Jean-Pierre Abraham

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Jean-Pierre Abraham (1936 - 2003) est un écrivain français, auteur de différents récits autobiographiques, de poésies en prose et d'histoires pour enfants. Son livre le plus célèbre — Armen — porte sur la période de sa vie pendant laquelle il a été gardien de phare à Ar-Men. Il est le père de l'artiste Clet Abraham

Biographie [modifier]

Jean-Pierre Abraham est né à Nantes en 1936, de parents dentistes. Il passe son enfance à Hennebont et, pendant les vacances, à Carnac, où il découvre la mer et la navigation à la voile, en compagnie de son père. En 1961, il devient gardien du phare d'Ar-Men, au large de l'île de Sein (Finistère, Bretagne), après s'être essayé sans grande conviction aux études supérieures à Paris. Il quitte Ar-Men en 1964 pour se marier et s'installer dans les Alpes-de-Haute-Provence, au Revest-Saint-Martin, où il travaillera pour l'éditeur Robert Morel. En 1968, après la sortie d'Armen, son livre le plus connu, il s'installe avec sa femme et ses deux fils sur l'île de Penfret, au cœur de l'archipel des Glénan (Finistère, Bretagne). Il occupe alors un poste de gardien d'île, qui est censé lui permettre d'écrire.

1970 : retour sur le continent, à Trégunc (Finistère), pour que ses enfants puissent être scolarisés. Abraham prend en charge la rédaction du Cours de navigation des Glénans, en compagnie de Jean-Louis Goldschmid, responsable technique. Il travaillera à deux éditions de la "bible" du navigateur à la voile (sa description de l'art de la godille, notamment, est devenue un classique). Au cours de cette période, il est également professeur à l'École des chefs de base nautique des Glénans, située à Concarneau.

1976 : la famille, qui s'est agrandie avec l'arrivée d'un troisième garçon, part s'installer à Plestin-les-Grèves, dans les Côtes-d'Armor (Bretagne Nord), où l'épouse d'Abraham se lance avec succès dans l'élevage de chèvres et la fabrication de fromages. L'écrivain assure la traite des chèvres, vend les fromages sur les marchés et tente d'écrire. Un temps, il devient rédacteur des Instructions nautiques pour le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM).

En 1986 paraît enfin Le Guet (Gallimard), près de vingt ans après Armen. C'est également le moment du retour dans le Finistère, à Douarnenez cette fois, où Abraham devient éditeur et rédacteur de la revue d'histoire et d'ethnographie Ar Men, au sein du Chasse-marée. À partir de 1996, date de sa retraite, il s'installe, seul, dans le pays bigouden, où il connaît la période la plus prolifique de son existence sur le plan de l'écriture : six livres paraissent coup sur coup, y compris deux textes posthumes, en 2004. Jean-Pierre Abraham est mort le 26 juillet 2003 des suites d'un cancer. Ses cendres ont été dispersées dans l'archipel des Glénan, en face de l'île de Penfret.

Œuvres [modifier]

Liens externes [modifier]

  • Page consacrée à Jean-Pierre Abraham sur le site de l'éditeur "Le Temps qu'il fait"[1]
  • Article de la revue littéraire Le Matricule des Anges (n° 23, juin-juillet 1998) [2]
  • Jean-Pierre Abraham sur Ar-Men (émission Les coulisses de l'exploit, 1965) : [3]