Jean-Henri Labourdette

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Jean-Henri Labourdette

Naissance 1888
Décès 1972 (à 84 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Carrossier automobile

Jean-Henri Labourdette est un carrossier automobile français de renom du début du XXe siècle.

Citroën B2 Sport Caddy
Rolls-Royce Phantom III « Vutotal »

Historique[modifier | modifier le code]

Il commence à carrosser des véhicules automobiles dans l'entreprise familiale qu'il reprend en 1911. Un an plus tard, ses carrosseries automobiles connaissent le succès, notamment grâce à la création du « torpédo-skiff » ainsi nommé en raison de sa ressemblance avec les bateaux.

L'entreprise Henri Labourdette (nom du fondateur, père de Jean-Henri), basée à Courbevoie, devient l'une des plus célèbres du monde automobile de l'entre-deux-guerres, en raison « des techniques les plus nouvelles et des lignes les plus modernes » adoptées comme la carrosserie « Vutotal » sans montants brevetée fin 1935 par l'ingénieur Joseph Vigroux[1].

L'entreprise s'arrête en 1939 bien que Jean Henri Labourdette ne meure à Paris qu'en 1972[2].

Réalisations[modifier | modifier le code]

La Rolls-Royce Phantom III « Vutotal » Cabriolet by Labourdette est actuellement dans la collection du musée automobile John W. Rich[3]. La sellerie de ce modèle de 1938 a été réalisée par Hooper and Co. sur châssis Sedanca de Ville.

Elle a ensuite tracé sa route jusqu'au garage de Jean-Henri Labourdette qui l'a complètement refaite à l'image de son inspiration (les skiffs), avec une poupe de navire très caractéristique. La carrosserie est plaquée or et ornée de bronzes et, à part le Spirit of Ecstasy de proue, plus rien ne la fait encore ressembler à une Rolls-Royce.

Quand Jean-Henri Labourdette s'est attaqué à la Rolls-Royce Phantom III « Vutotal » Cabriolet, une maison coûtait environ 4 000 $ aux États-Unis[4] et le travail qu'il a effectué sur cette automobile a été facturé 44 000 $, soit le prix de onze maisons moyennes[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Un siècle de carrosserie française (Edita S.A., Lausanne, Suisse): le seul ouvrage de référence sur Jean-Henri Labourdette[6] est sorti l'année de sa mort, en 1972.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Tissot, Delahaye. La belle carrosserie française, E.T.A.I., 2006. (ISBN 2-7268-8697-3)
  2. (fr) « Labourdette Jean-Henri », sur Histomobile (consulté le 28 mars 2009)
  3. (en) « 1939/47 Rolls-Royce Phantom III "Vutotal" Cabriolet by Labourdette », sur jwrautomuseum.com (consulté le 24 juillet 2010)
  4. (en) « Money and Inflation 1940's », sur thepeoplehistory.com (consulté le 24 juillet 2010)
  5. (fr) « Rolls-Royce Phantom III "Vutotal" Cabriolet by Labourdette », sur leblogluxe.com
  6. (fr) « Histoire de la carrosserie Henri-Labourdette », sur carrosserie-labourdette.com (consulté le 24 juillet 2010)