Jean-Marie Desgranges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Marie Desgranges
Jean-Marie Desgranges en 1932
Jean-Marie Desgranges en 1932
Fonctions
Député du Morbihan
Élection
Réélection
Prédécesseur Fernand Violle
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Limoges (Haute-Vienne, France)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Rodez (Aveyron, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Prêtre
Religion catholique

Jean-Marie Desgranges est un prêtre catholique séculier et homme politique français, né le à Limoges et mort le à Rodez.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre en 1891 à Limoges, il participe activement à la vie intellectuelle en créant des centres d'études, ainsi qu'un journal, en 1905, Le Démocrate. Il est très connu comme conférencier. Un temps proche du mouvement du Sillon, il s'en désolidarise en 1908, et prend part de près au catholicisme social.

Il est aumônier militaire pendant la première guerre mondiale.

Il se présente comme député du Morbihan en 1924, sans aucune attache avec la Bretagne. Il est constamment réélu jusqu'en 1940. Il vote les pleins pouvoirs au dernier Président du Conseil de la IIIème République Pétain, comme la majorité des députés de la Chambre du Front populaire. Retiré à Grenoble, il s'engage sous une fausse identité dans la Résistance. Après 1945, il quitte la politique active, mais préside l'association des élus « Anciens de la Troisième » , ouverte à la gauche comme à la droite , intitulée les Hommes libres, et se préoccupe du sort des anciens parlementaires déclarés inéligibles et des personnes emprisonnées pour leur attitude supposée sous l'Occupation, avec la Fondation Notre-Dame-de-la-Merci. Il influence dans ce sens les lois d'amnistie de 1951, qui mettent fin à ces emprisonnements politiques, en même temps qu'elles interdisent les poursuites contre les crimes de l'épuration.

Dans son livre, Les Crimes masqués du résistantialisme (1948), il dénonce les nombreux crimes et exactions commis au nom de la Résistance et l'« abominable exploitation de la vraie Résistance au profit de certains partis politiques » dans les mois qui suivent la Libération.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Crimes masqués du résistantialisme, 1948

Sources[modifier | modifier le code]