire et de l'ésotérisme. En 1833 il cofonde avec Jacques Gabriel Buliot La Société Eduenne, dont il sera longtemps le secrétaire général. Le 23 mai 1837, alors chanoine, c'est par son entremise que fut redécouvert le portail de la Cathédrale Saint-Lazare d'Autun plâtré en 1766. En 1839, il accompagne à Oxford, pour des recherches le cardinal Jean Baptiste François Pitra qui restera toujours son ami. En 1841, il passe de vicaire à vicaire général d'Autun. En 1846, on lui doit le sauvetage du livre de l'historien d'Autun Édmé Thomas qui contient des données numérologiques et cabalistiques sur les monuments d'Autun. Le 14 février 1855, il devient président de la Société Eduenne.Le 16 mai 1858, il est évêque d'Évreux. En 1859, il est membre de la Société française d'Archéologie et président de la Société Libre de l'Eure.

Politique épiscopale[modifier | modifier le code]

Homme de dialogue, gallican très modéré, il a toujours été un partisan d'une Église unie ainsi qu'un bonapartiste convaincu. Il est un participant zélé du concile provincial de Lyon en 1850. En 1865, il fulmine contre l'interdiction de publication de l'encyclique Quanta Cura faite à l'épiscopat français. Il fut le porte-parole de l'église gallicane au premier concile œcuménique du Vatican, et eut peu de temps pour commenter la décision sur l'infaillibilité de l'Église. Déjà fort malade durant le concile, il meurt le 2 mai 1870.

Le musée d'Orsay à un portrait photographique de lui réalisé par Eugène Disdéri après 1861.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il voyait dans les proportions des monuments religieux de son temps et les temples antiques une certaine continuité d'esprit liée aux mesures nécessaire à leurs constructions, d'où sa marotte pour la Kabale et la numérologie. Il est l'auteur d'une soixantaine de Publications dont :

  • Autun archéologique.
  • Du culte de Saint Lazare à Autun.

Décoration[modifier | modifier le code]

En 1858, il est fait chevalier de la Légion d'honneur des mains de Napoléon III.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Denis Grivot, Autun, Lyon, Lescuyer, 1967 page 300.
  • Bibliothèque Nationale de France, notice FRBNF numéro 30175676 : notice sur la vie et les oeuvres de monseigneur Devoucoux, évêque d'Évreux.
  • Sous le même titre, par Jacques Gabriel Bulliot, Mémoires de la Société Eduenne, Tome I, 1872, DEJUSSIEU, p. 107-132.