Jean-Jacques de Felice

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Jean-Jacques de Felice né le 15 mai 1928, mort le 27 juillet 2008, est un avocat français, ancien vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme de 1983 à 1996.

Il s'est fait connaître durant la guerre d'Algérie, où il défendit les militants du FLN. Il plaida pour les paysans du Larzac en lutte contre l’extension du camp militaire, les indépendantistes Kanaks et Tahitiens, les mal logés aux côtés de l'abbé Pierre, les objecteurs de conscience, les étrangers en péril (il est membre du Gisti), les activistes italiens des Brigades rouges comme Marina Petrella et Cesare Battisti. Avocat pénaliste, il défendit Lucien Léger, condamné en 1966 à la réclusion criminelle à perpétuité, pour un meurtre d'enfant. La très longue détention de son client, 41 ans, fit dire à Jean-Jacques de Felice : « Il y a une durée de détention au-delà de laquelle la justice se mue en vengeance »[1].

Proche de l’historienne Madeleine Rebérioux, de l’helléniste Pierre Vidal-Naquet, Felice se disait « en contestation avec l’ordre établi »[2].

[modifier] Bibliographie

  • Pierre Martial, Denis Langlois, Jean-Jacques de Félice, Objection mode d'emploi. Éditions Avis de recherche, 1984
  • Erica Fraters, Réfractaires à la guerre d'Algérie avec l'Action civique non violente 1959-1963, préface de Jean-Jacques de Felice. Éditions Syllepse, 2005
  • Sous la direction de Christine Courrégé, Le Dossier noir de l'instruction : 30 avocats témoignent / J.-J. Felice ; H. Leclerc ; Ph. Lemaire... (et al.). Éditions Odile Jacob, 2006

[modifier] Lien externe

Un parcours d'avocat GISTI.org

[modifier] Référence

  1. Jean-Jacques de Felice, avocat et militant des droits de l'homme, est mort, lemonde.fr, 28/07/08
  2. L'humanite.fr/
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