Jean-Paul L'Allier

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Jean-Paul L'Allier
Image illustrative de l'article Jean-Paul L'Allier
Fonctions
Maire de Québec
5 novembre 198919 novembre 2005
Prédécesseur Jean Pelletier
Successeur Andrée P. Boucher
Député de Deux-Montagnes
29 avril 197015 novembre 1976
Prédécesseur Gaston Binette
Successeur Pierre de Bellefeuille
Biographie
Date de naissance 12 août 1938 (75 ans)
Lieu de naissance Hudson
Parti politique Parti libéral du Québec, Renouveau municipal de Québec
Diplômé de Université de Montréal, Université d'Ottawa
Profession Droit, sciences politiques

Jean-Paul L'Allier
Liste des maires de la Ville de Québec

Jean-Paul L'Allier O.Q. (12 août 1938 à Hudson - ) est un homme politique et diplomate québécois. Il a été ministre des Communications et des Affaires culturelles dans le premier gouvernement de Robert Bourassa, délégué général du Québec à Bruxelles et maire de Québec, de 1989 à 2005. Il est actuellement président du Conseil de l'Ordre national du Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Jean-Paul L'Allier fit des études en droit et en sciences politiques à l'Université de Montréal puis à l'Université d'Ottawa. Parallèlement, il suivit le cours d'officier du Corps d'entraînement des officiers canadiens de l'armée canadienne. Cela lui permit d'obtenir le grade de sous-lieutenant, d'obtenir le poste de commandant en second du Corps à l'Université d'Ottawa et de devenir instructeur à l'École d'infanterie royale canadienne.

En 1963, il obtient son admission au Barreau du Québec. Il compléta ses études en droit en obtenant, en 1964, un diplôme d'études supérieures de l'Université d'Ottawa.

Premiers postes professionnels[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, il combine l'enseignement (il devint professeur aux facultés de droit et de commerce de l'université d'Ottawa de 1962 à 1965) et la pratique du droit dans la région d'Ottawa. De 1964 à 1966, il occupe un poste de maître de recherche à Tanger au Maroc, au Centre africain de formation et de recherche administrative pour le développement. De retour au Québec en 1966, il mit en place le Service de la coopération avec l'extérieur du ministère des Affaires culturelles du Québec, puis en fut le directeur jusqu'en 1968. Ses premiers contacts avec la diplomatie internationale, il les obtient lors l'Expo 67, avec mandat du gouvernement du Québec de coordonner les visites des chefs d'État. Il reprend du service pour le gouvernement québécois en 1968 en organisant l'Office franco-québécois pour la jeunesse, dont il est secrétaire général conjoint de 1968 à 1970, puis président du conseil d'administration de 1970 à 1976.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il entreprend une carrière politique en 1970, en étant élu député une première fois pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription de Deux-Montagnes, puis une seconde fois en 1973. Il est nommé ministre des Communications par le premier ministre Robert Bourassa le 12 mai 1970 (poste qu'il cumulera avec celui de ministre de la Fonction publique du 6 octobre 1970 au 12 mai 1972), puis ministre des Affaires culturelles du 5 août 1975 au 26 novembre 1976. Lors des élections générales de 1976, il perd sa circonscription aux mains de Pierre de Bellefeuille du Parti québécois.

Pendant son séjour politique au gouvernement québécois, il est en outre responsable du Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports, du 12 mai jusqu'en décembre 1970, puis chargé de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, du 12 mai 1970 au 26 novembre 1976.

L'entre-deux politique[modifier | modifier le code]

Hors des projecteurs des affaires publiques, il reprend sa carrière d'avocat dans le cabinet Langlois, Trudeau, Tourigny, de 1976 à 1981, tout en devenant chargé de projet à l'École nationale d'administration publique (ENAP). En 1981, il concrétise une carrière diplomatique en tant que délégué général du Québec à Bruxelles, de 1981 à 1984, puis consul honoraire de Belgique à Québec de 1985 à 1988. Il lance également sa propre entreprise, Jean-Paul L'Allier et Associés, qui offre un service de conseil en affaires publiques, de 1984 à 1989.

Maire de Québec[modifier | modifier le code]

En 1989, il est élu maire de Québec pour la première fois, sous la bannière du Rassemblement populaire (RP) et succède ainsi à Jean Pelletier. Il est réélu en 1993, 1997 et 2001 (lors des fusions municipales de 2001, le RP est remplacé par le Renouveau municipal de Québec (RMQ)). En 1993, à Fez au Maroc, il préside à la création de l'Organisation des villes du patrimoine mondial. En janvier 1995, il est élu président de la Communauté urbaine de Québec. Il est alors également vice-président de l'Association internationale des maires responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones.

Parmi ses réalisations, on compte la revitalisation du centre-ville de Québec (le quartier Saint-Roch) et la renaturalisation des berges de la Rivière Saint-Charles. La formation de la « grande ville » de Québec, lors des réorganisations municipales québécoises, marque également son mandat.

Avant les élections de novembre 2005, il annonce qu'il quittera la chefferie de son parti et qu'il ne sera pas à nouveau candidat à la mairie. Son successeur au RMQ, Claude Larose, ne réussit pas à remporter le poste de maire qu'il perd aux mains d'Andrée P. Boucher, mais son équipe est élue majoritairement au conseil municipal.

Jean-Paul L'Allier est associé au cabinet d'avocats Langlois Kronström Desjardins de janvier 2006 à janvier 2013, à titre de conseiller stratégique en développement des affaires. Il a également été professeur invité à l'Université Laval, de janvier 2006 à décembre 2009, aux activités d'enseignement et de recherche de l'École supérieure d'aménagement du territoire et de développement régional, des départements de science politique, de géographie, d'information et de communication.

Implication culturelle[modifier | modifier le code]

Jean-Paul L'Allier a été reconnu comme un défenseur des arts et de la culture. Il fut élu président du conseil d'administration du Théâtre du Nouveau Monde, en décembre 1978, et fut par la suite à la tête de sa fondation. Il fut président du Grand Théâtre de Québec. Il a signé de sa plume des collaborations avec le journal Le Devoir, de 1984 à 1987, rassemblées dans le livre Les années qui viennent aux Éditions Boréal en 1987.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Paul L'Allier reçut un grand nombre de distinctions durant sa vie publique. On compte parmi les plus importantes :

  • 1992 - Officier de la Légion d'honneur;
  • 2001 - Prix Gérald-Dame du Regroupement des centres-villes et des artères commerciales;
  • 3 octobre 2002: Docteur honoris causa en droit de l’Université Montesquieu Bordeaux IV
  • 2003 - Commandeur de l'ordre de la Pléiade;
  • 2003 - Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, une initiative de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie;
  • 2003 - Prix Blanche-Lemco-Van Ginkel
  • 2004 - Officier de l'Ordre national du Québec;
  • 2005 - Commandeur de l'ordre de Léopold;
  • 2005 - Commandeur de la Légion d'honneur;
  • 2005 - Prix d'honneur de la Société des relations internationales de Québec;
  • 2006 - Prix René-Chaloult de l'Amicale des anciens parlementaires du Québec;
  • 16 mai 2006 - Docteur honoris causa de l’université du Québec;
  • 6 septembre 2006 - Ordre du Mérite de la section de droit civil de l’université d’Ottawa.
  • 2007 - Création du Prix Jean-Paul L'Allier par l’Organisation des villes du patrimoine mondial remis tous les deux ans à une ville, membre de l’organisation, qui se sera distinguée dans la conservation ou la gestion de son patrimoine.
  • 28 mars 2008 - Membre de l'Académie des Grands Québécois
  • 2 juillet 2008 - Médaille de la Ville de Québec
  • 2008 - Création du Prix Jean-Paul L'Allier par l’Ordre des urbanistes du Québec remis à un élu qui s'est distingué par sa vision, son leadership et ses réalisations en urbanisme et en aménagement du territoire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]