Jean-Roch Coignet

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Jean-Roch Coignet, plus connu sous le nom de capitaine Coignet, né à Druyes-les-Belles-Fontaines le 6 août 1776 et mort à Auxerre où il est inhumé[1] le 10 décembre 1865), est un officier français et un mémorialiste du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maison d'Auxerre où mourut le capitaine Coignet en 1865.

Jean-Roch Coignet naît à Druyes-les-Belles-Fontaines, le 16 août 1776[2]. Enfant pauvre, presque abandonné à lui-même, bien que fils d'aubergiste, Coignet est conscrit en 1799.

Jusqu'en 1815, et Waterloo, Coignet participe à toutes les campagnes du Consulat et de l'Empire. Il assista notamment aux batailles ou combats suivants : Montebello, Marengo (1800), où il obtient un "fusil d'honneur" ; Ulm, Austerlitz (1805) ; Iena, Eylau, prise de Berlin (1806-1807) ; Somosierra, prise de Madrid (1808) ; Eckmühl, Essling, Wagram (1809) ; Smolensk, Moskowa (1812) ; Lützen, Bautzen, Dresde, Hanau (1813) ; campagne de France (1814) (14 combats ou batailles) et Waterloo (1815). Jean-Roch Coignet termine sa carrière militaire comme capitaine de la Garde impériale et officier de la Légion d'honneur. Ayant participé à seize campagnes et quarante-huit batailles, il n'a curieusement jamais été blessé. Chevalier depuis le 25 prairial an XII, promu officier de l'ordre durant les Cent-Jours, il ne fut officiellement autorisé à porter cette dernière décoration qu'en 1847, en référence à une ordonnance de 1831 sur les décorations accordées pendant les Cent-Jours.

Retiré à Auxerre, où il tient un bureau de tabac, Jean-Roch Coignet commence à écrire ses souvenirs après le décès de son épouse, survenu en août 1848. Ceux-ci furent d'abord publiés à Auxerre entre 1851 et 1853 sous le titre Aux vieux de la vieille[3]. Jean-Roch Coignet décéda à Auxerre le 10 décembre 1865[2].

Ses mémoires[modifier | modifier le code]

Le premier tirage de ses mémoires, de 500 exemplaires, fut directement vendu par Coignet à ses clients. Ces "cahiers" étaient écrits dans un français approximatif, Coignet n'ayant appris à lire et à écrire selon ses dires qu'en « 1808, entre Friedland et Wagram »[4]. En 1883, un érudit, Lorédan Larchey, en révisant le style de l’auteur, publia de larges extraits de Aux vieux de la vieille sous le titre Les cahiers du capitaine Coignet[5]. Le succès fut immédiat. Ces souvenirs furent désormais constamment réédités, mais la première édition intégrale ne fut publiée qu'en 1968 chez Hachette par l’académicien Jean Mistler, qui l’assortit d'une importante préface. Ses mémoires donnent un témoignage coloré, bien que parfois sujet à caution, sur les Guerres napoléoniennes, participant ainsi à l'édification de la légende napoléonienne.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une place porte son nom à la ville haute de Coulommiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 273.
  2. a et b Notice d'autorité sur catalogue.bnf.fr
  3. L'ouvrage, édité par Perriquet, portait en sous titre : "Par Jean-Roch Coignet, soldat de la 96e demi brigade, soldat et sous-officier au 1er régiment des grenadiers à pied de la Garde, vaguemestre du Petit et du Grand Quartier impérial, capitaine d'état-major en retraite, premier chevalier de la Légion d'honneur, officier du même ordre"
  4. 'Aux Vieux de la vieille ! Souvenirs de Jean-Roch Coignet, soldat de la 96e demi-brigade..., Éditions De Saint-Clair, Paris, 1965 (p. 7)
  5. Les cahiers du capitaine Coignet (1799-1815), Paris, Hachette, 1883, 494 p. (coll. "Mémoires patriotiques"). Consultation sur Gallica : [1]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Jean-Roch Coignet : feuilleton télévisé de 1969 mettant en scène la destinée de ce personnage.