Jean-Louis Costes

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Jean-Louis Costes en concert à Dijon en juin 2009.

Jean-Louis Garnick Philippe Costes, né le 13 mai 1954 est un artiste performer, musicien, cinéaste et écrivain français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jean-Louis Coste a grandi dans la maison de ses grands-parents, plutôt aisés,[réf. nécessaire] au Vésinet. Tout en faisant des études d'architecture, il joue dans des groupes de rock amateurs et voyage en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Son passage par l'Inde lui laisse plutôt un goût amer : les hippies ont colonisé et massacré les lieux. Il revient avec un tatouage sur les doigts et l'épaule.

[modifier] Musique et scène

Jean-Louis-Costes en concert à Dijon en juin 2009.

À partir de 1986, la musique devient son activité principale et il quitte son poste d'architecte. Il cesse de jouer dans des groupes pour créer seul des chansons aux paroles crues oscillant entre mélodies et bruitisme et évoquant parfois des thèmes politiques.

Sur scène il présente ses opéras « pornos-sociaux », des comédies musicales paroxystiques trash et violentes, qui peuvent choquer.

En 2002 et 2003, avec les performers Giulio Nesi et Marie-Claire Cordat, il crée internationalement (France, Italie, Suisse, Autriche, Allemagne, Belgique, Hollande, Pologne, Écosse, Angleterre et États-Unis) le spectacle Le culte de la vierge, un opéra porno-social, dans lequel la vierge Marie est une poupée gonflable.

Très prolifique, il a produit 35 disques, des dizaines de cassettes audio et de vidéo et 20 opéras joués en Europe, en Amérique du Nord et au Japon. Cette productivité depuis plusieurs dizaines d'années font de lui un artiste culte de la culture underground.

Le 16 mars 2008, Costes se produit au festival Banlieues Bleues à Pantin, une performance qui se veut « sans théâtre ni nudité » ; seul au piano, il interprète des compositions sur le thème des contes de fées. Il est rejoint par plusieurs jazzmen et bluesmen du festival qui viennent improviser sur ses morceaux à la fin de son concert.

En décembre 2008, il se joint aux deux musiciens électro-pop Krisha afin de former le trio Costes and the Krishees. Costes en est le parolier et chanteur, les Krishees se chargeant de la musique (guitare et synthétiseur) et des arrangements.

[modifier] Cinéma

Jean-Louis-Costes en concert à Dijon en juin 2009.

Parallèlement il réalise des films, dont cinq longs métrages et une vingtaine de courts-métrages.

Il apparait dans divers long-métrages dont Baise-moi de Coralie Trinh Thi et Virginie Despentes, et Irréversible de Gaspar Noé, expérience qui le laissera dubitatif et sur laquelle il publiera un texte lapidaire[1].

Au mois de juillet 2006, entouré de Mick Gondouin, Ludovic Berthillot et Régis Desfeux, il tourne dans le court-métrageŒil pour Œil, dont il compose également la bande originale.

[modifier] Littérature

À partir de 1997, il écrit des nouvelles pour des sites internet et des revues indépendantes, notamment la revue Hermaphrodite, la revue Cancer!, le site RING ou la revue littéraire TsimTsoûm. Il rédige également un texte qui sera publié par les éditions Hache, intitulé Mon grand-père immigré raciste anti-français.

Son premier roman, Viva la merda !, est publié en 2003 par les éditions Hermaphrodite.

En 2006, un roman, Grand Père, est publié chez Fayard : il s'agit de la nouvelle Mon grand-père, immigré fasciste raciste anti-français augmentée de 300 pages.

Lui succède ensuite un autre roman, Un bunker en banlieue, refusé par Fayard ainsi que 23 autres maisons,[2] diffusé en mars 2008 par les éditions ERETIC.

[modifier] Œuvres

[modifier] Discographie

Article détaillé : Discographie de Jean-Louis Costes.

[modifier] Filmographie

[modifier] Acteur
[modifier] Compositeur
[modifier] Réalisateur
[modifier] Scénariste
  • 1995 : I Love Snuff, court-métrage de Jean-Louis Costes et Yves Pierog.
  • 1999 : Morpho, court-métrage de Jean-Louis Costes.
  • 2002 : Alice au pays des portables, film de Jean-Louis Costes et Darline Monfort.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Problèmes judiciaires

L'UEJF, le MRAP ou la LICRA l'ont ainsi attaqué en justice en 1997-1998 pour la mise en ligne sur son site d'extraits du CD Livrez les blanches aux bicots. Les parties civiles considéraient qu'il s'agissait d'une incitation à la haine raciale, tandis que Thierry Lévy, avocat de Costes, considérait qu'il s'agissait d'une représentation destinée à mettre en avant les limites de la pensée raciste en poussant sa logique jusqu'à son paroxysme, parfaitement absurde (« Quel raciste conséquent tiendrait de tels propos ? »).

Le 15 décembre 1999, Jean-Louis Costes a été condamné à 50 000 FF d'amende avec sursis par la Cour d'appel de Paris mais cet arrêt a été cassé le 27 novembre 2001 par la Cour de cassation au motif que les délits de diffamation raciale ne sont pas des délits continus mais le délai de prescription de 3 mois sur Internet court à partir de la première publication. L'affaire fut renvoyée devant la Cour d'appel de Paris. Le 27 janvier 2004, celle-ci a de nouveau condamné Jean-Louis Costes, considérant qu'en changeant le nom de domaine de son site, Jean-Louis Costes en avait facilité l'accès, ce qui équivaut à une republication. Cet arrêt de la Cour d'appel de Paris fut également cassé par un arrêt de la Cour de cassation daté du 6 janvier 2009[7]. La haute juridiction clôt cette très longue affaire en constatant l'extinction de l'action publique. La Cour de cassation affirme à cette occasion un principe important selon lequel « la simple adjonction d’une seconde adresse pour accéder à un site existant ne saurait caractériser un nouvel acte de publication de textes figurant déjà à l’identique sur ce site ».

Les livres Je gagne toujours à la fin de Tristan-Edern Vaquette, et Les Singes enchanteurs de Monierza Molia, consacrent quelques chapitres à cette affaire. Le philosophe Yann Kerninon consacre également plusieurs pages de son essai Jean-Louis Costes ou le fou qui est en nous à démontrer le non-sens absolu des accusations de racisme contre Costes.

[modifier] Notes et références

  1. « Irrécupérable », texte publié dans Cancer n°7, décembre 2002 – mars 2003.
  2. Selon son site web
  3. Fiche du livre sur le site de l'éditeur.
  4. Fiche du livre sur le site de l'éditeur.
  5. Fiche du livre sur le site de l'éditeur.
  6. Fiche du livre sur le site de l'éditeur.
  7. L'arrêt sur legalis.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Sur Jean-Louis Costes

[modifier] Liens externes

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