Jean-Marie-Joseph Coutelle

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Le colonel Coutelle, chef des aérostiers en 1794.
Commandant Coutelle au blocus de Mayence 1795.

Jean-Marie-Joseph Coutelle, né au Mans le 3 janvier 1748, décédé le 20 mars 1835 à Paris XIe, est un des savants de la Commission des Sciences et des Arts ayant participé à la campagne d'Égypte menée par le général Bonaparte.

Ayant fait la connaissance du physicien Alexandre Charles avec lequel il s'intéresse aux ballons à la suite de l’expérience des frères Montgolfier, il est nommé le 2 avril 1794 par la convention, capitaine, premier officier d'aéronautique, pour fabriquer des ballons destinés aux armées de la République. C'est à ce titre que Coutelle est attaché à l'expédition d'Égypte ; mais il ne peut exercer ses compétences, le vaisseau qui portait son matériel ayant été dévasté par le feu.

Membre de la Commission des sciences et des arts créée le 16 mars 1798, il participe avec ses collègues au volet scientifique de la campagne d'Égypte organisés dans différentes sections : mathématiques, physique et histoire naturelle, économie politique, littérature et arts. Les savants observent la nature égyptienne, prennent des dessins et s'intéressent aux ressources du pays. Accompagnant la section de mathématiques Costaz, il tombe en admiration devant les deux obélisques de Louxor. Au retour, il fera à l'Institut d'Égypte, fondé sous la présidence de Gaspard Monge le 24 août 1798, une communication originale sur le moyen de transporter l'un de ces monolithes. Une trentaine d'années plus tard, on s'y prendra de manière assez voisine pour transporter l'obélisque à Paris[1].

En novembre 1800 avec l'ingénieur des mines Rozière, il est autorisé à accompagner la grande caravane de Tor, forte de mille huit cents chameaux, qui doit se rendre au Sinaï.

Membre de la Légion d’honneur le 17 janvier 1805, il est nommé Chevalier de l’Empire le 28 juin 1809.

Il est enterré dans la 11e division du cimetière du Père-Lachaise[2], où sa tombe a été restauré en 2004 par le « Souvenir français ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Robert Solé, Les savants de Bonaparte, Paris, Seuil, 1998, p. 130-131.
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 233