Jean-Joseph Sanfourche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jean-Joseph Sanfourche, dit « Sanfourche », est un peintre et un poète français, né le 25 juin 1929 à Bordeaux, et mort le 13 mars 2010 (à 80 ans) à Saint-Léonard-de-Noblat[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sanfourche réside à Talence jusqu'en 1932 puis son père, Arthur Sanfourche, pilote d'essai et mécanicien dans l'armée de l'air, est muté à Rochefort en Charente-Maritime. Il arrive pour la première fois en Limousin en 1940 avec ses parents.

Il est arrêté avec sa famille par la Gestapo. Son père, résistant, est fusillé ; sa mère et lui sont libérés et expédiés à Limoges. Jusqu'au décès de sa mère en 1960, Sanfourche vit avec elle, rue Montplaisir à Limoges.

Sanfourche a réalisé des peintures, des sculptures, des émaux, des totems. On retrouve dans ses œuvres les mêmes petits bonshommes souriants aux gros yeux qu'il a emprunté à Gaston Chaissac. Sa signature est intégrée dans ses œuvres comme une composante graphique : c'est une des particularités de sa peinture.

Sanfourche avait aussi un besoin impérieux de reconnaissance. À cette fin, il a utilisé de nombreux moyens pour se faire remarquer comme d'inventer que son père avait été fusillé pendant la Grande Guerre… Il voulait rester dans l'histoire et sa signature a été l'un de ses moyens. Il a aussi utilisé des ossements humains comme supports.

Il a entretenu une relation épistolaire avec Jean Dubuffet, Anatole Jakovsky, Robert Doisneau, Marcel Jouhandeau, Gérard Sendrey…

Dans les années 1980-2000, l’audience de Sanfourche s’étend. Il participe à de nombreuses expositions internationales. Citons, en 1990, celle de New York (centre culturel suisse), présentée sous le titre « Neuve Invention », nom donné à la collection d’œuvres apparentées à l’art brut, ou encore en Corée, au Japon, en Russie, aux États-Unis, au Québec... En France, le site de la Création Franche, à Bègles, animé par Gérard Sendrey, possède de nombreuses œuvres (émaux, pierres peintes, peintures…).

Les dix dernières années de sa vie, Sanfourche était très proche de la communauté des Béatitudes, un groupe religieux connu pour ses dérives sectaires.

Jean-Joseph Sanfourche meurt en 2010 , à l'hôpital de Saint-Léonard-de-Noblat. Il est inhumé à Limoges-Louyat avec ses parents.

Commentaire[modifier | modifier le code]

« Sa peinture n’est ni le fruit d’un loisir, ni d’un délassement. C’est un travail exigeant, complexe qui ne vaut que par la quête spirituelle qui l’inspire. M. Sanfourche était un homme en perpétuelle réflexion. La question du sens même de la vie était au coeur de ses pensées. Souvent ses peintures où sont représentés des personnages souriants qui font un bonjour de la main, ne sont que l’image inversée d’un mal-être contenu, sur lequel M. Sanfourche restait toujours discret[réf. nécessaire]. »

Distinction[modifier | modifier le code]

  • 1992 : Chevalier de la Légion d'honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie, consultée le 17 mars 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]

  • De Christophe Gatineau, Moi, Sanfourche,‎ 2005. 53 min
    Le premier documentaire de moyen métrage consacré à Jean-Joseph Sanfourche et présenté en avant première à l'UNESCO pour l'inauguration de la semaine mondiale pour l'Éducation pour tous. Diffusé sur KTO et en DVD
  • De Francis Magnenot, Sanfourche, Mille visages,‎ 2004. 45 min
    Lors de la rétrospective qui lui est consacrée à la galerie des Hospices de Limoges en 2003, Sanfourche offre un coup d'œil rare sur son univers intime et artistique. Le film a été nommé en 2004 au Festival international du film d'art de l'UNESCO (FIFAP). Diffusé en DVD avec compléments : durée totale 1 h 30

Lien externe[modifier | modifier le code]