Jean-Jacques Desvaux de Saint-Maurice

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Jean-Jacques Desvaux de Saint-Maurice
« meilleur artilleur d'empire » dit l'Empereur dans ses mémoires à Saint-Hélène
« meilleur artilleur d'empire » dit l'Empereur dans ses mémoires à Saint-Hélène

Naissance 26 juin 1775
Paris
Décès 18 juin 1815 (à 39 ans)
Mont Saint-Jean, pendant la bataille de Waterloo
Mort au combat
Origine Français
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 17921815
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 10e colonne

Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Desvaux de Saint Maurice.svg

Jean-Jacques Desvaux de Saint-Maurice, né le 26 juin 1775 à Paris et mort le 18 juin 1815 à Waterloo, est un militaire français.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques Philippe Des Vaux, Écuyer, Seigneur de Saint Maurice, de Gasloups les Chatelets et autres lieux, Receveur général des Finances, Conseiller et Secrétaire du Roi, et d'Angélique Melin.

Marié à Céleste-Charlotte Souverbie (famille de propriétaires à Saint-Domingue), dont un fils et une fille :

  • Charles-Antoine-Jacques baron Desvaux de Saint-Maurice, chef d'escadron, chevalier de la Légion d'honneur; né à Paris, 18 juillet 1812, décédé en 1865 sans postérité.
  • Angélique-Célestine-Augusta Desvaux de Saint-Maurice ; mariée : en première noce à Gustave-Louis de Schreiber, chambellan et conseiller du Grand-Duc Adolf de Nassau dont deux fils, qui suivent, et deux filles : Louise Antoinette, née en 1841, et décédée à l'âge de 12 ans le 12 mars 1853 à Paris, et Marie-Carlotta née le 18 mars 1843 au château de Biebrich (Allemagne), mariée à Paris, le 12 janvier 1863, à Pierre-Ernest Claudon, sous-préfet; devenue veuve Angélique-Célestine-Augusta se marie en deuxième noce le 2 octobre 1865, à Eugène Casimir Lebreton, général, député du corps législatif.

Charles-Léon de Schreiber, baron de Schreiber-Desvaux de Saint-Maurice, né à Paris 1er le 11 février 1845, sous-lieutenant au régiment étrangers (8 juin 1867), capitaine de tirailleurs algériens (1879), chef de bataillon d'infanterie (24 août 1886), officier de la légion d'honneur, fut autorisé, par décret impérial du 18 juillet 1868, à ajouter à son nom celui de son grand-père maternel, « Desvaux de Saint-Maurice », et confirmé ensuite dans la transmission de son titre de baron héréditaire, par lettres patentes du 28 mars 1870. Il épouse Marie Bellot le 28 juin 1879 à Alger et meurt le 14 juillet 1917 à Vence (Alpes-Maritimes) sans postérité. Son frère, Charles Henri de Schreiber, est né à Dizy (Marne) le 27/06/1838. Rentier et membre de la Société des bibliophiles bretons et de l'Histoire de la Bretagne, il épouse à Aÿ (Marne), le 27 janvier 1866, Henriette-Jeanne Bollinger, fille de Joseph-Jacob Bollinger et petite-fille d'Athanase de Villermont (fondateurs des champagne Bollinger). Il meurt au Cannet (Alpes-Maritimes) le 2 février 1907, sans postérité.

À sa mort, son épouse Céleste-Charlotte se remarira avec le Capitaine de Cavalerie Charles Juvenal Osmont de Villarceaux.

Renseignements militaires[modifier | modifier le code]

Élève au Collège de Juilly de 1786 à 1790, il rentre comme élève sous-lieutenant à l'école d'artillerie de Châlons le 1er mars 1792. Le 1er septembre 1792, il est lieutenant d'artillerie, employé au 4e d'artillerie à pied. Il passe rapidement lieutenant en premier le 1er décembre, puis adjudant-major le 31 juillet 1793. En 1792-1793, il est affecté à l'armée des Alpes sous Kellermann et se distingue aux combats d'Aiguebelle et de Saint-Maurice, puis au siège de Lyon. Le 22 septembre 1793, il est nommé capitaine et prend part à la 1re bataille du Boulou (14-15 octobre 1793).

Il est ensuite employé à l'armée des Pyrénées-Orientales (ans II et III), puis à l'armée d'Angleterre. En 1798, il est à l'armée d'Italie et le 23 avril 1799, il est nommé chef d'escadron au 2e d'artillerie à cheval. Il passe ensuite à l'armée de réserve, le 28 novembre 1800 il est affecté au 8e d'artillerie à cheval puis au 5e d'artillerie le 21 janvier 1802. Il passe major le 23 mai 1803, puis colonel du 6e d'artillerie à cheval le 29 octobre 1803.

Membre de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803. Le 25 janvier 1804, il passe aide de camp du général de Marmont. Officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804. Affecté au 1er régiment d'artillerie à pied le 2 mars 1805. L 23 mai 1805, il est nommé inspecteur général de l’artillerie impériale et est élevé à la dignité de général de division

Ans XII et XIII, il est employé en Hollande, puis à la Grande Armée. Nommé directeur de l'artillerie en Dalmatie le 11 août 1806. En 1809, il combat à Raab et Wagram ou il participe à la destruction des redoutes autrichiennes. Nommé Major général de l'artillerie de la garde impériale le 15 juillet et employé à l'état-major du Maréchal Berthier en tant que major général de l’artillerie impériale et généralissime des allemands.

Baron d'Empire le 30 octobre 1810.

En 1812-1813, il fait la campagne de Russie et à la tête de toute l'artillerie, détruit la redoute russe de la moskova.

Mis en non-activité le 1er novembre 1814.Chevalier de l'ordre de Saint-Louis(1814). Lors des Cent-Jours, il se rallie à l'Empereur et il est nommé commandant de l'artillerie de la garde impériale le 11 avril 1815. Le 18 juin 1815, lors de la bataille de Waterloo, il est tranché en deux par un boulet ; il était à la tête de la batterie d'artillerie que venait de visiter l'Empereur.

Hommages[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, pilier nord.

Caserne d’artillerie dans la Meuse à Stenay et il possède un boulevard à son nom, au nord de Paris

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Desvaux de Saint Maurice.svg
Armes du baron Desvaux de Saint-Maurice et de l'Empire

Ecartelé au premier d'azur à deux canons en sautoir d'or ; au deuxième des Barons tirés de l'armée ; au troisième de gueules à la fasce d'or chargée de trois glands de sinople et accompagné de trois étoiles d'or deux en chef une en pointe ; au quatrième de sinople au chevron d'or, accompagné en chef de deux croissants et en pointe de trois tours une et deux du même.[1]

Livrées :les couleurs de l'écu, le verd dans les bordures seulement[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration,‎ 1844 (lire en ligne) ;