Jean-Louis Martinet

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Jean-Louis Martinet est un compositeur français né à Sainte-Bazeille le 8 novembre 1912 et décédé le 20 décembre 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Martinet entre au Conservatoire de Bordeaux en 1929, puis, après quatre années d'études, vient à Paris où il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il travaille l'harmonie avec André Bloch, la fugue et le contrepoint avec Charles Koechlin à la Schola Cantorum, suit parallèlement les cours de fugue de Simone Plé-Caussade, étudie la composition avec Roger-Ducasse et Olivier Messiaen, la direction d'orchestre avec Roger Désormière et Charles Munch. Il s'initie à la technique sérielle avec René Leibowitz à partir de 1945. Après guerre, il s'intéresse aux œuvres d'Anton Webern. Mais au début des années 1950, il se détourne de la musique atonale, qu'il juge "angoissée", et va progressivemnent rechercher à synthétiser les diverses techniques d'écriture musicale. Il s'intéresse à la politique, se rapproche du socialisme. Ses convictions politiques n'ont sans doute pas été étrangères à son isolement musical, comme il s'en explique lui-même[1]. Il part au Canada au début des années 1970 et enseigne au Conservatoire de Montréal de 1971 à 1976, date de son retour en France.

Jean-Louis Martinet est décédé en région parisienne le 20 décembre 2010, à l'âge de 98 ans. Il a été incinéré dans la plus stricte intimité le 4 janvier 2011 au cimetière du Père-Lachaise, à Paris[2].

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1943 : 1er Prix de composition au conservatoire de Paris
  • 1945 : 2nd Prix de direction d'orchestre au conservatoire de Paris

Principales Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Prélude et fugue en ut, pour 2 pianos (1942)
  • Orphée, poème symphonique (1944-1945)
  • Variations pour quatuor à cordes (1946)
  • Prométhée, trilogie de fragments symphoniques (1947)
  • Pièce pour piano (1950)
  • 7 poèmes de René Char, pour 4 voix solistes et orchestre (1951-1952)
  • Trois mouvements symphoniques (1953-1958)
  • Symphonie In memoriam (1962-1963)
  • Divertissement pastoral, pour piano et orchestre (1966)
  • Le Triomphe de la Mort, symphonie dramatique (1967-1973)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire de la musique française, Marc Vignal, Larousse
  • Dictionnaire de la musique, Marc Honegger, Bordas