Jean-Joseph Dassy

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Jean-Joseph Dassy est né à Marseille le 27 décembre 1791[1] et décédé dans la même ville le 27 juillet 1865 est un peintre français, spécialisé dans les scènes de l'histoire de France et les thèmes religieux[2]. Il est le frère de l'abbé Dassy, fondateur de l'Institut des jeunes aveugles à Marseille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Joseph Dassy est né le 27 décembre 1791 à Marseille. Son père est marbrier. Son frère cadet Louis Toussaint Dassy, se destine à la prêtrise tandis que ses deux autres frères plus jeunes, Pierre et Hippolyte, aident leur père dans son atelier de marbrerie. Trois de ses sœurs se font religieuses.

D'abord élève de Goubaud et d'Aubert à l'École des Beaux-Arts de Marseille, il se rend ensuite à Paris où, à partir de 1817, il devient un des meilleurs élèves de Girodet-Trioson qui dit de lui « Dassy l'emportera sur tous s'il sait se jeter en avant, mais je redoute sa modestie et sa timidité »[3]. En 1819 il expose au salon Noé sortant de l'arche acquis par la maison du roi et en 1825 Madeleine pénitente qui lui vaut une médaille et qu'il offrira plus tard au musée de Marseille. En 1825 il va à Rome pour se perfectionner. De 1823 à 1826 il exécute de remarquables lithographies d'après les tableaux de Girodet-Trioson : Mustapha, Mardochée, Galathé, Héro et Léandre et Scènes de l'Énéide.

Il revient dans sa ville natale lors des évènements de la Révolution de Juillet et refuse de remplacer son ancien maître Aubert à la tête de l'École des Beaux-Arts et obtient même du maire le maitien du viel artiste à son poste. Au salon de 1831 il expose deux compositions religieuses : L'éducation de la Vierge et le Christ au tombeau. Il effectue un deuxième séjour à Rome (1833-1836). De retour à Paris il expose régulièrement de 1837 à 1844 : Adoration des Mages, Bataille de Saucourt-en-Vimeu (à Versailles), La mort de saint Louis (cathédrale d'Arras), Combat singulier de Robert, duc de Normandie et un guerrier musulman sous les murs d'Antioche, Silène et les bergers, Marie Madeleine dans la grotte de Patmos, Le cardinal de la Tour d'Auvergne (Cathédrale d'Arras) et une Assomption.

Il quitte définitivement Paris pour se retirer à Marseille où il entre le 23 mai 1844 à l'Académie de Marseille[4]. En 1845 il est nommé conservateur du Musée de Marseille, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il ne produit alors que quelques tableaux pour les églises locales : église Saint Lazare, église de la Trinité-la Palud etc. Il décède le 27 juillet 1865 victime d'une épidémie de choléra. Son éloge funèbre ainsi que celui de Dominique Papety et d'Aubert sera prononcé au cours de la séance du 13 juin 1869 de l'Académie de Marseille par le peintre Dominique Antoine Magaud[5]. .

Œuvres[modifier | modifier le code]

Scènes historiques[modifier | modifier le code]

Musée d'art et d'histoire de Cholet[modifier | modifier le code]

  • Le général Précy, 1829[6], dépôt du Musée national du château de Versailles, 1914.

Salles des Croisades, Versailles[modifier | modifier le code]

  • Combat de Robert, duc de Normandie, avec un guerrier sarrasin. — 1098- Par Jean-Joseph Dassy. - II. 0,71. — L. 0,79 : Les Croisés, vainqueurs à Nicée, avaient mis le siège devant Antioche. Pendant ce siège plusieurs chefs signalent leur bravoure dans des combats particuliers. Le duc de Normandie, dit Michaud, soutient seul un combat contre un chef des Infidèles qui s'avançait au milieu des siens ; d'un coup de sabre il lui fend la tête jusqu'à l'épaule et retend à ses pieds, en s'écriant : Je dévoue ton âme impure aux puissances de l'enfer.

Musée national du château et des Trianons, Versailles[modifier | modifier le code]

  • Caribert, roi franc de Paris et de l'ouest de Gaule (mort en 567)
  • Louis Ier dit le Pieux (778-840), empereur d'Occident

Scènes religieuses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne-Antoine Parrocel, Annales de la peinture, Ch. Albessard et Bérard,‎ 1862, 614 p. (lire en ligne), p. 428-429.
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte,‎ 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 148

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome XI, p. 154
  2. Jean-Joseph Dassy, Collections, Culture.fr
  3. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome VI, p. 402
  4. Abbé Dassy, L'académie de Marseille, ses origines, ses publications, ses archives, ses membres, Barlatier-Feissat éditeur, Marseille, 1877, p. 604
  5. Abbé Dassy, L'académie de Marseille, ses origines, ses publications, ses archives, ses membres, Barlatier-Feissat éditeur, Marseille, 1877, p. 332
  6. L'œuvre de Jean-Joseph Dassy , L'Internaute

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]