Ernest Meissonier

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Ernest Meissonier

Description de l'image  Meissonier.jpg.
Nom de naissance Jean-Louis Ernest Meissonier
Naissance 21 février 1815
Lyon
Décès 21 janvier 1891
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activité(s) Artiste peintre
Sculpteur
Maître Léon Cogniet
Élèves Édouard Detaille, Alphonse Moutte, Daniel Ridgway Knight, Louis Monziès
Mouvement artistique peintre académique
Œuvres réputées Le Siège de Paris
La Campagne de France, 1814

Ernest Meissonier[1], né à Lyon le 21 février 1815 et mort à Paris le 21 janvier 1891, est un peintre et sculpteur français, spécialisé dans la peinture historique militaire.

Peintre très soucieux du détail authentique, il s'inscrit dans le mouvement de réalisme historique qui apparaît dans les arts plastiques sous le Second Empire.

Sommaire

Biographie [modifier]

Très tôt, Meissonier fait preuve d'un talent certain pour le dessin. Adolescent, il dessine des têtes au fusain et à l'estompe chez Antoine-Julien Potier[2]. Il entre dans l'atelier du peintre Léon Cogniet où il assiste notamment à la préparation de la peinture d'un plafond pour le musée du Louvre représentant l'Expédition d'Égypte, une reconstitution historique qui lui permet d'avoir ses premiers contacts avec la peinture militaire.

Meissonier débute au Salon de 1834. Il est successivement peintre d'éventails et d'images pieuses pour les éditeurs de la rue Saint-Jacques, puis s'essaie à l'illustration avec talent pour l'éditeur Curmer, avec notamment la publication de Paul et Virginie et de La Chaumière indienne de Bernardin de Saint-Pierre. Ses amis de l'époque sont Honoré Daumier et Charles-François Daubigny.

Ernest Meissonier commence sa carrière de peintre dans un registre plus classique, avec des scènes de genre dépeignant la vie quotidienne au XVIIe ou au XVIIIe siècle : joueurs de cartes, joueurs d'échecs, homme attendant à sa fenêtre, fumeur, joueurs de boules. Il obtient un succès grandissant, à tel point qu'on en vient même à le comparer aux maîtres flamands auxquels il est d'ailleurs lui-même fort attaché.

Mais c'est en peignant des scènes militaires que l'artiste obtient les honneurs officiels (officier de la Légion d'honneur en 1856, commandeur en 1867). Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1861. Parmi ses tableaux historiques, on peut citer l'Apothéose impériale, la Retraite de Russie, les Cuirassiers à Waterloo.

Messonier applique systématiquement la même méticulosité d'historien dans tout le travail préparatoire de ses œuvres, ce qui fait de lui une référence en matière d'uniformologie.

En 1886, ce peintre prolifique avait à son actif quelque quatre cents tableaux.[réf. nécessaire]

L’œuvre [modifier]

Campagne de France, 1814, (1864), musée d'Orsay, Paris.
Après la Bataille de Laon, Napoléon et son état-major derrière lui, de gauche à droite, Ney, Berthier, Flahaut (fils de Talleyrand) ; derrière Ney, tombant de fatigue, Drouot, et à sa gauche, Gourgaud[3],[4].

Ernest Meissonier fait partie des illustrateurs d'Honoré de Balzac avec cinq dessins illustrant la Comédie humaine : La Maison du chat-qui-pelote, Le Bal de Sceaux, La Bourse, La Femme abandonnée, La Femme de trente ans.

Il appartient au courant artistique académique[5] Il est considéré de son vivant comme un des plus grands maîtres de la peinture contemporaine. La critique vante dans ses œuvres l’harmonie de l’ordonnance, la justesse de la composition, de même que le charme de la couleur. Connu pour ses scènes de genre militaires napoléoniennes (réalisées sous le Second Empire), Meissonier a eu en son temps gloire et honneurs. Ses peintures sont les plus chères qui se soient vendues du vivant de l'artiste au XIXe siècle, ainsi entre 1884 et 1890 pouvait-t-il vendre certains de ces tableaux entre 100 000 et près de 200 000 francs de l'époque.

Une de ses œuvres les plus connues est le tableau intitulé Campagne de France, 1814[6]. D'un petit format assez inhabituel pour une peinture d'histoire militaire, ce tableau témoigne de son savoir-faire habile et minutieux. Malgré les dimensions réduites, la vaste étendue de la plaine désolée et le lourd ciel gris donnent de l'ampleur à la scène, tout comme la perspective dilatée autour de la figure centrale de l'Empereur, magnifié par un point de vue en léger contrebas. Les moindres détails sont restitués avec minutie. Le directeur de l'École des beaux-arts, Charles Blanc, disait d'ailleurs de Meissonier qu'il « peignait grandement en petit »[7].

Le public découvre son activité de sculpteur après sa mort. Ses statuettes modelées en cire lui servaient à la préparation de ses tableaux[8].

En 1890, Meissonier participe, avec Pierre Puvis de Chavannes, Carolus-Duran, Félix Bracquemond, Jules Dalou, Auguste Rodin et Carrier-Belleuse, à la refondation de la Société nationale des beaux-arts. Il est élu président, avec Dalou comme vice-président. Cette société recommençe à organiser des expositions annuelles au Salon du Champ-de-Mars, traditionnellement une quinzaine après l’officiel Salon des Champs-Élysées, organisé par la Société des artistes français. Quand il meurt l’année suivante, Pierre Puvis de Chavannes lui succéde avec Auguste Rodin comme vice-président.

Il est inhumé à Poissy, où il vécut à partir de 1846 et dont il fut maire.

Collections publiques [modifier]

Peintures [modifier]

Sculptures [modifier]

Illustrations [modifier]

Galerie [modifier]

Salons [modifier]

Élèves [modifier]

Bibliographie [modifier]

Iconographie [modifier]

  • Portrait de E. Meissonier, graveur au travail dans son atelier, 1863, reproduction photographique de Robert Jefferson Bingham photographe, Bibliothèque nationale de France.
  • Portrait en pied de Ernest Meissonier devant un chevalet en intérieur, un chien couché à ses pieds, 1867, par Robert Jefferson Bingham, tirage photographique, National Portrait Gallery, Londres.
  • Autoportrait, 1889

Anecdotes [modifier]

  • Il fut un fervent adversaire de la peinture d’Édouard Manet qui servit sous ses ordres durant la guerre de 1870[13].

Notes et références [modifier]

  1. Né Jean-Louis-Ernest Meissonier.
  2. Peintre lauréat du troisième prix de Rome en 1821 et 1822.
  3. Jean Louis Ernest Meissonier. Ses Souvenirs - Ses Entretiens, précédés d'une étude sur sa vie et son œuvre, par M. O. Gréard. Librairie Hachette et cie - Paris, 1897.
  4. Site du ministère de la Culture - JOCONDE : Catalogue des collections des musées de France
  5. Dit aussi « pompier ».
  6. Campagne de France, 1814 est en fait le premier tableau d'un cycle resté inachevé des conquêtes napoléoniennes, qui valut à Meissonier un immense succès.
  7. « Ernest Meissonier - Campagne de France, 1814 », Notice sur le site du musée d'Orsay
  8. Notice du Musée d'Orsay
  9. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  10. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  11. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  12. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  13. biographie Manet
  14. Émission Discorama du 14/02/1971 [1]

Liens externes [modifier]