Jean-Jacques Hauer

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Jean-Jacques Hauer ou Johann Jakob Hauer est un peintre allemand actif en France, né le 10 mars 1751 à Gau-Algesheim, localité qui faisait partie, alors, de l'électorat de Mayence, de nos jours en Rhénanie-Palatinat, mort le 3 juin 1829 à Blois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Acte de baptême retranscrit par Charles Vatel: Anno 1757 (sic), die 10 Martii baptizatus est in Ecclesiâ Gau-Algeshemenci Joannes Jacobus, fil. leg. Georgii Philippi Hauer, sartoris et concivis, as Suzanne conj. - Patrinus Joannes Jacobus Hennefetter concivis.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pastel du musée Lambinet
  • Huile sur toile, Charlotte Corday, Versailles, musée national du château, .
  • Huile sur toile, Charlotte Corday dans sa prison,Versailles, Musée Lambinet.
  • Huile sur toile, La confession de Louis XVI par l'abbé Edgeworth, Versailles, Musée Lambinet.
  • Huile sur toile,Les adieux de Louis XVI à sa famille, le 20 janvier 1793, Versailles, Musée Lambinet.
  • Huile sur toile, ex-voto, cathédrale de Blois.
  • Huile sur toile,Les adieux de Louis XVI à sa famille, le 20 janvier 1793, Paris, Musée Carnavalet.
  • Huile sur toile, Portrait du préfet du Loir-et-Cher Louis Chicoilet de Corbigny, 1829, Blois, château-musée.
  • Pastel, Charlotte Corday;Versailles, Musée Lambinet.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Emery Duchesne, Hauer peignant le portrait de Charlotte Corday, 1880, Lisieux, musée d'art et d'histoire. Le peintre Hauer, est représenté en uniforme de commandant de la garde nationale.

Journaux du temps cités par Vatel[modifier | modifier le code]

« Le citoyen Haver, peintre, à dessiné d'après nature le portrait de Marie-Anne-Charlotte Corday. Il a été admis auprès d’elle dans l’intervalle qui sépara son jugement de son exécution. Les traits de son visage, comme les traits de son âme, présentoient un mélange étonnant de tous les contrastes. »

— Courrier français, n° 202, 21 juillet 1793 .

« Pendant qu'on interrogeoit l'accusée, un peintre qu'on dit être le citoyen Havre (c'est le nom allemand défiguré par la prononciation française), élève de David, dessinoit sa figure; elle s'en aperçue : Continuez, lui a-t-elle-dit; ne craignez pas que je change de position. »

— Le Thermomètre du Jour, n° du 24 juillet 1793.


Texte de Lamartine[modifier | modifier le code]

« L'artiste, qui avait ébauché les traits de Charlotte Corday devant le tribunal était M. Hauer, peintre et officier de garde nationale de la section du Théâtre-Français. Rentrée dans le cachot, elle pria le concierge de le laisser entrer pour achever son ouvrage. M. Hauer fut introduit. Charlotte le remercia de l'intérêt qu'il paraissait prendre à son sort et posa avec sérénité devant lui. On eût dit qu'en lui permettant de transmettre ses traits et sa physionomie à la postérité, elle le chargeait de transmettre son âme et son patriotisme visibles aux générations à venir. Elle s'entretint avec M. Hauer de son art, de l'événement du jour, de la paix que lui laissait l'acte qu'elle venait de consommer. Elle parla de ses jeunes amies d'enfance à Caen, et pria l'artiste de copier en petit le portrait en grand qu'il exécutait, et d'envoyer cette miniature à sa famille. »

— Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, Bruxelles, 1851, vol. 3, p. 388.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Joseph Vatel, Note sur l'authenticité du portrait de Ch. de Corday,Paris, 1861.
  • R. Porcher, Le peintre de Charlotte Corday, Jean-Jacques Hauer 1751-1829, Blois, Migault, 1902.
  • Erich Hinkel: Der Maler Hauer und der Engel des Todes, Heimat am Mittelrhein. Monatsblätter der Allgemeinen Zeitung Ausgabe, Bingen und Ingelheim, 3/1979.
  • Erich Hinkel: Der Maler Johann Jakob Hauer/Le Peintre Jean Jacques Hauer (dt./frz.), Beiträge zur Geschichte des Gau-Algesheimer Raumes, Carl-Brilmayer-Gesellschaft Gau-Algesheim, vol. 20, 1987.
  • Erich Hinkel: Johann Jakob Hauer (1751-1829). Ein Maler der Revolution und Restauration, in: Gau-Algesheim. Historisches Lesebuch, 1999, p. 149-151
  • Norbert Diehl: 175. Todestag von Johann Jacob Jean Jacques Hauer, Blätter zur Kultur- und Heimatpflege, Beilage zum Amtsblatt der Verbandsgemeinde Gau-Algesheim, 14, 2004, N°. 2
  • Erich Hinkel: Johann Jakob Hauer. Maler der Revolution, Bruchsal 2007.