Jean-Louis Mucchielli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mucchielli.

Jean-Louis Mucchielli

Naissance 17 novembre 1950
Luynes (France)
Nationalité Drapeau : France française
Pays de résidence France
Diplôme
Agrégation des facultés de droit et de sciences économiques (1985), doctorat d'État en économie (1984), doctorat de troisième cycle économie internationale (1981) université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris (1976)
Profession
Professeur d'université, économiste, Recteur d'académie (2010-2012), Directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (2012).
Activité principale
économie internationale, compétitivité, mondialisation, stratégies des entreprises multinationales Économie de l'éducation, Étude comparée des systèmes d'éducation.

Jean-Louis Mucchielli est un économiste français, né en 1950 à Luynes et originaire de Ghisoni (Corse). Professeur des universités, recteur d'académie, il a été nommé en conseil des ministres du 28 mars 2012, directeur général de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle au Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. À partir de septembre 2012, il est chercheur invité à l'université de commerce international et d'économie de Pékin. Il est chevalier dans l'ordre national du Mérite et commandeur des Palmes académiques.

Études[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à Nantes, il passe son bac à Montpellier et un Deug d'économie à Aix-en-Provence. Titulaire d'une maîtrise de sciences économiques à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il obtient également en 1976, le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, ainsi qu'un DEA d'économie internationale et d'économie monétaire et le certificat du centre d'études des communautés européennes de Paris 1 (CUECE). En 1981, il soutient une thèse de troisième cycle à Paris 1 Panthéon-Sorbonne (publiée en partie aux Éditions Économica)[1] puis une thèse d'État en 1984 dans la même université, consacrée à la multinationalisation des firmes et au commerce international (publication aux Éditions Économica, sous le titre Firmes multinationales, mutations et nouvelles perspectives, 1985) et dirigée par le professeur Bernard Lassudrie-Duchêne. À l'université de Paris-XII, alors chargé de travaux dirigés, il peut suivre les cours des professeurs étrangers invités comme Ronald Jones, Stephen Magee, Anne O. Krueger, Martin Schubick, Werner Hidelbrandt et John Harsanyi Nobel d'économie.

Carrière[modifier | modifier le code]

Moniteur, puis chargé de travaux dirigés (Paris-I et Paris-XII) en 1977-1979, il est nommé assistant à Paris-XII (1979), puis maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille III en 1981. En 1985, il est reçu à l'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques. La même année, il est nommé professeur à l'université de Toulon, puis élu en 1989 professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il prend la direction du master de stratégie industrielle et du pôle de recherche en économie internationale au sein du centre de recherche CNRS TEAM (Théorie économique appliquée à la micro et la macroéconomie) inclus en 2005, dans le Centre d'économie de la Sorbonne UMR CNRS. Dans le même temps, Jean-Louis Mucchielli est élu au Conseil national des universités (CNU, section sciences économiques, 1995-2001), conseiller scientifique auprès de l'Agence française pour les investissements internationaux(AFII), du Commissariat général au Plan (CGP) et directeur adjoint à la Mission scientifique et technique du ministère de la recherche (1994-1996)puis conseiller d'établissement au ministère de l'Éducation nationale (1996-98). À Paris-I, il est parallèlement responsable du programme «La Contamine» créant un consortium d'universités françaises et de l'université del Salvador (Buenos Aires) et permettant de délivrer un double diplôme français et argentin en sciences économiques et en gestion[2]. Il est également maire adjoint de sa commune de résidence à Épinay-sur-Orge (10 000 habitants), chargé du développement économique de 1995 à 2001.

Il est professeur invité dans de nombreuses universités étrangères, université de Genève, université de Washington à Seattle, université de Toronto, université del Salvador (Buenos Aires), universités de Waseda et de Hosei (Tokyo), université d'Abidjan, École polytechnique de Tunis, université de Louvain (Belgique), etc. Il est également professeur affilié à l'école supérieure de commerce de Paris ESCP-Europe de 1998-2004 puis de 2007 à 2009.

En 2004, il est nommé conseiller culturel à l'ambassade de France au Japon à Tokyo où pendant deux ans il assura la supervision des affaires culturelles de l'ambassade et participa, entre autres, à la reconnaissance du lycée franco-japonais par les autorités de Tokyo, à l'implantation de La Folle Journée de Nantes au Japon, et au développement du français dans les grandes universités de Tokyo, notamment par la création et l'établissement de chaires françaises, dont la plus célèbre est la « chaire Louis-Vuitton » à l'université Keiō à Tokyo; chaire financée par Louis Vuitton Japon qui permet de faire venir des professeurs français sur des périodes de trois mois pour enseigner des cours de sciences humaines et sociales validés dans le cursus des étudiants de l'université[3],[4].

De retour en France, après un an également passé à l'Université Waseda comme chercheur visiteur (2006-2007), il est élu professeur de classe exceptionnelle chevron 2, puis nommé président du jury de l'Agrégation de sciences économiques et socialesconcours externe [5]. Il est également nommé délégué scientifique adjoint à l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur(AERES)[6] en 2008.

Il est nommé recteur de l'Académie d'Amiens en février 2010. Le 29 mars 2012, il est nommé en conseil des ministres, directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le 11 juillet 2012, il quitte ses fonctions. 2013, il intègre le CEREGMIA de l'Université des Antilles et de la Guyane.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Mucchielli est l'auteur ou le directeur de publication de vingt ouvrages en français, anglais et japonais[7] et il a publié plus de 70 articles dans des revues internationales à comité de lecture. Il a par ailleurs participé à de nombreuses émissions de radio (France culture[8]...) et enregistré deux vidéos pour le site « Archives audiovisuelles de la recherche » pour la Fondation maison des sciences de l'Homme, [25]

Ses travaux scientifiques portent sur les principaux thèmes suivants :

La spécialisation internationale intra-industrielle[modifier | modifier le code]

Les premiers travaux de Jean-Louis Mucchielli, à partir de 1977, se portent sur les échanges intra-industriels qui faisaient à l'époque l'objet de très peu d'investigation en Europe, malgré les travaux pionniers de Grubel et Llyod en 1975 (Grubel, Herbert G. et Peter J. Lloyd. Intra Industry trade: The Theory and Measurement of internationally trade in Differentiated Products. Wiley, New York 1975). Ses premiers travaux en français furent publiés dans de nombreuses revues en particulier Économies et Société (1979), et la revue économique (Commerce intra-branche et intra-produit dans la spécialisation internationale de la France : 1960-85 avec Fabrice Mazerolle in Revue économique, V.39, no 6 (nov. 1988). En 1979, un article majeur est publié avec B. Lassudrie-Duchêne dans la revue économique[9]; cet article jette les base de l'école française de la DIPP Division internationale du travail, la division internationale des processus productif, et montre comment un pays «intermédiaire» comme la France peut avoir des avantages de différentes nature selon que son partenaire est plus ou moins en avance par rapport à lui. Ces éléments de DIPP, indiquant que les processus productifs peuvent être fragmentés sur plusieurs territoires nationaux, met à la fois en évidence l'importance des multinationales dans la spécialisation internationale des pays mais en même temps est explicatif de la montée des échanges intra-industriels internationaux portant sur les segments de produits. Plus tard, les spécialistes américains reprendront cette analyse sous la forme de la «théorie de la fragmentation» (Ronald Jones).

Les déterminants de la multinationalisation des entreprises[modifier | modifier le code]

Dès 1981, puis dans sa thèse d'État en 1984, Jean-Louis Mucchielli cherche à rapprocher les théories de l'échange international avec celles de la multinationalisation des firmes (multinationales). Reprenant les enseignements de l'école de Reading, créée par le professeur John Harry Dunning, avec qui il a collaboré, Jean-Louis Mucchielli dépasse le paradigme éclectique de J. Dunning en développant une approche synthétique de la multinationalisation des firmes[10]. Les déterminants essentiels de la multinationalisation apparaissent alors comme étant le fruit d'une combinaison optimale des avantages comparatifs des pays d'accueil et des avantages compétitifs des firmes multinationales. Par la suite ce diptyque sera complété en introduisant un avantage stratégique lié au comportement stratégique des firmes dans un environnement de concurrence oligopolistique. Il contribue ainsi à créer en France avec quelques autres collègues le courant de l'économie industrielle internationale[11]. Les travaux de Jean-Louis Mucchielli sont repris dans de nombreuses recherches à l'étranger.

L'impact des délocalisations[modifier | modifier le code]

Lors de ses nombreuses conférences aux États-Unis, Jean-Louis Mucchielli rencontre le professeur Robert Lipsey alors responsable du National Bureau of Economic Research (NBER)de New York et mondialement connu pour ses travaux sur le niveau des prix avec Irving Kravis, mais qui travaille également sur les investissements directs internationaux et leurs impacts sur l'emploi, et les transferts de technologie [12]. De leurs collaborations sort le livre de R. Lipsey et J.L. Mucchielli[13]. Ce livre est le fruit également des travaux du professeur J.L. Mucchielli et de son équipe de recherche publiés notamment dans la revue économique de 1998 et 2000 [14]. Deux des apports importants de ces travaux scientifiques sont liés :

  1. à la méthodologie : pour la première fois des bases de données individuelles d'entreprises ont pu être utilisées afin de comparer les comportements d'exportations et ceux d'investissements à l'étranger.
  2. En mettant en corrélation ces deux comportements, il apparaissait clairement que les entreprises les plus exportatrices étaient également celles qui investissaient le plus à l'étranger.

Les phénomènes de complémentarité exportations/ investissements directs à l'étranger étaient de ce fait largement plus forts que ceux de substituabilité. Bien que les délocalisations font encore couler beaucoup d'encre, il serait intéressant de poursuivre ce type de recherche. Ces travaux introduisaient déjà les idées d'hétérogénéité des firmes qui se sont largement développé dans les années 2000.

L'agglomération des localisations des entreprises multinationales[modifier | modifier le code]

Poursuivant ses travaux au sein du Pôle d'économie internationale qu'il dirige à Paris 1 durant plus de 15 ans, Jean-Louis Mucchielli développe alors les analyses en termes de stratégies spatiales de firmes multinationales. Lors de discussions avec Francois Perroux, ce dernier avait en 1982 publié, dans sa revue Mondes en développement, le premier travail de Jean-Louis Mucchielli sur ce sujet et portant sur le « cycle spatio-fonctionnel » dans les choix de localisation territoriale de la firme multinationale. L'association de la DIPP, de l'échange intra-industriel et des multi-localisations des firmes fut toujours un des thèmes de recherche de Jean-Louis Mucchielli, ce thème donna lieu à un nouvel approfondissement en 2005, dans un publication conjointe de la revue économique [15].

En parallèle avec l'école de la nouvelle économie géographique remis à jour par Paul Krugman et aux développements récents de l'économétrie qualitative, (Daniel McFadden), les travaux de Jean-Louis Mucchielli se développèrent sur l'aspect de la géographie de la localisation des firmes multinationales. Cet axe de recherche a donné lieu à de nombreuses publications de son laboratoire de recherche en particulier les articles avec T. Mayer[16] et F. Puech[17] ainsi que la tenue d'un colloque international à la Sorbonne en 2004 publié aux Éditions Edward Elgar aux États-Unis[18]. Ces articles permirent aussi à des auteurs américains notamment R. Mataloni du Bureau of Economics Analysis du département du Commerce des États-Unis de développer pour les États-Unis des travaux similaires [19]. L'idée fondamentale de ces travaux réside dans le fait que les choix de localisation des multinationales sont hiérarchisés. Les choix de la zone géographique, du pays, de la région puis de la localité d'accueil entrainent des hiérarchisations dans les arbitrages et les choix définitifs des firmes. Ce cadre d'analyse s'applique alors tout naturellement à l'analyse des clusters et des pôles de compétitivité[20].

La géostratégie de la firme multinationale[modifier | modifier le code]

Tous ces thèmes développés lors des recherches de Jean-Louis Mucchielli et de son groupe de recherche, permettent de mettre en lumière une véritable école française de géostratégie de l'entreprise multinationale. Vont se combiner alors les avantages à la localisation (J. Dunning), les avantages spécifiques de firmes (Avantages compétitifs, Porter, Caves, Hymer), et les avantages stratégiques (Mucchielli, alliances et avantages stratégiques et nouvelle économie géographique : agglomération).

La compétitivité par la qualité[modifier | modifier le code]

Tout au long de ces analyses sur les spécialisations internationales et les stratégies des entreprises multinationales, J.L. Mucchielli s'est intéressé à la compétitivité des pays retracé au travers de leurs avantages comparatifs (voir Encyclopedia universalis[21],). Croisant ses expertises en économie internationale et en éducation il a écrit avec Emmanuel Combe une note sur la compétitivité par la qualité et la qualification. Si la croissance économique est bien l’un des défis les plus importants que nous devons relever. Seule une combinaison de solutions nous permettra d’y parvenir [22]. Dans cette note dix propositions concrètes sont formulées en octobre 2011 dans le cadre d’une politique ordonnée autour de la notion de qualité de la spécialisation internationale de la France, ce qui appelle une stratégie de formation des individus (voir Le Monde 16 novembre 2012).

Encadrement doctoral et direction du Pôle d'économie internationale Sorbonne[modifier | modifier le code]

Depuis son élection à Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 1989, Jean-Louis Mucchielli a dirigé et fait soutenir trente deux thèses d'économie. Toutes ont développé et approfondi les axes majeurs de la recherche du Pôle d'économie internationale qu'il dirige, à savoir, les nouvelles formes de spécialisations internationales et les stratégies des entreprises multinationales. Les jeunes thésards ont ensuite trouvé des postes d'enseignants-chercheurs (Paris-1, université Toulouse 1 Capitole, Sciences Po Paris, université du Maine, université de Tours, université de La Réunion, Institut national de la recherche agronomique, université de Nottingham, Liverpool, université Waseda, École supérieure de gestion, d'autres ont trouvé des postes comme sénior économistes dans des institutions nationales ou internationales (Fonds monétaire international, Direction générale du Trésor et de la Politique économique, AFII, Conseil de la concurrence, Banque centrale européenne, Organisation de coopération et de développement économiques, etc.) Parmi ces trente deux thèses, deux ont été particulièrement primées : celle de Thierry Mayer qui reçut le prix de la meilleure thèse de sciences économiques en 2000 par l'Association française de science économique (AFSE) et celle de Florence Puech qui fut nominée au prix Philippe Aydalot par l'Association française d'économie régionale et urbaine[10], d'autres encore obtinrent des prix de thèse à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Informations sur quelques doctorants[modifier | modifier le code]

Nathalie Avalonne, maître de conférence Université Francois Rabelais de Tours; Céline Azemar :Lecturer, University of Glasgow Adam Smith Business School; Severine Chedor, maitre de conférence, Université de Paris 11; Olivier Bertrand, maître de conférences Université Toulouse 1 Capitole, Toulouse school of economics; Jacques Cailloux, chief economist at Royal Bank of Scotland; Emmanuel Combe, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne; Nabyla Daidj, Telecom École de management, Directrice du département Management, Marketing et Stratégie; Valérie Dhartout, chargé de cours, université de Paris 2 Panthéon-Assas; Rodolphe Desbordes Lecturer, Department of Economics at the University of Strathclyde; Armand Derhy, directeur de l'ESG Paris ( École supérieure de gestion de Paris); Anne-Celia Disdier, Chargée de recherche INRA, Laurier Jeune chercheur 2011; Christine Ferrer, maître de conférence Université Francois Rabelais, Tours; Jérôme Henry, Senior économiste, European Central Bank, DG-Economics; Sinji Hasegawa, professeur d"'économie, Université Waseda, Tokyo; Liza Jabbour, lecturer in business economy, University of Birmingham; Thierry Mayer, Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, nommé meilleur jeune économiste de France (Le Monde/cercle des économistes 2004), IUF; Sylvie Montout, Economiste - Chef du pôle veille et analyse de l'environnement concurrentiel chez Invest in France Agency agence française des investissements internationaux; Ysabel Nauwelaerts, Associate professor, Coordinator Internationalization & Concreas, Université d'Anvers; Alain Nurbel, cahrgé de mission IUT Saint Pierre de la Réunion; Serge Perrin, Agence française de développement, économiste au Département Afrique Sub-saharienne; Étienne Pfister, Rapporteur général adjoint de l'Autorité de la concurrence, France; Maria Pluvia Zuniga, Economiste OCDE, researcher, United nations university, UNU-MERIT, Maastricht; Florence Puech, Maître de Conférences en Économie à l'Université de Lyon II, Membre du Laboratoire d'Économie des Transports; Cosmin Soïta, Senior économiste, Lafarge compagnie, Paris; Isabelle Soubaya, maître de conférences université de la Réunion; Yu Pei, assistant professeur, University of International Business and Economics, Pékin;

Recteur d'académie, chancelier des universités[modifier | modifier le code]

Le 16 février 2010, Jean-Louis Mucchielli est nommé recteur de l'académie d'Amiens, par décret du président de la République pris en conseil des ministres sur proposition du ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel et de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse. Il s'engage à relever les défis de cette académie à savoir, entre autres, l'évolution positive des taux de succès aux évaluations (CE1, CM2) et aux examens, la lutte et la prévention de l'illettrisme, le développement des internats d'excellence et de l'éducation prioritaire pour l'égalité des chances, le développement des pôles d'excellence de formations professionnelles (Beauvais et Saint-Quentin). L'accent est également mis sur le développement des langues et des conventions avec les établissements étrangers et sur les volets culturels et sportifs de l'éducation.

Directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (DGESIP)[modifier | modifier le code]

Durant son mandat, Jean-Louis Mucchielli a représenté le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche à la conférence de Bucarest (Head of delegation). Cette conférence s'inscrivait dans le Processus de Bologne, initié à la Sorbonne en 1998 et officiellement lancé en 1999 à Bologne pour créer un espace de l'enseignement supérieur, avec la signature de 29 pays. les ministres responsables de l'enseignement supérieur ont signé cette déclaration de Bologne dans laquelle ils s’engageaient à créer un espace de l'enseignement supérieur.Le processus s'est par la suite développé autour d'une réforme majeure qui concerne depuis 2010, 47 pays. (voir le communiqué final de Bucarest "Making the Most of Our Potential: Consolidating the European Higher Education Area")[23]. Il a par ailleurs engagé la réforme des écoles françaises à l'étranger (Athènes,Le Caire, Madrid, Rome, École française d'extrême orient), à partir du rapport de la cour des comptes (2012)en travaillant avec les comités scientifiques et les directions de ces écoles pour trouver une plus grande mutualisation de certains services communs [24]. La DGESIP a également renforcé son analyse sur les raisons des résultats décevants du plan réussite en licence lancé en 2007-2008 et qui a mobilisé plus de 700 millions d'euros afin de réduire initialement de moitié l'échec en premier cycle des universités. Une enquête approfondie est en cours. Enfin, durant son mandat, les conventions IDEX pour les PRES bénéficiant des investissements d'avenir[25], ont été finalisées; un processus d'alerte pour les universités en difficulté financière dans le cadre des RCE ( responsabilités et compétences élargies) fut également élaboré [26].

Livres[modifier | modifier le code]

  • 2010 : J.-L. Mucchielli & T. Mayer, Économie internationale (seconde édition), Hypercours, Dalloz
  • 2008 : La Mondialisation, chocs et mesure, éditions Hachette supérieur[27].
  • 1991 : Relations économiques internationales, 4e édition revue et augmentée, Les fondamentaux, Hachette supérieur, 140 p., traduction russe, 1995, 2e édition mars 2001, 3e édition 2003.
  • 2004 : J.-L. Mucchielli & T. Mayer éditeurs, Multinational Firms Strategies and the New Economic Geography, Edwards Elgar, Londres.
  • 2002 : J. Dunning et J.-L. Mucchielli éditeurs : Multinational firms, global-local dilemna, Routledge, N.Y., Londres. 221 p.
  • 2002 : R. Lipsey et J.-L. Mucchielli, éditeurs: Multinationals firms and impacts on employment, trade and technology, Routledge, N.Y., Londres, 272 p.
  • 2001 : J.-L. Mucchielli, D. Nivat et V. Thollon-Pommerol, Les Investissements directs étrangers en France, 142 p. Rapport du CNIS, Conseil national de l’information statistique, disponible sur le site Web du CNIS.
  • 1999 : Le Commerce extérieur de la France, Armand Colin, octobre 99, 95 p.
  • 1998 : Multinationales et mondialisation, Éditions Seuil, 365p.
  • 1998 : Multinational Location Strategy, Economics, Location, Management and Policy, Jai Press, Greenwitch, Ed. J.L. Mucchielli, 237p.
  • 1998 : Globalization and Regionalism, New Strategies for Multinational Firms, J.-L. Mucchielli, P. Buckley and V. Cordell eds, Hartworth Press, 347 p., deux numéros spéciaux de la revue JTMD, Journal of Transnational Managment Development, no 2 et no 3-4.
  • 1994 : Multinational Firms and International Relocation, coédité par P. Buckley et J.-L. Mucchielli, Edward Elgar, Londres, colloque Sorbonne 1994.
  • 1990 : Économie internationale, Mémentos Dalloz, 190 p., deuxième édition revue et augmentée, première édition 1990.
  • 1993 : Mondialisation et Régionalisation : un défi pour l’Europe, J.-L. Mucchielli et F. Célimène eds, Economica, octobre 1993. Actes d’un colloque organisé par le GDR CNRS EFIQ, à la Martinique en 1992.
  • 1993 : Europe-Japon : partenaires ou concurrents dans les relations économiques internationales ? Mucchielli J.-L. et Y. Sazanami, eds., publication en japonais, Tokyo, actes d’un colloque organisé à la Sorbonne en 1992.
  • 1992 : Multinationals and Europe 1992, Burgenmeier B. et J.-L. Mucchielli éditeurs, Routledge, Londres, 350 p., actes d’une table ronde organisée à l'université de Genève en 1989.
  • 1989-1990 : Principes d’économie internationale, Economica, 3 retirages, épuisé, version AUPELF.

Livres épuisés chez Economica (L’Échange international, les firmes multinationales, et multinationales et investissements croisés).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) La mondialisation - Chocs et mesure.
  2. (es) [1] Université du Salvador
  3. (fr) [2] Chaire française d’enseignement et de recherche Louis Vuitton Japon Ambassade de France au Japon et université Keio à Tokyo
  4. (ja) [3]
  5. (fr) [4] Présidents des jurys des concours externes, internes de l'agrégation et des concours d'accès à l'échelle de rémunération des professeurs agrégés correspondants - session 2009
  6. (fr) [5] Les délégués scientifiques de l’AERES
  7. (fr) [6] Livres de J.-L. Mucchielli
  8. (fr) [7] Les frontières
  9. (fr) [8] Les échanges intra-branche et la hiérarchisation des avantages comparés dans le commerce international
  10. a et b (fr) [9] Déterminants de la délocalisation et firmes multinationales. Analyse synthétique et application aux firmes japonaises en Europe
  11. (fr) [10] L'économie industrielle internationale : une discipline en construction
  12. (en) [11] Conference on Challenges to Globalization (Lidingö, Sweden)
  13. (en) [12] Multinational firms and impacts on employment trade and technology
  14. (fr) [13] Investissements directs à l'étranger des multinationales françaises et relations commerciales avec leurs filiales. Une analyse sur données individuelles d'entreprises
  15. www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RECO_566_1185
  16. (fr) [14] La localisation à l'étranger des entreprises multinationales. Une approche d'économie géographique hiérarchisée appliquée aux entreprises japonaises en Europe
  17. (fr) [15] Internationalisation et localisation des firmes multinationales : l’exemple des entreprises françaises en Europe
  18. (en) [16]
  19. (en) [17] Do U.S. Multinationals Engage In Sequential Choice? Evidence from New Manufacturing Operations in Europe
  20. (fr) [18] Nouvelle économie géographique et théorie des clusters d’entreprises
  21. (fr)[19]
  22. (fr)[20] La compétitivité par la qualité Fondapol
  23. (fr)[21] Communiqué final de la conférence ministériel de Bucarest
  24. (fr)[/http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid56594/ecoles-francaises-a-l-etranger.html] Ecoles françaises à l'étranger
  25. (fr)[22] Comprendre les investissements d'avenir
  26. (fr)[23] Autonomie des universités et RCE
  27. (fr) [24] La mondialisation - Chocs et mesure

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Concept de géostratégie d'entreprise, Paul Simion, [26]
  • La Documentation française, Les Cahiers français, [27]
  • Archives audiovisuelles, Fondation Maison des Sciences de l'Homme [28]
  • Numéro spécial, La Revue pour l'histoire du CNRS, automne 2009, [29]
  • Listes de quelques articles scientifiques de J.-L. Mucchielli, [30]
  • Site "scientific commons", pour quelques articles de recherche de J.-L. Mucchielli [31]
  • Encyclopædia Universalis, article J.-L. Mucchielli, sur la « firme multinationale », [32]
  • Revue économique, (2005), « Décomposition internationale de la chaîne de valeur : une étude de la localisation des firmes multinationales dans l'Union européenne élargie », avec Fabrice Defever, [33]
  • Revue Économie et Statistiques, INSEE (2003), « l'internationalisation et localisation des firmes multinationales : l'exemple des entreprises françaises en Europe », Jean-Louis Mucchielli et Florence Puech, [34]
  • Revue Économie et Statistiques, INSEE, (1999), « La localisation à l'étranger des entreprises multinationales », Thierry Mayer et Jean-Louis Mucchielli, [35]
  • Revue d'économie industrielle (1991), « Alliances stratégiques et multinationales, une nouvelle théorie pour de nouvelles formes de multinationalisation », [36]