Jean-Pierre Sentier

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Jean-Pierre Sentier, né Jean-Pierre Max Raymond Sentier (Beaugency (Loiret), 7 avril 1940 - Boulogne-Billancourt, 5 janvier 1995)[1] est un comédien et réalisateur français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il est le fils d’un entrepreneur de travaux publics. Encore jeune, il se passionne pour les disciplines artistiques, en particulier la peinture. Aussi, il monte à Paris, plein d’espoir, dans le but de tenter sa chance et de vivre de son art. Pourtant, il ne tarde par à délaisser les pinceaux au profit du théâtre et du music-hall. Ce talentueux touche-à-tout devient homme de théâtre, acteur, mais aussi auteur dramatique, avec des one-man-show, comme «L'amante phalloïde» ou «Faut-il déterrer les morts?».

Durant les années soixante, il effectue ses débuts cinématographiques, dans des petits rôles. L’acteur se fait aussi remarquer dans des feuilletons télévisés, tels «Les compagnons de Baal» et «L’homme de Picardie», ainsi que dans nombres de téléfilms. Puis, il devient une silhouette familière du Septième Art. Il n’abandonne pas les planches pour autant. Il fonde le Théâtre des Ouvrages Contemporains, et interprète «Jules César» de Shakespeare, «Les brigands» de Schiller, «Le maître et la marguerite» de Vladimir Boulgakov, ou «Outrage au public» de Peter Handke. Dès les années quatre-vingt, Jean-Pierre s’illustre, au cinéma, dans une grande variété de rôles. Sa haute et longue silhouette, son regard clair, son visage lunaire et son physique de clown triste le conduisent vers une galerie de personnages insolites, équivoques, étranges bien qu’attachants. Sa présence fantomatique et mystérieuse hante le cinéma français d’alors et semble plutôt confiner l’acteur dans des rôles inquiétants. Entretemps, Jean-Pierre Sentier s’est essayé avec réussite à la réalisation: après un moyen-métrage, «L'arrêt au milieu» (1977), il signe «Le jardinier» (1980), film récompensé par le Prix Jean-Vigo en 1981, puis «Un bruit qui court» (1983). Par la suite, il confirme son statut d’acteur marginal en jouant dans des films peu distribués et plutôt confidentiels, parmi lesquels «L’affût» (1992), «Krapatchouk» (1993), «Woyceck» (1993) ou «Le livre de cristal» (1994). On le voit aussi beaucoup à la télévision. Après avoir réalisé son dernier film en 1991, «Le coup suprême», il obtient un Molière du meilleur second rôle pour «L’église» de Céline, en 1993. Le 5 janvier 1995, Jean-Pierre Sentier meurt, emporté par un cancer, à Boulogne-Billancourt.

[modifier] Filmographie

[modifier] Comme acteur

[modifier] Années 1960

[modifier] Années 1970

[modifier] Années 1980

[modifier] Années 1990

[modifier] Théâtre

[modifier] Lien externe

Jean-Pierre Sentier sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais

[modifier] Notes et références

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