Jean-Jacques Rousseau (cinéaste)

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Jean-Jacques Rousseau, le cinéaste de l'absurde

Jean-Jacques Rousseau est un réalisateur belge de cinéma, né à Souvret (Courcelles) après la Seconde Guerre mondiale. Il refuse de donner sa date de naissance et de montrer son visage, de peur que les médias déforment son image. Il considère la révélation de son identité comme une fin. Il est assez souvent évoqué dans les quotidiens télévisuels belges.

Il défend un cinéma populaire au sens premier du terme, fait de budgets limités (2 000 à 2 500 € par film), avec des acteurs non professionnels. Il s'est autoproclamé cinéaste de l'absurde.

Ses films voyagent entre réalisme et surréalisme, et font les beaux jours des festivals de cinéma de genre.

Sommaire

[modifier] Un franc-tireur

Tout cela fait qu’un franc-tireur comme Jean-Jacques Rousseau, rencontre improbable entre Ed Wood, Kenneth Anger, Jean-Pierre Mocky et les surréalistes hennuyers, a toute sa place dans un cinéma wallon comme représentation de l’ici. On peut le rapprocher de personnalités étranges et paradoxales comme Noël Godin ou Jacques Dapoz, qui sont liés à son destin, et, dans une registre plus tragique Baudhuin Simon.

[modifier] Une œuvre véritable

Si en 2006, il est possible de parler d’œuvre le concernant, c’est parce qu’elle est unique : elle témoigne en direct de l’apprentissage du cinéma et de la création-constitution de son propre langage par un cinéaste. Vampirisant les films des autres, les premiers Spielberg et Lucas, les films de Kubrick, le cinéma expressionniste allemand des années vingt mais aussi celui des années 70, le cinéma expérimental et la série B voire Z, Mocky et Duras, etc., il suit son instinct et apprend cadrage, éclairage, son, montage, postsynchronisation, direction d’acteurs, etc.

[modifier] Un obsédé étrange

Le virus cinématographique est si fort que Jean-Jacques Rousseau se retrouve exploitant de salle afin de projeter ses films qu’aucun distributeur ou exploitant de sa région et d’ailleurs ne voulaient diffuser. Pour que sa salle soit rentable, il n’est pas rare de voir ses films précéder par exemple Les Dents de la mer ou La Guerre des étoiles ...

[modifier] Ses grands thèmes

Vers le début des années 80, les grands thèmes commencent à se dégager: le fantastique ou de l’épouvante, avec ses créatures de toutes sortes, en particulier les savants fous dépassés par leurs créations (comme l'auteur ?), les sectes, les sociétés secrètes, les tortures, les malédictions diverses. Il y a aussi l’ancrage dans l’histoire, en particulier les deux guerres mondiales, la Wallonie industrielle avec tout un passé de luttes et de révoltes...

[modifier] Une magnifique filmographie

Cette œuvre démontre la possible insoumission aux diktats économiques et financiers, aux exigences technico-culturelles d’un cinéaste ‘'professionnel’'. Rousseau a filmé la bataille de Waterloo dans son jardin ou reconstitué la bataille de l’Yser avec trois acteurs et une vache! Jusqu’il y a quelques années, il n’avait jamais reçu la moindre aide financière pour réaliser ces films. Ce n’est pas un Ed Wood wallon, c’est un cinéaste libre qui s’est constitué une œuvre contre l’ignorance puis la condescendance de la plupart des ‘'élites'’. À partir du moment où quelques amateurs des marges du cinéma commencèrent à qualifier ses films de dadaïstes, surréalistes ou forains, il s'étonna de toutes ces références: pour lui, ces (ses) films étaient avant tout la vie ou la vitalité.

[modifier] Filmographie

(non exhaustive)

[modifier] Bibliographie

Collectif, Jean-Jacques Rousseau, cinéaste de l'absurde, Archimbaud-Klincsieck, Paris, 2008, 240p.

[modifier] Documentaire

Le film Cinéastes à tout prix (2004, 66 min.) de Frédéric Sojcher est consacré au travail de Jean-Jacques Rousseau, Max Naveaux et Jacques Hardy. Interventions de Bouli Lanners et Benoît Poelvoorde. Le film figurait en sélection officielle du Festival de Cannes en 2004.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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