Jean-Louis Roullet

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Jean-Louis Roullet, né à Arles en 1645 et mort à Paris le 15 septembre 1699, est un graveur français.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Élève de François Poilly, Jean-Louis Roullet n'a gravé qu'un petit nombre de pièces, principalement d'après Annibal Carrache, Ciro Ferri et Pierre Mignard. Sa vie est connue grâce aux recherches de Pierre-Jean Mariette, qui écrit :

« Après avoir appris la gravure chez Jean Lenfant et s'être ensuite perfectionné sous la discipline du célèbre François Poilly, Jean-Louis Roullet résolut d'aller étudier en Italie pour se former le goût ; ce voyage lui paraissait d'autant plus utile qu'il avait devant les yeux l'exemple de Poilly qui, étant allé à Rome déjà habile, en était revenu bien plus excellent. Roullet portait avec lui toutes les dispositions nécessaires pour profiter de ses études, un amour extrême pour le travail et beaucoup d'assiduité, nulle attache pour le plaisir, une patience et une docilité à toute épreuve. Un si aimable caractère ne contribua pas peu à lui procurer les ouvrages considérables qu'on lui confia presque à son arrivée à Rome, et Ciro Ferri, fameux peintre italien, qui en avait fourni les dessins, fut si satisfait de la manière dont il les avait exécutés qu'il résolut de ne plus employer d'autres graveurs que lui. Il ne faisait pas même difficulté de le mettre au-dessus de Spierre, dont il s'était servi jusqu'alors avec tant de succès, et de le lui préférer en toute occasion ; mais Roullet, persuadé de l'habileté de Spierre et charmé de sa belle manière de graver, n'en faisait pas moins ses efforts pour se la rendre familière et se l'approprier, ce qui fait que ses ouvrages ont tant de conformité avec ceux de cet habile graveur ; il a comme lui un beau burin, dont la couleur douce et harmonieuse plaît infiniment ; il est léger dans son travail, il imite son original avec exactitude, et il ne laisse rien échapper où il paraisse la moindre négligence. Il était même si scrupuleux sur ce point que, pour se mieux imprimer dans l'esprit toutes les parties de son original, il en faisait souvent un dessin fort terminé avant que de se mettre à le graver. Ce double travail, et le temps qu'il mettait à finir ses ouvrages, est en partie la cause que l'on en voit un si petit nombre. Sa fortune lui tenait moins encore que sa réputation. Il avait été agréé par l'Académie royale de peinture et de sculpture ; la mort l'empêcha d'être reçu dans cet illustre corps[1]. »

Galerie[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Jean Mariette, Abecedario de P.-J. Mariette, et autres notes inédites de cet amateur sur les arts et les artistes, ouvrage publié par MM. Ph. de Chennevières et A. de Montaiglon, Dumoulin, Paris, vol. V, 1858-1859, p. 41-42. Orthographe modernisée.