Jean-Louis de Marne

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Jean-Louis de Marne

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Autoportrait de l'artiste

Naissance 1752
Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Décès 24 mars 1829 (76 ans)
Batignolles, Drapeau de la France France
Activités Peinture, peinture de genre, gravure
Récompenses Légion d'honneur en 1828

Jean-Louis de Marne, peintre français, né à Bruxelles en 1752 et mort le 24 mars 1829 aux Batignolles.

Élève du peintre d'histoire Gabriel Briard, Jean-Louis de Marne a peint une foule de tableaux de genre dans lesquels les personnages, les animaux et le paysage se mélangent pour recréer tantôt l'atmosphère champêtre et grouillante d'une foire du XVIIIe siècle, tantôt le calme d'une route pavée de campagne.

L'homme[modifier | modifier le code]

Certains critiques d'art ont cru, parce que J.-L. de Marne était né à Bruxelles, pouvoir attribuer à son ascendance une origine flamande. Si de Marne est né fortuitement à Bruxelles, c'est que ses parents, comme tous les ménages de militaires, devaient souvent changer de garnison.
Son père Jean-Joseph était officier au service de l'empereur d'Autriche et avait épousé Anne-Ernestine-Christine, née baronne de Ausechutz. Il passe sa jeunesse à Paris puis fut agréé en 1783 à l'Académie comme peintre d'animaux. Le 7 janvier 1788, il épouse en l'église Saint Eustache Olive Le Grand, originaire de Dieppe et de dix ans sa cadette. Ils eurent trois enfants.

L'artiste[modifier | modifier le code]

Il s'inspire comme Nicolas-Antoine Taunay et Jean-Frederic Schall, des peintres hollandais, en pleine vogue à Paris au début du XIXe siècle. Il effectue d'ailleurs avec Taunay un séjour en Suisse après son agrégation à l'Académie en 1783. Pour ses scènes de genre et de cabaret, il s'inspire de petits maîtres néerlandais du XVIIe siècle comme Paulus Potter ou Adriaen Van de Velde (Saltimbanques devant une auberge, 1824, musée de Grenoble). Ses paysages rejoignent par leur réalisme ceux de Lazare Bruandet ou de Georges Michel (le Coup de vent, 1817, musée de Dijon). Il prend part aussi au Préromantisme dans la mesure où il ne se tourne pas vers l'Antiquité, mais plutôt vers le Moyen Âge et le XVIIe siècle. Il lui arrive également de jouer le rôle de chroniqueur de son temps. Ainsi, le 27 mars 1806, une lettre officielle de Vivant-Denon, directeur général du Musée Napoléon, l'informe que l'Empereur l'a choisi pour peindre l’Entrevue de Napoléon et de Pie VII dans la forêt de Fontainebleau, le 24 novembre 1804, 1808, Musée national du Château de Fontainebleau. Le 23 avril 1828, par décision royale, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Sa meilleure période fut certainement entre 1792 et 1808.

Postérité[modifier | modifier le code]

Vue prise sur le bord de la mer au Musée Thomas-Henry de Cherbourg

Son œuvre très abondante, où dominent les petits formats et les compositions aérées et vivantes, est bien représentée dans les musées de province comme à Amiens, Besançon (la Noce comtoise), Cherbourg, Dijon, Dunkerque, Sèvres, Montpellier, Quimper et dans les musées russes : Saint-Pétersbourg, Moscou. Plusieurs tableaux de l'artiste sont également exposés au musée du Louvre.

Parmi ses grands tableaux figurent :

Nom de l'œuvre Technique Lieu Ville
une foire à la porte d'une auberge huile sur toile musée du Louvre Paris
foire de village huile sur toile musée du Louvre Paris
une route sur laquelle on voit une diligence huile sur toile musée du Louvre Paris
l'élixir huile sur toile Wallace Collection Londres
la foire huile sur toile musée royal Bruxelles
saltimbanques devant une auberge huile sur toile musée municipal des beaux-arts Grenoble
entrevue de Napoléon et du pape Pie VII huile sur toile musée national du Château Fontainebleau
la fête sur le mail huile sur toile collection privée?
visite à l'alchimiste huile sur toile collection privée?
foire de Makarieff huile sur toile collection privée?
le village en fête huile sur toile collection privée?

Dans quelques actes de famille, on trouve le mot « Marnette » seul ou associé à celui de « Marne ». Cela provient de l'imprécision des scribes du XVIIIe siècle dont l'orthographe fantaisiste estropiait les noms sans vergogne.

Source[modifier | modifier le code]

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